AlphaLIRE, connectez-vous aujourd’hui à la littérature de demain!

A l’occasion de son 25e anniversaire, le Festival du premier roman de Chambéry, qui se tiendra du 31 mai au 3 juin 2012, prendra un tournant numérique. Si sa mission initiale consiste à faire découvrir et promouvoir les nouveaux créateurs/acteurs de la littérature, elle couvre désormais en plus une toute nouvelle dimension grâce à son projet AlphaLIRE.

AlphaLIRE est une plateforme d’accès à la lecture en streaming des Premiers romans sélectionnés par le Festival et par des lecteurs réguliers, qui est entièrement gratuite pour tous ceux qui, de passage sur le site, désirent les parcourir. Vous pourrez y lire, par exemple, l’ouvrage d’une auteure de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Nicole Roland*, Kosaburo, 1945 (Actes Sud, 2011). Par ce projet, c’est toute la communauté des lecteurs (3000 à ce jour : des professionnels du livre, des passionnés, des personnes âgées, des lycéens…) qui est mise à l’honneur puisqu’elle peut consulter des livres numériques inédits jusqu’alors, mais également émettre des critiques à leur sujet.

Ce portail incarne donc une occasion unique de pouvoir :

  1. Diffuser beaucoup plus largement des textes et des contenus qui ne parviennent pas forcément à trouver leurs publics en librairie et qui, par conséquent, connaissent un cycle de vie plutôt confidentiel ;
  2. Partager entre lecteurs des opinions, des critiques qui participent (in)directement à la promotion des œuvres retenues.

Notez qu’aucun de ces documents ne peut être téléchargé. Actuellement, la plateforme affiche une sobriété appréciable. Son catalogue est encore limité, mais ne manquera pas de s’étoffer rapidement pour autant que les premiers livres soient numérisés et que les éditeurs soutiennent le développement de la plateforme en marquant leur accord à la diffusion numérique de leurs titres.

* Nicole Roland a reçu le Prix de la première œuvre décerné par la Fédération Wallonie-Bruxelles en avril dernier.

(Sources : La Feuille, Actualitté)

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L’exploitation numérique des livres indisponibles du XXe siècle

Comme nous vous l’annoncions la semaine dernière, un exposé intitulé L’exploitation numérique des livres indisponibles du XXe siècle venait compléter la présentation des bilans de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Durant cette allocution, Gwendoline Allain, chargée de mission au département de l’économie du livre au Ministère de la culture et de la communication, présenta la nature de cette loi française et l’impact pour les auteurs et éditeurs belges.

1. Le concept

Cette loi française se propose de rendre disponibles les livres indisponibles du XXe siècle qui ne sont pas encore tombés dans le domaine public. Celle-ci ne concerne que les livres publiés en France avant le 1er janvier 2001 et qui ne font plus l’objet d’une diffusion commerciale par un éditeur qu’elle soit imprimée ou numérique.

2. La mise en place

La liste des œuvres concernées estimées entre 500 000 et 700 000 titres sera établie par la BNF et fera l’objet d’une promotion importante visant à informer tous les acteurs de la chaine. Les titulaires des droits de ces œuvres auront la possibilité et ce pendant 6 mois de renoncer à entrer dans ce dispositif, mais devront en informer les autorités compétentes et auront l’obligation d’exploiter le titre dans les deux ans . À défaut, les livres concernés seront numérisés par la BNF.

3. L’impact pour les auteurs et éditeurs belges

De nombreux auteurs belges ayant publié leurs œuvres en France sont concernés par cette mesure. Dans un cas de numérisation par la BNF, la Société de Perception et Répartition des Droits reversera une somme à l’auteur ou à son/ses ayants droit.

Quant aux éditeurs belges dont les titres ont pu être publiés par exemple au format de poche en France, un représentant de l’ADEB leur a vivement conseillé de suivre la publication de la liste des œuvres avec attention et de recenser les droits dont ils disposent.

Plus d’informations sur cette loi relative à l’exploitation numérique des livres indisponibles.

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Lesdédicaces.com, un nouveau moteur de recherche pas comme les autres

Très bientôt (mi-juin) sera officiellement lancé un site dédié à la promotion des librairies, des auteurs, de la lecture et de l’objet livre. Il s’agit de lesdédicaces.com, un moteur de recherche des séances de dédicaces planifiées dans la Francophonie.

  • Les professionnels pourront y déposer gratuitement des annonces de dédicaces afin que celles-ci soient largement diffusées. Concrètement, il leur faudra s’inscrire et devenir utilisateurs pour soumettre leurs évènements.
  • Les amateurs de dédicaces, quant à eux, pourront facilement consulter l’agenda. Pour initier une recherche précise, il leur faudra encoder, dans les champs prévus à cet effet, le nom de la région ou de la ville, la date qui les intéressent et sélectionner une discipline artistique.

La version bêta actuellement en ligne est en constante évolution, et les contenus se multiplient selon les apports des uns et des autres lecteurs, auteurs ou organisateurs de dédicaces… Alors, n’attendez plus et partager vos annonces afin d’aider cet ingénieux site à générer plus de trafic dans les librairies et autres lieux culturels!

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Agenda – quelques rendez-vous numériques épinglés

Les prochaines semaines seront chargées en évènements consacrés au livre numérique. Voici un aperçu de quelques manifestations :

1)  Rencontre « Le Livre numérique et la librairie »- 30 mai (18h – 20h)

Cet atelier gratuit s’articulera autour de questions centrales et proposera d’étudier les différents outils (site web, borne numérique, etc.) mis à disposition des libraires pour commercialiser des livres numériques.

Renseignements et inscriptions sur le site de Labo de l’édition

2)  25e Festival du premier roman de Chambéry – Du 31 mai au 3 juin 2012

  • AlphaLIRE, aller à la rencontre du lecteur,
  • Évangélisation des publics en donnant au numérique une place égale à l’édition traditionnelle,
  • Favoriser de manière inédite la création : la résidence numérique d’auteur.

Plus de renseignements sur le site du Festival ou par email.

3) Les 5e Rencontres de la création de contenus et de la diffusion multicanal dans la presse, l’édition et la communication – 13 juin 2012

organisée par Presseedition.fr au Parc des expositions de la porte de Versailles, Paris

Inscription obligatoire sur le site de l’évènement.

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DRM et ebooks : les clés du débat

Débat numérique par excellence, les DRM ne cessent d’alimenter les conversations des amateurs d’ebooks sur la Toile. Si nous avions déjà évoqué cette problématique par le passé, il nous a paru utile de refaire le point sur cette technique de lutte contre le piratage.

1. Le principe du DRM

Le Digital Right Management (la gestion des droits numériques en français) est un verrou numérique apposé par le distributeur sur les ebooks des éditeurs qui redoutent le piratage. Apposé au nom du respect du copyright, il tend à rassurer les auteurs, leurs agents, les éditeurs, les distributeurs et les revendeurs.

Que ce soit par cryptage des fichiers ou par incompatibilité sélective, les DRM limitent les usages des fichiers que pourrait en faire un lecteur qui au final n’achète non pas un livre, mais bien une licence, allant ainsi à l’encontre d’une interopérabilité de contenus.

2. L’impact des DRM sur la lecture numérique

Tout d’abord, l’apposition des DRM représente un cout supplémentaire pour l’éditeur. L’utilisation du logiciel d’Adobe représente quelques $10 000 auxquels s’additionnent $1500 de licence annuelle et un pourcentage prélevé sur les ventes.

Pour les utilisateurs, les DRM peuvent avoir des conséquences beaucoup plus néfastes que la restriction d’usage initialement prévue. Nombreuses sont les plaintes émises par des lecteurs surpris de réceptionner des fichiers corrompus et rendus illisibles par les DRM. Les libraires doivent donc fréquemment procéder à des remboursements et prendre en charge les demandes de supports liés à cette technologie.

3. La position actuelle des éditeurs

La plupart des grands éditeurs recourent à l’usage des DRM, cela étant dit, on observe un abandon progressif surtout aux États-Unis où à titre d’exemple, l’éditeur Tor/Forge a décidé de supprimer les DRM de ses titres dès le mois de juillet. Alors, quelles sont les raisons qui encouragent de tels retraits ?

a) La faible efficacité des DRM

Les DRM sont facilement « craquables ». Si l’on s’y connait un tant soit peu en informatique, il est assez aisé d’ôter un DRM. De nombreux sites, blogs et articles fournissent des conseils à ce sujet.

b) Il ne lutte pas contre le piratage

Le piratage augmente progressivement malgré l’existence du DRM. Il serait même naïf de croire que les DRM puissent à eux-seuls enrayer ce phénomène. De plus, beaucoup d’éditeurs prennent le parti de considérer le piratage comme un « mal nécessaire » voire même comme une « forme de publicité » qui génère de la notoriété autour de leurs collections.

c) Il existe des alternatives aux DRM

Si certains choisissent de n’apposer aucune protection sur leurs fichiers, d’autres choisissent en revanche la solution de watermarking (taouage) plus discret. Celui-ci ajoute une marque suffisamment imperceptible  pour ne pas détériorer l’ebook et en même temps freiner une trop grande diffusion du fichier.

Vous avez un avis sur l’emploi des DRM ? Alors n’hésitez pas à participer au sondage d’Actualitté.

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Piraterie numérique des livres: informations et débat

Vous vous êtes certainement déjà posé les questions suivantes: quelle est l’ampleur du piratage du livre ? Qui pirate ? Quels sont les enjeux juridiques et économiques ? Quelles pistes de solutions peut-on entrevoir pour pallier au piratage ? Que proposer aux internautes ? …

L’ADEB (Association des éditeurs belges), en collaboration avec le Partenariat Interprofessionnel du Livre et de l’Édition numérique (PILE) et le Service général des  Lettres et du Livre de la Fédération Wallonie Bruxelles, vous invite à une
séance d’information et de débat à ce sujet le jeudi 31 mai 2012.

Quelques éléments de réponses seront proposés, afin d’en mesurer les effets et d’en comprendre les enjeux.

PROGRAMME

10h45 : accueil
11h00 : présentation de l’outil SINBAD par Evi Werkers, Juriste at Librius et
Copyright Advisor at Book Publishers from Flanders
11h30 : présentation des aspects juridiques par Me Benoît Michaux et Me Fabienne Brison
12h00 : table ronde animée par Eddy Caekelberghs (RTBF) :

  • Alban Cerisier, secrétaire général de Gallimard et président de la commission numérique du SNE ;
  • Simon Casterman, directeur chez Casterman et Flammarion ;
  • Catherine Leyder, directrice financière chez Media-Participations et directrice générale adjointe chez Editions Dargaud-Lombard ;
  • Chantal Lambrechts, directrice marketing, communication et développement chez Groupe De Boeck et présidente de la commission numérique de l’ADEB ;
  • Benoît Michaux, avocat associé, cabinet Hoyng Monegier ;
  • Fabienne Brison, avocat associé, cabinet Hoyng Monegier ;
  • Frédéric Young, délégué général de la SACD-SCAM pour la Belgique.

13h00 : questions-réponses et lunch

LIEU : Salle Wallonie-Bruxelles, 6A101 – Espace 27 Septembre
Boulevard Léopold II, 44 – 1080 Bruxelles

Possibilité de parking au rez-de-chaussée du Ministère (entrée à côté de La Poste) en demandant l’accès par l’interphone.

Inscription : gratuite mais obligatoire par mail (adeb@adeb.be) en indiquant le nom et l’adresse de votre société et les noms des personnes que vous souhaitez inscrire.

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Edition scolaire belge, une offre en élaboration

Suite et fin de ce dossier consacré à l’enseignement à l’heure du numérique en abordant à présent la place de cette révolution dans l’édition scolaire. Parce qu’il est vrai que les besoins des écoles évoluent, comme en témoigne le projet « Écoles numériques », les éditeurs sont eux-mêmes obligés d’adapter leurs contenus pour les rendre compatibles aux tableaux blancs interactifs, aux ordinateurs, bien sûr, mais également aux tablettes et aux liseuses.

Il y a plus d’un mois de cela, le groupe De Boeck organisait une journée de présentation de ses ressources numériques à l’attention des directeurs d’établissements secondaires. Une trentaine de personnes y ont assisté. L’année dernière, on en comptait moins de dix, signe que les choses changent. Cependant l’intérêt des éditeurs scolaires pour le numérique n’est pas nouveau, la plupart d’entre eux suivent le développement du marché de près et veillent à réagir à ses évolutions.

Les cd-roms, s’ils existent toujours, n’ont désormais plus la cote, supplantés par les sites Internet. Il y a bien sûr les offres hybrides ou complémentaires telles qu’en propose l’éditeur Van In par exemple qui assortit ses manuels de sites internet comprenant des corrigés d’exercices, des exercices de remédiations ou de dépassements. Ces ressources concernent notamment les domaines des mathématiques, de la chimie, de la physique ou encore du néerlandais. C’est également le cas pour le site dédié à l’enseignement du grec de De Boeck, mis gratuitement à la disposition des enseignants qui travaillent avec le manuel correspondant en classe.

L’éditeur Plantyn a pour sa part développé un outil à destination des enseignants : le « kit du professeur« . En complément au manuel papier, ce site internet protégé permet aux professeurs de trouver tout le contenu numérique lié à la méthode (exercices supplémentaires, évaluations, etc.) et d’organiser des parcours pédagogiques en fonction de leurs classes et de leurs matières. Au sein de ce kit, les enseignants auront également la possibilité d’enrichir eux-mêmes les contenus des manuels. « L’objectif, nous explique Léonard Daniëls, gestionnaire de projet, est de faire en sorte que le manuel devienne un outil personnalisable pour le professeur. Nous nous efforçons de proposer des outils numériques avec une réelle plus-value par rapport à l’édition papier, le professeur peut donc y ajouter des plages audios, des évaluations, des visuels, de sorte à créer de nouvelles activités et éviter une certaine lassitude envers la méthode d’apprentissage ».

A l’heure actuelle, seuls les kits des collections « Point-virgule » et « Kompas » sont disponibles, mais la démarche sera progressivement étendue à toutes les nouvelles collections de l’éditeur.

La complémentarité entre les ressources papier et leur équivalent numérique est donc préconisée. Cependant, cet usage laisse également se profiler une nouvelle tendance : celle des outils interactifs auto-suffisants. Par exemple, d’autres éditeurs misent sur des sites-collection qui proposent des ressources pédagogiques au format PDF. Des manuels vidéo projetables et compatibles avec des tableaux blancs existent également. Quant aux ebooks, si certains en proposent déjà ou comptent le faire dans un avenir proche, d’autres éditeurs scolaires n’envisagent pas d’offrir une offre 100% numérique, sans soutien du papier.

En conclusion, les outils aujourd’hui mis à disposition des enseignants ne couvrent ni toutes les matières, ni tous les niveaux. En pleine élaboration, cette offre est fortement liée à l’équipement des écoles et notamment à l’appel à projet « Écoles numériques » ainsi qu’aux conclusions qui en seront tirées.

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Les TICE : plus que la technologie, ce sont les usages qui importent

Sébastien Reinders est Conseiller pédagogique TIC à Technofutur TIC basé à Gosselies. Chargé de différentes missions, il a accepté de revenir pour nous sur la place réelle du numérique dans le paysage scolaire en Belgique francophone et sur les différents projets en cours.

En 2005, était lancé le projet « Cyber-classe », où en sommes-nous à l’heure actuelle ?
Le projet avait pour ambition d’équiper 3300 établissements scolaires avec 40 000 ordinateurs. Aujourd’hui, moins de 30% des écoles ont été pourvues avec 17 000 ordinateurs. Les établissements secondaires sont les plus fournis, tout simplement parce que ce sont les plus grandes implantations avec des locaux allant jusqu’à 30 ordinateurs par exemple. Globalement, il reste plus de la moitié des ordinateurs à placer. Alors comment expliquer ces disparités ? Tout d’abord, cela dépend du Pouvoir Organisateur de l’établissement, s’il est proche de la direction, il en sera d’autant plus réactif. A contrario, les écoles communales, soumises aux aléas de la vie politique de l’entité, peuvent voir le projet de mise en place retardé. Deuxième explication : deux tiers des écoles ne rendront pas de projets avant juin 2012 (date limite) pour équiper leur structure d’ordinateur, tout simplement parce que parfois ce n’est pas rentable ou prioritaire. Une école primaire de 150 élèves, comme il en existe majoritairement, n’a pas forcément d’intérêt à équiper à l’heure actuelle son établissement en informatique, car elle ne possède pas de classe dédiée à cela ni de professeurs formés, etc.

Le projet « cyber-classe » posait l’équipement en informatique comme un droit. Mais les nouvelles technologies ne conviennent pas à toutes les écoles. Certaines n’ont pas de projets pédagogiques liés au numérique, ces ordinateurs sont donc installés mais sans réelle utilité.

En conclusion, la cible de ce projet qui était l’élève n’a pas été atteinte.

D’où l’appel à projets « École numérique » ?
Effectivement, « École numérique » fait suite et en même temps se démarque de « cyber-classe ». Il ne s’agit plus de fournir prioritairement du matériel aux écoles mais bien de réfléchir sur les usages numériques et sur leur intégration dans la pédagogie environnante, avec notamment un focus sur la formation des enseignants. Le principe est donc sensiblement différent, l’école doit mettre au point un projet pédagogique concluant qui sera soutenu par le financement de matériel. Une commission de pilotage est d’ailleurs chargée d’évaluer la pertinence des projets.

Il s’agit donc ici de former les enseignants pour qu’ils s’approprient le matériel et de leur fournir de nouvelles bases pédagogiques qui s’adapteront aux différentes générations de matériel.

Qu’en est-il de l’autre côté de la frontière linguistique ? Comment la Flandre appréhende-t-elle cette révolution pédagogique ?
On peut grossir le trait et dire que les choses sont plus avancées en Flandre notamment en raison d’un réseau d’enseignement unique, de plus de moyens, d’un territoire homogène et d’une entité compétente (là où, en Wallonie, la Fédération Wallonie-Bruxelles et le pouvoir régional se répartissent les compétences). Les autorités flamandes ont pris le parti de permettre au secteur privé d’investir l’école. Les établissements sont donc étiquetés Microsoft, Apple, Promethean, pour ne citer qu’eux. Transposer cela en Wallonie équivaudrait – et c’est mon opinion – à faire entrer le loup dans la bergerie. Donc, oui bien sûr, le matériel est là, mais il s’agit d’une solution technophile, car la pédagogie n’a pas été repensée. Or, le matériel est périssable, ce qu’il faut privilégier c’est l’intégration des usages.

Pourriez-vous également nous en dire plus sur le projet « mENTeOS » ?
mENTeOs est un espace numérique de travail – un outil technique – actuellement en cours d’élaboration qui peut être comparé à ce qui se fait en France. Cette démarche est partie du besoin des écoles ; une vingtaine sont regroupées autour du projet. En accord avec la Fédération Wallonie-Bruxelles, nous avons mis en place une solution facile, qui permet l’échange de fichiers, la gestion de classes, etc. Nous adaptons l’outil, facilement modulable, pour le doter de nouvelles fonctionnalités en concertation avec les écoles impliquées dans le projet.

Retrouvez sur le blog de Pedago-tic des conseils et des cas pratiques d’utilisation des nouvelles pédagogies en classe.

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Qu’est-ce qu’un éditeur pure player ?

Ce terme, issu du jargon professionnel du monde de l’édition, vous l’avez sans doute déjà entendu, mais que signifie-t-il réellement ? Si d’aucuns pensent qu’il ne nécessite aucune explication, un détour par une définition claire et précise s’impose néanmoins, car ses perspectives d’avenir sont prometteuses.

Le terme « pure player » désigne en réalité toute société dont l’activité d’édition et de distribution s’est exclusivement développée en numérique. Publie.net ou manuscrit.com en sont de bons exemples, puisqu’ils ne publient qu’en version numérique – l’impression à la demande étant considérée comme un développement de l’offre numérique. Il est évident que le marché du livre traverse une évolution, que les prises de risques y sont nombreuses et que le contexte est propice aux prises d’initiatives, aussi les éditeurs pure players s’installent là où ils pensent pouvoir atteindre la plus grosse cible : sur la Toile. Leur challenge est de taille certes, mais leur enthousiasme n’a de limites que leur imagination.

Quant aux éditeurs traditionnels, ils doivent s’adapter à l’émergence de ces nouveaux entrants pour pouvoir rivaliser avec cette offre qui bascule tout doucement vers un marché de la demande dans nos pays d’Europe occidentale. De nombreuses co-éditions émergent, les expertises se partagent et les éditeurs pure players se multiplient…

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Les licences « creative commons », recensement d’un article par bibliobsession

Un récent article paru sur le blog de Bibliobsession salue la qualité du contenu ainsi que celle du support de l’excellente présentation réalisée par les bibliothécaires de l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) en avril dernier.

En effet, d’un côté les « creative commons« , ici développés dans le cadre d’une formation aux bibliothécaires de l’EPFL, sont au centre du propos. Les instructeurs y présentent en français les différentes licences et offrent une série d’astuces pour dénicher celles qui sont libres. Vous l’aurez compris : la qualité du contenu est au rendez-vous!

Mais ce n’est pas tout, en plus de cela, c’est la présentation en tant que telle qui impressionne. L’outil Prezi, qui hiérarchise et organise les idées grâce aux effets de zoom, se prête particulièrement bien à ce type d’exposé, car il permet une certaine dynamique – contrairement à certains programmes comme les Power Point dits « trop statiques« . L’articulation innovante proposée par Prezi ne manque d’ailleurs pas d’interpeler et de captiver davantage ceux qui y sont confrontés.

Vidéo à l’appui…

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