Auteurs, avez-vous déjà songé à dédicacer vos ebooks ?

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La dématérialisation du livre peut parfois engendrer certaines frustrations. Si elle ouvre de nouvelles portes à l’auteur, elle le prive en revanche d’une rencontre particulière avec ses lecteurs : la dédicace. Difficile en effet d’imaginer la possibilité de personnaliser un fichier standard. Et pourtant, aux États-Unis, des opportunités ont surgi pour transposer cette pratique sociale.

Aujourd’hui, plusieurs services proposent d’apposer des e-signatures dans des ebooks. Petit tour d’horizon des possibilités.

Lancé il y a deux ans par Evan Jacobs qui avait amené son Kindle à une séance de dédicace dans une librairie de Seattle, ce site propose à sa communauté de lecteurs de solliciter des dédicaces auprès des auteurs qui ont inscrit leurs titres sur le site. Via ce service gratuit aussi bien pour les lecteurs que pour les auteurs, ces signatures sont par la suite envoyées en pièces jointes d’un email. Autrement dit, la dédicace se réduit à une image indépendante qui ne sera jamais réellement intégrée au livre.

Autography est un logiciel créé dans une perspective marketing qui permet à l’auteur d’insérer un message personnel et une signature à l’intérieur d’un contenu digital. Il souhaite offrir à l’auteur la possibilité de personnaliser un ebook aussi facilement que son équivalent papier. L’auteur peut y inclure aussi bien des images et des graphiques que du texte et des liens vers les réseaux sociaux. Payant, ce service est à la charge de l’éditeur et ne fonctionne pas avec des livres numériques achetés au préalable sur d’autres plateformes.

MyWrite est une application gratuite pour iPad créée par un auteur. Celle-ci permet à l’auteur de signer sur l’écran de son iPad, de télécharger le document sur les serveurs de MyWrite et d’incorporer celui-ci au livre numérique, déposé auparavant par l’auteur sur le site. Le tout sera envoyé directement par email au lecteur. Les frais sont supportés par l’auteur lui-même.

Si elles ont le mérite d’être innovantes, ces initiatives ne sont pas encore satisfaisantes. S’apparentant plus à un service complémentaire à l’achat d’un livre, elles soulignent toutefois la nécessité de reproduire ce lien privilégié entre l’auteur et son lecteur que matérialise la dédicace. On peut également déplorer que ces solutions n’intègrent pas la dimension sociale : les dédicaces traditionnelles s’obtiennent généralement lors d’une rencontre entre l’écrivain et son public, que ce soit dans une librairie, une foire ou une bibliothèque. Or le web déplace cette mise en relation vers les réseaux sociaux, les commentaires, les emails et les chats. Une fois de plus, on constate que rien n’est réellement transposable à l’identique en numérique.

Et vous, seriez-vous tentés par ce nouveau genre de dédicace ?

Source : Digital Book World

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Confessions d’un lecteur numérique qui ne télécharge pas légalement ses ebooks

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Poursuivons notre thématique consacrée à l’offre illégale d’ebooks avec le témoignage d’un lecteur numérique. Hadrien a 25 ans, est diplômé universitaire et il travaille maintenant depuis 3 ans. Il y a un an, il a reçu en cadeau sa première liseuse, une Kobo. Depuis lors, il lit désormais ses ebooks sur une Sony mais n’a jamais acheté de livres numériques. Il nous explique pourquoi.

Tout a commencé lorsque j’ai reçu une Kobo pour mon anniversaire. J’ai directement accroché. Étant un fan d’heroic fantasy, j’ai très vite délaissé mes lourds et volumineux tomes au profit d’un écran qui ne fatiguait pas les yeux.

Comment avez-vous commencé à télécharger des versions illégales d’ebook ?

Avec ma liseuse, je me suis connecté sur le store de Kobo depuis mon appareil, j’y ai trouvé beaucoup de livres en anglais mais les versions francophones que je cherchais n’étaient pas disponibles. Le fait que je n’avais pas de carte de crédit à mon nom a fini de me dissuader d’acheter un ebook sur le site.

Habitué à télécharger des films et des séries sur des sites de torrent, j’ai fait de même pour mes ebooks en commençant par un package de 2100 epubs disponible sur un site. Celui-ci contenait de tout, de la chick litt au fantastique en passant par des grands classiques de la littérature. J’ai fait une sélection parmi ces titres mais j’ai découvert de nouveaux livres et de nouveaux auteurs que je n’aurai jamais achetés en version papier.

Avez-vous abandonné les livres papier pour autant ?

Non, je suis un grand lecteur, je lis a peu près 2 livres par mois. Je lis des livres physiques chez moi tandis que j’occupe mes 40 minutes de trajet quotidien avec ma liseuse. Je précise que si je télécharge régulièrement des ebooks de manière illégale, j’achète les exemplaires papier des livres que j’ai beaucoup apprécié en numérique. De cette manière, j’en acquiers la propriété. Je fais pareil avec les films et la musique. Quand ça me plait, j’achète les CD, les DVD ou les Blu-ray par la suite.

Qu’en est-il de la qualité des ebooks que vous téléchargez ?

C’est toujours une surprise. Il peut s’agir d’ePub ou de PDF. J’ai déjà été confronté à des ebooks dont la qualité était vraiment mauvaise. Ils y avaient beaucoup de fautes de frappe, sûrement dues à une mauvaise reconnaissance des caractères. La mise en page laisse parfois à désirer. Mais forcément, lorsqu’on télécharge des versions non-officielles, on est moins exigeant avec la qualité.

Les prix des ebooks vous dissuadent-ils d’en acheter ?

Le prix n’est pas la première raison qui m’empêche d’acheter des ebooks, c’est surtout l’absence de carte de crédit. Pour acheter un livre numérique, je serais prêt à dépenser 5 ou 6 € voire 10 ou 12 € pour une nouveauté. Cela me parait raisonnable. 15 € me parait être la limite et l’optimum 10 €. Si le livre est sorti depuis longtemps, son prix devrait être baissé. Selon moi, comme le livre est dématérialisé, cela me parait raisonnable. Il doit en tous cas être moins cher qu’un livre papier car le coût de création est moindre étant donné que l’on part d’un manuscrit déjà numérique.

L’objectif de cet article n’est évidemment en aucun cas de promouvoir le téléchargement illégal mais bien d’exposer, à partir d’un cas concret assez représentatif, les arguments d’un certain type de lecteurs. Ces arguments, tentant de justifier le recours au téléchargement illégal, diffèrent de ceux, poursuivant le même but mais plus communs, qui renvoient à un coût jugé excessif des livres numériques. Il s’agit ici plutôt d’une barrière technique liée à l’acte d’achat.

Nous rappelons que le téléchargement illégal porte préjudice aux droits d’auteur. Nous consacrerons un article la semaine prochaine au cadre légal qui protège ceux-ci.

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Web-création : appel à candidatures

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Le web abolit les frontières génériques et ouvre de nombreux possibles en matière de création. Web-doc, web-fiction, crossmédia, transmédia, projets interactifs, télévisions connectées sont de nombreux exemples de formes de créations et de contenus propulsés par le web et ses nouvelles fonctionnalités.

Si vous êtes porteurs d’un projet en web création et que vous souhaitez être soutenus par des experts, le Centre de Cinéma et de l’Audiovisuel lance un appel à candidatures. Cinq projets seront sélectionnés et encadrés durant 15 séances de travail sous la forme d’ateliers, répartis entre septembre 2013 et avril 2014. Les séances de formation se tiendront au Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Boulevard Léopold II, 44 – 1080 Bruxelles. La participation à la formation s’élève à 100 € par participant.

Si vous êtes intéressés, envoyez votre candidature avant le 30 juin 2013 en respectant les conditions et modalités de participation.

Informations complémentaires

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Les MOOC, des plateformes interactives dédiées à la diffusion du savoir

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Peut-être avez-vous déjà entendu parler de cette nouvelle forme de transmission de connaissances née dans les milieux universitaires américains. Le concept qui se cache derrière l’acronyme MOOC désigne des « Cours massivement en ligne et gratuits » (« Massive Open Online Courses en anglais ».

Bien plus que des séminaires web ou des tutoriels, les MOOC s’organisent sur des plateformes spécialisées qui mettent à profit les fonctionnalités du web 2.0 pour apprendre et échanger. Gratuitement, chaque membre pourra avoir accès à des documents à télécharger, à des vidéos et à des forums sur lesquels il pourra poser ses questions. Dans l’air du temps, le concept provoque le débat, comme toute nouveauté numérique : les MOOC vont-ils vider les amphis ?

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Les premiers chiffres sur marché du livre numérique bientôt diffusés

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À l’occasion de sa présentation annuelle des bilans des Instances d’avis relatives aux politiques publiques en matière de livre et de lecture, la Fédération Wallonie-Bruxelles rendra publics les résultats des premières données relatives au marché du livre numérique en Belgique.

Trois interventions viendront compléter la présentation des six Instances soutenues par la FWB :

  • les statistiques 2012 du livre : édition, marché (dont les premières données sur le marché du livre numérique) et réseau de lecture publique ;
  • la présentation du rapport du GEN (Groupe d’experts numérique) ;
  • les missions et projets du PILEN (Partenariat Interprofessionnel du livre et de l’édition numérique).

Cet évènement se tiendra au Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles, salle Wallonie-Bruxelles – 6A101. 44 boulevard Léopold II à 1080 Bruxelles.

Réservations par téléphone au 02/413.21.95 ou par email.
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Piratage et ebooks : faire parler les chiffres

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Après avoir abordé la pirate-box, poursuivons à présent notre thématique du mois consacrée au piratage, avec un  état des lieux des pratiques sur le marché francophone. Le chiffre du troisième Baromètre du livre numérique (étude conjointe SNE, Sofia et SGDL) relatif au piratage interpelle : 14 % des lecteurs de livres imprimés ont déjà eu recours à une offre illégale de livre numérique.

Il est coutume de dire que l’édition est confrontée, dans le débat numérique, aux mêmes questions que la musique ou le cinéma il y a quelques années.

Ces grandes industries artistiques faisaient face à un taux de piratage présenté comme gigantesque. Selon le dernier Baromètre du livre numérique (mars dernier), l’édition est relativement épargnée par le phénomène. Mieux encore, le chiffre du piratage d’ebooks est en baisse de trois points par rapport au dernier baromètre (17% de lecteurs avaient eu recours au piratage en 2012). Continuer la lecture

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Le Hanse Blampain en numérique

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Tout le monde connaît et utilise le Dictionnaire des difficultés du français, plus communément nommé le « Hanse Blampain ». La sixième édition vient de paraître, profondément retravaillée. Mais LA nouveauté de cette édition réside dans le fait que la version électronique sur cédérom (qui, en 2000, avait déjà été une innovation) laisse place à une application pour iPad.

Le dictionnaire, qu’il soit de papier ou numérique, se caractérise d’abord par la conception même de la langue. Ce n’est pas le français standard qui est privilégié, mais la langue dans toutes ses variantes, qu’elles soient sociales, géographiques ou historiques. Pour chaque mot ou expression, le lecteur peut aisément savoir son aire d’utilisation, géographique mais aussi sociale (langue familière ou langue soutenue) ou historique (la création néologique). C’est là l’occasion de mettre concrètement en évidence des processus qui font vivre la langue. Continuer la lecture

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Événement : la lecture au temps du numérique

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À l’occasion du printemps des bibliothèques, la bibliothèque communale de Morlanwelz vous donne rendez-vous pour une conférence/débat consacré à la lecture numérique.

Lors de cette séance, des vidéos rassemblant des questions et des remarques de lecteurs sur la lecture numérique, les tablettes et les ebooks seront diffusées et commentées par des professionnels du livres.

Cette conférence se déroulera le jeudi 23 mai à 19h au Prieuré de Montaigu à Morlanwelz.

Informations pratiques et réservations : 064/431.695

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Le community management du livre, pourquoi en avez-vous besoin ?

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Que vous soyez auteur, libraire, bibliothécaire ou éditeur, le « community management » est devenu une nouvelle compétence quasiment indispensable pour améliorer sa visibilité sur internet. Dans le monde du livre où les relations avec les lecteurs ont été simplifiées par la montée en puissance du web, personne ne semble pouvoir se passer de ce pan de la communication. Quelques explications sur le rôle des community managers.

Le  web 2.0 rassemble. Sur les blogs, les réseaux sociaux, via les commentaires, les internautes se regroupent et échangent en fonction de leurs intérêts. Le livre n’y échappe pas. On ne compte plus les blogs, les communautés, les groupes facebook ou les profils twitter qui marquent leur intérêt pour ce bien culturel. Le community management a pour mission d’aller à la rencontre de ce public et d’installer une identité numérique pour le projet qu’il défend.

« Internet est la plus grande bibliothèque du monde, à la différence que tous les livres sont sur le sol » estime John Allen Paulos. Il est donc important d’aller vers le lecteur au lieu d’attendre qu’il ne vous trouve : cela passe entre autres par le community management.

Fédérer une communauté en ligne demande du temps, des connaissances digitales et un peu de stratégie, mais tout le monde à son échelle peut intégrer ce type de communication. Comment ? Le plus important est d’offrir du contenu aux internautes. Pour y arriver, différentes techniques :

  • créer et animer des comptes facebook et twitter ;
  • rédiger des posts pour votre blog ;
  • intervenir sur les forums ;
  • partager sa veille.

De nombreuses formations de courte durée sont proposées par des centres de formation comme Technofutur TIC. Mais de très nombreux livres blancs, des sites et des blogs dispensent également de très bons conseils pratiques pour se former rapidement.

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Comment illustrer un livre numérique ?

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Illustrer un livre numérique semble être, de prime abord, quelque chose d’assez simple à réaliser. En effet, que faire de plus que de choisir une image sur un moteur de recherche et la glisser dans son document ?

Malheureusement, dans la réalité, les choses sont loin d’être aussi simples.

Qu’il s’agisse de la couverture de votre livre numérique, des illustrations dont vous voulez le doter ou des tableaux, des vidéos ou des bandes sonores, enrichir un livre numérique vous oblige à vous pencher sur la question des droits d’auteurs.

Il existe ainsi deux cas de figure.

a) Vous voulez créer un livre numérique à partir d’un ouvrage papier existant

L’éditeur papier a normalement déjà obtenu les droits des illustrations dont il a doté le livre. Néanmoins, cela ne signifie pas que ces droits vous sont automatiquement transférés. Pour pouvoir utiliser les mêmes illustrations, vous devez demander l’autorisation expresse de l’éditeur mais aussi de l’illustrateur, autorisation qu’ils doivent vous fournir par écrit.

Si l’éditeur ou l’illustrateur refusent de vous céder leurs droits, vous êtes dans l’obligation de choisir d’autres illustrations.

b) Vous créez un livre numérique de toutes pièces

Plusieurs solutions s’offrent à vous. La plus simple et la moins chère : vous produisez vous-même les illustrations. Néanmoins, comme tout le monde ne nait pas avec le coup de crayon d’un Leonard de Vinci, vous allez peut-être devoir vous rabattre sur la recherche d’illustrations déjà existantes.

Alors où et comment chercher de telles illustrations ? Continuer la lecture

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