Les prochains évènements du PILEn

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D’ici la fin du mois de juin, le PILEn propose aux professionnels du livre de nouvelles formations et ateliers pour développer leurs compétences en numérique :

Sans oublier les 2èmes Rencontres de l’édition numérique et showcase « La création au cœur du numérique » organisées avec le Centre régional des Lettres et du Livre du Nord Pas-de-Calais, à l’Association des éditeurs du Nord et du Pas-de-Calais et à la Plaine Images, le 22 mai à Tourcoing dont vous pouvez consulter le programme complet sur le site du PILEn.

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Karoo, la mutation d’une revue littéraire vers le web et le mook

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En mars dernier, la revue de critique littéraire  Indications a laissé la place à Karoo, une plateforme web assortie de deux mooks semestriels. Lorent Corbeel, son rédacteur en chef, revient avec nous sur cette évolution logique, ses lecteurs, son équipe de rédacteurs et le futur de Karoo.

Indications est une association, soutenue par la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui a pour objectif d’éveiller l’esprit critique des jeunes. Après avoir revu le format de la revue Indications il y a trois ans, pourquoi avoir radicalement et si rapidement changé la formule ?

La nouvelle formule d’Indications voulait s’inscrire dans la continuité. Le concept ne changeait pas mais on avait fait un formidable travail sur l’objet avec les moyens du bord. On voulait s’adapter à notre public tout en continuant à proposer un magazine littéraire de qualité qui leur correspondait. Mais très vite, nous avons été confrontés aux écueils de toutes les revues littéraires actuelles : un public de niche, un lectorat qui se réduit et des budgets limités. Indications s’adressait depuis toujours à un public très pointu avec des goûts littéraires très affirmés. La revue n’est pas facile à vendre et l’on ne pouvait pas se permettre d’imprimer l’intérieur en couleurs par exemple.

Cette nouvelle formule nous a permis de contrer l’érosion du lectorat, de redynamiser la formule sans pour autant connaitre un boom spectaculaire des ventes. Au bout de trois ans, on a compris que cela serait compliqué d’aller à la rencontre de notre public-cible avec la formule actuelle. De là est né Karoo, une plateforme web assortie d’une publication semestrielle.

Comment avez-vous mené votre réflexion ?

Nous nous sommes rendus compte que les ventes en librairies étaient très compliquées et que l’abonnement fonctionnait bien pour le moment mais que nous ne pouvions brader les prix ou offrir des cadeaux à nos membres comme les grands groupes. Nous sommes avant tout une association qui est un service pour la jeunesse et notre revue est un outil. Notre objectif social, c’est développer l’esprit critique. Continuer la lecture

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Eblida, pour le libre accès aux livres numériques dans les bibliothèques européennes

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Pour renforcer la position des bibliothèques dans le débat numérique et dans nos sociétés européennes, Eblida, acronyme de « European Bureau of Library, Information and Documentation Associations », lance la « e-read campaign ».

Cette campagne souhaite sensibiliser les hommes politiques et le grand public aux obstacles rencontrer par les bibliothèques dans ce nouvel environnement digital, notamment sur les conditions de vente des livres numériques et l’incertitude du cadre légal qui planent dans ce domaine.

Face aux éditeurs et pour le public

Parce que la mission première des bibliothèques est de garantir le libre accès au contenu, à l’information et à la culture pour tous les citoyens, Eblida demande à la Commission Européenne d’établir un cadre légal au droit d’auteur qui permettrait aux bibliothèques d’acquérir et de prêter des livres légalement, tout en assurant une rémunération des auteurs ou des ayants-droits.

Ce que cherche à obtenir cette campagne :

  • fournir aux utilisateurs de bibliothèques un accès aux livres numériques ;
  • permettre aux bibliothèques publiques l’achat de livres numériques à des prix et dans des conditions raisonnables ;
  • rémunérer les auteurs pour le prêt de ces livres ;
  • offrir aux citoyens un accès gratuit aux ebooks dans les bibliothèques publiques.

Leurs actions

Eblida met en place une campagne de sensibilisation autour des professionnels, des politiques et du grand public avec la distribution d’affiches, des cartes postales, ayant pour slogan principale « Légalisez le droit de lecture numérique ! ». Vous pourrez voir les pays participants à l’évènement ainsi que le lien pour télécharger ces matériaux sur ce site : liste complète et téléchargement. Vous pourrez également suivre la campagne sur Twitter et sur Facebook.

Conférence et point presse notamment durant la Journée mondiale du livre et du droits d’auteur : le 23 avril à Bruxelles. Toutes les informations, ici.

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Le livre numérique à l’épreuve du réel

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Le livre numérique est léger, immatériel, inusable. Bref, voilà un objet prêt à être utilisé encore et encore, à passer de main en main, à travers les frontières. À première vue en tous cas…

En pratique, qui a déjà essayé de lire un ebook précautionneusement, sans y étaler ni miettes ni confiture, afin de pouvoir l’emballer ensuite en guise de présent ? Qui s’est déjà livré à une opération de vide-bibliothèques, pour constituer, fort de son butin, un nouveau stock de lectures pour le prochain épisode plage ? Le livre numérique se prête moins intuitivement à toutes ces pratiques.

Et pour cause: sur le marché de l’occasion, le prix moins élevé est la contrepartie du livre aux pages cornées et mouchetées de confiture. Qui irait acheter au prix plein un livre qu’il peut avoir tout aussi beau à une fraction de son prix, à condition d’attendre le temps nécessaire à sa lecture par le premier propriétaire? Les principes de la location et de la revente, vecteurs essentiels de la circulation des livres,                                                     se voient donc bousculés par l’immatérialité de l’âge informatique.

La question se pose pour les livres, mais aussi pour la musique et les logiciels informatiques. Concernant ces derniers, la Cour de justice de l’Union européenne a tranché en juillet 2012 que le droit de distribution exclusif de l’éditeur s’épuisait à la première vente d’un programme informatique en ligne avec une directive datant de 2009. En d’autres termes, les éditeurs comme Microsoft, Oracle ou SAP vendent un logiciel et non un droit à son usage. Le premier acheteur est tout à fait en droit de vendre son programme informatique sur le marché de la seconde main.

Amazon et Apple essaient-ils de prévenir The next big thing côté livre d’occasions? En tous cas, ils ont déposé en chœur, en janvier 2013, le brevet d’un système permettant aux lecteurs de revendre un livre acheté sur une de leurs plate-formes. Les (r)acheteurs et les (re)vendeurs doivent réaliser que cette revente, si elle peut libérer de la contrainte prix, ne libère pas de deux concessions majeures qu’implique déjà tout achat sur une de ces plateformes: premièrement, leurs données sont nécessairement enregistrées par le système. Aussi, techniquement parlant, Amazon est en mesure de récupérer les titres chez vous. On se rappelle du tollé qu’avait suscité, en 2009, le fait qu’Amazon efface des Kindle des livres qui avaient été téléchargés depuis un de ses éditeurs qui ne disposait en fait pas des droits de reproduction. Ironiquement, les ouvrages en question étaient d’Orwell, dont 1984 qui nous raconte ce monde futur fondé sur une société de contrôle. On ne voit pas son libraire passer par la fenêtre et dérober le volume qui se trouve sur la table de nuit ! L’épisode en avait refroidi plus d’un, même si Amazon s’était largement excusé.

Le principal obstacle à une fluidité parfaite du livre numérique est sans doute aussi ce qui la rend possible, c’est-à-dire l’absence d’un support tangible. C’est l’ensemble de la chaîne du livre qui doit s’y faire, en préservant d’une part la joie d’une oeuvre originale à la production et à la réception et, d’autre part, des intermédiaires – éditeur, libraire – qui garantissent cette qualité et ce plaisir de la création.

Crédit photo: photosvolees.canalblog.com

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Un Netflix pour les livres numériques est-il possible?

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50 nuances de numérique : qui sont les éditeurs pure-players ?

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De nombreuses infographies furent présentées à l’occasion du Salon du Livre de Paris qui s’est tenu du 21 au 24 mars. Parmi celles-ci, une première étude intitulée « Pratiques d’éditeurs : 50 nuances de numérique » a été présentée et réalisée conjointement par Le MOTIF et le Labo de l’édition.

Cinquante éditeurs pure-players, éditeurs nativement numériques publiant leurs contenus au format digital que ce soit sous forme d’application ou d’ebook, ont accepté de participer au questionnaire, dont quatre belges que vous connaissez sans aucun doute : Aurore/Bebooks, CotCotCot-apps, Onlit et Lemaitre Publishing. Il ressort de cette étude de nombreuses informations qui permettent de mieux cerner ces nouveaux entrants de l’industrie du livre.

  • Les profils des éditeurs pure-players

A quoi ressemblent ces nouveaux dirigeants de maisons d’édition ? Les fondateurs de ces nouvelles structures sont avant tout des entrepreneurs. Majoritairement masculins, ils ont 39 ans en moyenne et sont diplômés au minimum d’un Master 2. Seuls 40% d’entre eux sont issus des métiers du livre. En effet, la plupart d’entre eux viennent de domaines aussi divers que le marketing, l’informatique ou la gestion.

  • Leur production

Ensemble, ces 50 éditeurs ont publié 4141 titres, soit 266 applications et 3875 ebooks. On constate que l’édition numérique n’échappe pas à la Loi de Pareto puisque 80% des titres sont produits par 20% de ces acteurs surtout actifs dans la littérature contemporaine (54%), la jeunesse (48%) et la littérature de genre (policier, science-fiction, poésie, classique, etc.). Les livres sont majoritairement publiés sous forme de livres non-enrichis mais 50% de ces éditeurs ont déjà testé la production de livres enrichis.

  • Des compétences nativement numériques…

La majorité de ces éditeurs ont adopté une stratégie marketing en ligne misant surtout sur les réseaux sociaux, les sites internet, les blogs et les outils de recommandation des librairies. De la même manière, ils recrutent surtout leurs auteurs via le web. Les éditeurs mettent ainsi en évidence leurs domaines d’expertise via le Web et renforcent leur image de digital natives, tout en étant à l’écoute du lecteur numérique.

  • … au service d’autres acteurs

Freinés dans leur développement par l’absence de relais dans les médias ou l’évolution des pratiques, ces éditeurs ont développé également des services tels que :

  • des prestations techniques ;
  • des studios de création ;
  • un conseil éditorial et marketing ;
  • des formations.

Il va sans dire que le métier d’éditeur évolue à vitesse grand V et que de nouveaux acteurs, issus de domaines divers, font leur entrée dans le monde de l’édition numérique. Il s’agit pour l’éditeur d’aujourd’hui de rebondir face à l’évolution des outils et codes numériques, de diversifier son activité et de ne pas perdre de vue les intérêts du lecteur.

Pour consulter l’infographie complète de l’étude, rendez-vous sur le site du Labo de l’édition.

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Première édition des trophées Wouap Doo Apps Jeunesse !

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Le 23 mai 2014 se tiendra à la Bibliothèque Municipale de la Part-Dieu à Lyon la première édition des Trophées Wouap Doo Apps Jeunesse, évènement co-organisé par Faits & Chiffres, Imaginove et le Crak. Il s’agit d’un appel à projet ouvert aux concepteurs d’applications pour enfants (éducatives, ludiques ou culturelles), aux développeurs de produits destinés à la jeunesse et à toute personne en recherche de partenariats et/ou financements.

Les candidats pourront présenter leurs applications francophones, en projet ou commercialisées depuis moins de six mois, dans quatre catégories : livre et fiction, jeu, ludo-créatif et créatif. Sept trophées seront décernés dans chacune de ces catégories à la suite des présentations des participants présélectionnés devant un jury de professionnels du numérique et de la jeunesse.

Si vous voulez tenter votre chance, envoyez vos projets avant le 5 mai en complétant le dossier de candidature en ligne.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Crak. Vous pouvez également télécharger le PDF des détails de l’évènement.

Pour de plus amples informations, contactez le Crak : Laure Deschamps

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Le 23 mai 2014 se tiendra à la Bibliothèque Municipale de la Part-Dieu à Lyon la première édition des Trophées Wouap Doo Apps Jeunesse, évènement co-organisé par Faits & Chiffres, Imaginove et le Crak. Il s’agit d’un appel à projet ouvert aux concepteurs d’applications pour enfants (éducatives, ludiques ou culturelles), aux développeurs de produits destinés à la jeunesse et à toute personne en recherche de partenariats et/ou financements.

Les candidats pourront présenter leurs applications francophones, en projet ou commercialisées depuis moins de six mois, dans quatre catégories : livre et fiction, jeu, ludo-créatif et créatif. Sept trophées seront décernés dans chacune de ces catégories suite aux présentations des participants présélectionnés devant un jury de professionnels du numérique et de la jeunesse.

Si vous voulez tenter votre chance, envoyez vos projets avant le 5 mai en complétant le dossier de candidature en ligne.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Crak. Vous pouvez également télécharger le PDF des détails de l’évènement.

Pour de plus amples informations, contactez le Crak : Laure Deschamps – +33 (0)6 63 14 85 53 – +33 (0)1 40 43 38 42 - wdaj@crak.biz

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Formation du CLJBxl sur la lecture numérique et les possibilités de médiation en bibliothèque

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Le Centre de Littérature Jeunesse de Bruxelles (91, boulevard Emile Bockstael – 1020 Bruxelles) vous accueille les jeudis 8 et 15 mai 2014, de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30, pour une formation de deux jours sur la lecture numérique et les possibilités de médiation en bibliothèque.

Ces journées seront animées par Dominique Maes, auteur-illustrateur et enseignant à l’école d’illustration ERG, et Odile Flament, éditrice d’applications jeunesse chez CotCotCot-Apps.com. Ils partageront leurs connaissances concernant le monde du livre et de l’application électronique pour la jeunesse ainsi que leur expérience personnelle de création et aborderont la question de l’offre numérique en bibliothèque.

Intéressés ? Le coût de la formation est de 80€. Inscrivez-vous via le formulaire en ligne.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du CLJBxl ou contactez le +32 475 66 48 19.

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Dossier spécial : tourisme et numérique

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Avec le retour du beau temps, les vacances, les city trips et les balades touristiques ne devraient plus être très loin. Cette semaine, l’équipe de Lettres numériques a souhaité explorer l’impact du numérique sur les lectures pour voyager. Révolutionnant les démarches des éditeurs et des auteurs, l’ère digitale entrouvrent de nombreuses opportunités.

À lire dans notre numéro spécial Tourisme et numérique :

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Le marché des guides de voyage en pleine mutation

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Longtemps considéré comme la chasse gardée des éditeurs, le marché des guides touristiques se voit très affecté par le numérique depuis déjà plusieurs années. Concurrence des sites spécialisés, des communautés en ligne et des nouveaux acteurs de l’édition numérique, les éditeurs historiques déploient de nouvelles stratégies pour continuer à séduire leurs lecteurs.

Il y a quelques années seulement, seuls quelques acteurs se partageaient le marché des guides touristiques, parmi lesquels et par ordre décroissant de parts de marché : Hachette tourisme (le Guide du Routard), Michelin, Gallimard, le Petit Futé et Lonely Planet. Aujourd’hui, le marché des guides de voyage ne cesse de se contracter (-2,7% en nombre d’exemplaires et -4,3% en chiffre d’affaires selon les chiffres Ipsos et Livres Hebdo). Les premiers affectés par ce changement sont les ouvrages haut de gamme et guides complets, tandis que les nouvelles formules conçues par les éditeurs progressent. Une chose est sûre, les habitudes des lecteurs changent lorsqu’il s’agit de préparer leurs voyages.

English: The travel section of a large booksho...

Face à la multiplication des canaux d’informations en matière de tourisme, les éditeurs revoient leurs formules et se montrent de plus en plus à l’écoute du public. Segmentation, refontes éditoriales et partenariats semblent être devenus les maitres-mots des stratégies actuelles.

Attardons-nous sur la production papier pour mieux comprendre le renouvellement de la production. Propriétaires de larges bases de données, les grands éditeurs trouvent de nouvelles manières d’agréger, d’organiser et de décliner ces informations dans de nouvelles éditions. Ainsi, le Guide du Routard a lancé le « Routard Express » pour aller à la rencontre d’un public plus jeune avec un prix accessible (4.99 euros). D’autres optent pour la voie des déclinaisons thématiques : la collection « En quelques jours » lancée par le Lonely Planet, les « Cartovilles » de Gallimard ou les « Véloguides » chez Ouest-France, et bien d’autres. Une autre tendance est également à l’œuvre : les sommes d’informations pour donner des idées aux voyageurs (exemples : 1200 coups de cœur du Routard, 1000 idées de voyage (Lonely Planet) ou encore 110 pays, 6000 idées chez Géo). Continuer la lecture

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Le Petit Futé à l’ère du numérique : entre catalogue en libre accès et innovations

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En 2008, le Petit Futé créait la surprise en proposant sur Nintendo DS 200 destinations dans Travel & Play, une sorte d’application de voyage avant l’heure. Quelques années plus tard, l’éditeur au renard se lance dans l’aventure Google Books et propose la totalité de ses guides touristiques en libre accès en devenant ainsi un des trois partenaires principaux du programme en France (avec L’Harmattan et le guide Michelin). À l’heure où l’édition numérique concurrence plus que jamais les versions papier des guides spécialisés, le Petit Futé semble maintenir le cap, contre vents et marées. On a demandé à Eric Merken, directeur commercial du Petit Futé Belgique si le numérique était l’avenir des guides touristiques. Il nous confie ses impressions.


E. Merken : il est vrai que le Petit Futé a misé très tôt sur le numérique et a été parmi les premiers à proposer des versions homothétiques et gratuites de ses guides. Aujourd’hui, 100% de nos publications papier sont également disponibles en format numérique. Mais le format numérique peut recouvrir de nombreuses réalités différentes : la version traditionnelle homothétique, la version dans laquelle les adresses et numéros de téléphone sont cliquables et enfin, les applications. Celles-ci impliquent la géolocalisation et donc permettent au lecteur de trouver ce qu’il cherche directement sur une carte dans un rayon de X km autour du smartphone ou de la tablette. Il existe également ce qu’on appelle l’application globale du Petit futé qui a des valeurs ajoutées par rapport au simple guide. Ces valeurs ajoutées sont les interactions et les commentaires des utilisateurs, l’historique des visites qu’il est possible de conserver…

Quelles ont été les répercutions de l’accord avec Google Books sur les ventes  ?

E. Merken : lorsque le Petit Futé a décidé de signer un accord avec Google Books, les commentaires ont fusé, tout le monde nous disait que nous étions fous et que les ventes allaient fortement chuter. Mais si on prend l’exemple du guide sur Liège, pour lequel nous étions réellement les tout premiers à proposer en ligne et gratuitement un guide de voyage dans son intégralité, c’est le contraire qui s’est passé.  En effet, chaque fois qu’un internaute avait l’occasion de trouver une info présente dans la version numérisée du guide sur Liège, il avait également la possibilité de cliquer directement sur le lien qui lui permettait d’acheter le guide. Le résultat fut probant, en tout cas pour le guide sur Liège. Continuer la lecture

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