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En raison du congé de Toussaint, Lettres Numériques s’accorde une pause d’une semaine et vous donne rendez-vous le vendredi 7 novembre.

D’ici là, n’hésitez pas à nous communiquer, comme d’habitude, des infos sur votre actualité et à partager vos réactions via notre adresse.

Bon congé à tous !

L’équipe de Lettres Numériques

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La numérisation des collections de la Bibliothèque royale de Belgique

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À la Bibliothèque royale de Belgique, le travail de numérisation n’est pas une nouveauté puisque le processus a été enclenché il y a déjà près de 10 ans.

La presse quotidienne

Ce sont les journaux qui ont eu l’honneur d’être numérisés en premier lieu. En effet, ces matériaux, ô combien fragiles, constituaient pourtant des sources majeures pour les historiens, les journalistes et tout citoyen curieux. Considérés comme des mines d’or d’informations à sauvegarder et à diffuser, ces 70 titres parus entre 1830 et 1950 ont donc été numérisés, océrisés et enrichis de métadonnées entre 2005 et 2012. Cela signifie que l’on ne s’est pas contenté de numériser les documents sous la forme de photocopies numériques mais que l’on a créé des documents qui permettaient la recherche dans le texte. Ainsi, ce sont à peu près 4 millions de pages qui sont désormais accessibles et qui révolutionnent l’exploitation de ces fonds. « Le problème de cette numérisation concerne principalement la législation du droit d’auteurs. » nous explique Frédéric Lemmers, responsable de la numérisation. « En effet, à cause du caractère récent de certaines publications, il faudrait que nous puissions retrouver les ayants-droits. Mais les articles sont parfois signés par des initiales ou des pseudos et résoudre ce problème des ayant-droits serait non seulement un travail titanesque mais également totalement infinançable. Nous avons donc dû opter pour la consultation en salle de lecture. Nous sommes conscients du paradoxe puisqu’au départ, la numérisation voudrait que la consultation soit possible en tous lieux et tous temps mais actuellement, nous ne pouvons pas faire autrement. »

L’exemple de la musique dans les collections de la Bibliothèque royale

Pour la musique, de nombreuses sources très intéressantes ont également été numérisées. C’est le cas notamment d’un guide musical publié sans interruption entre 1865 et 1907 qui constitue une source majeure en ce qui concerne le rayonnement de la vie musicale en Europe et en Belgique. « C’était un hebdomadaire très demandé mais qui était dans un état de délabrement tellement avancé qu’on avait été décidé de ne plus le mettre à la disposition du public. Dans ce cas précisément, notre mission consistait à la fois dans la sauvegarde du patrimoine mais aussi à la diffusion et la promotion de nos collections. Aujourd’hui, nous pouvons à nouveau proposer, avec une possibilité de recherche calendrier et en plein texte, cet hebdomadaire d’environ 65 000 pages » raconte Frédéric Lemmers.

Le deuxième objectif de la numérisation consiste en une vitrine de la diversité du patrimoine conservé dans les collections. « Effectivement, on peut trouver sur Belgica (Bibliothèque numérique de la Bibliothèque royale de Belgique) de l’iconographie, de la musique imprimée, des carnets, des dédicaces mais aussi des enregistrement sonores, et tout ça est libre de droit donc accessible de n’importe quel ordinateur dans le monde pourvu d’une connexion. »

Les trésors numérisés

Des sources plus prestigieuses ont également été numérisées dans le but de les exposer à plus grande échelle, c’est notamment le cas du Deutsche Brüsseler Zeitung, dirigé par Karl Marx quand il était à Bruxelles ou du Vlaemsch België, premier quotidien flamand dans la capitale.

Le futur proche de la numérisation à la KBR

Prochainement débutera une seconde phase de numérisation. Elle va s’étaler sur les quatre années à venir pendant lesquelles il est prévu que la Bibliothèque royale numérise des imprimés du 19e et 20e fragilisés et menacés d’auto-destruction. C’est le cas d’imprimé courants et de musique imprimée, mais aussi d’une deuxième série de journaux puisque les 70 déjà traités ne sont qu’une infime partie des 2000 quotidiens que l’on peut trouver à la Bibliothèque royale. Seront numérisés également des ouvrages anciens et précieux publiés avant 1800, essentiellement la collection musicale et prestigieuse de François Joseph Fétis, compositeur, critique musical et musicographe belge qui a cédé sa bibliothèque personnelle à la KBR et que l’on retrouve aujourd’hui sous le nom de « fonds Fétis ». Pour cette collection qui comprend un millier de références, le but de la numérisation était davantage lié à l’intérêt mondial qu’elle peut susciter qu’à l’état de fragilité dans lequel elle se trouvait.

V. D’Anna

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La mare aux mots, blog de littérature jeunesse, lance sa rubrique numérique

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« La mare aux mots », qu’est-ce que c’est ?

« La mare aux mots », c’est le nom d’un blog entièrement consacré à la littérature pour la jeunesse. Après l’avoir lancé en 2009 sous la forme d’un forum, Gabriel, passionné de littérature pour la jeunesse bien avant d’avoir eu des enfants (comme il le dit lui-même), a décidé un jour d’en faire un blog pour répondre au succès rencontré par le forum. Depuis lors, c’est un site fréquenté par 1000 à 1200 lecteurs par jour et 6000 fans sur Facebook, parmi lesquels on retrouve des parents, des professionnels de l’enseignement et des professionnels du livre.

Les chroniques paraissent tous les jours et sont rédigées par Gabriel lui-même et Marianne, une ancienne participante du forum. Un rythme comme celui-là ne s’improvise pas et pourtant ni Gabriel ni Marianne ne sont rémunérés par le blog (aucune publicité, aucun subside, les seules compensations sont les services de presse envoyés par les maisons d’édition).

Pour plus d’infos sur Gabriel et Marianne, voir l’interview : ici.

Le jour où le numérique fit son entrée dans « La mare aux mots »

« Depuis un certain temps, les éditeurs et nos lecteurs nous demandaient régulièrement de chroniquer des applis et il faut être franc, moi ce n’est pas mon truc… ou ce n’était pas ! » nous confie Gabriel.  »J’ai une tablette depuis un an environ et donc je m’y intéresse un peu plus qu’avant. Par contre, par manque de temps et parce que je m’en sens pas légitime, je ne voulais pas faire de chronique moi-même. La question ne se posait pas non plus pour Marianne parce qu’elle n’a pas de tablette du tout… Cependant, la demande était réelle et comme je commençais à m’intéresser à la question, je voyais également qu’il y avait de plus en plus de choses de qualité qui étaient proposées en numérique. Il fallait donc que l’on recrute quelqu’un. »

C’est ce qui s’est donc passé, Gabriel a lancé un appel et a épluché les candidatures et les billets d’essai pour finalement choisir Erica : « Erica a été une évidence avant même qu’elle nous envoie sa chronique. Elle semblait bien connaitre le blog, le ton, les idées qu’on défend. Par exemple, elle disait dans son premier mail refuser de chroniquer des applis pour les tout petits car elle trouvait que ce n’était pas un âge pour les tablettes, rien que ça, ça nous a séduits. »

La mare aux mots vient donc de publier sa première chronique sur l’édition numérique en littérature de jeunesse. C’est une chronique sur les voyages qui propose un billet sur L’amazonie de Lulu, Les mondes de Polo et la Radio des enfants.

V. D’Anna


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Comment protéger vos textes du piratage?

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Le phénomène du streaming gagne les livres, après la musique et les films. La question qui saute aux yeux illico : comment y protéger les textes du piratage ? Elle est liée à une autre question, toute aussi brûlante : par quels moyens les créateurs peuvent-ils s’assurer reconnaissance et revenus dans cette nouvelle ère de diffusion ?


Scribd est une plate-forme américaine de lecture de livres numériques en streaming : «lisez-tout-ce-que -vous-pouvez», pour un peu moins de dix dollars par mois aux États-Unis. Des particuliers comme des éditeurs – Harper Collins par exemple – y installent du contenu au travers d’applications disponibles sous Android et Apple, sur le modèle des plateformes de vidéos partagées.  On y trouve, et de plus en plus, des livres numériques piratés tout comme, par exemple, des extraits de journaux autrement payants. Scribd offre à la lecture des extraits de ces textes piratés (et de textes installés légalement aussi). Le but de la manoeuvre ? Appâter le passant, afin que celui-ci, séduit, se décide à s’abonner. Une fois qu’il s’acquitte de l’abonnement, il a accès à des textes installés légalement comme à des textes piratés. Évidemment, ceux qui ont des droits sur ces textes piratés ne les voient pas respectés et ne touchent aucun revenu pour ces mêmes textes.

Scribd dit prendre des mesures afin de lutter contre ce phénomène : entre autres, une bannière sur le site interdit ces pratiques en termes clairs et légaux. Aussi, la plate-forme a mis au point une base de données des textes en ligne au clair avec la loi, fournis par les éditeurs : si un texte sur la plate-forme ne correspond à son équivalent dans cette base de données, il est identifié comme piraté. L’idée n’est certes pas mauvaise mais elle est difficile à mettre complètement en pratique : il est extrêmement difficile à Scribd de connaître et de rassembler tous les textes du monde afin de pouvoir constituer une base de données exhaustive… et donc efficace ! Si un auteur pointe du doigt un texte piraté, celui-ci est retiré de Scribd. Par contre, les autres textes que le même utilisateur aurait installé ne seront pas nécessairement retirés. Et le texte piraté-retiré réapparaît parfois tout aussi vite. L’approche de Scribd ne semble donc pas (encore) optimale, surtout lorsqu’on compare avec Oyster : cette autre plate-forme d’abonnement à des livres numériques ne semble pas connaître les mêmes problèmes de piratage… Elle repose sur un autre modèle, où le dépôt par des particuliers n’est pas possible.

Scribd est visiblement accessible en Belgique également et en France, où elle connaît aujourd’hui pas mal de trafic. Les problèmes de piratage ont eux aussi passé l’océan. Le Groupement pour le développpement de la Lecture Numérique détaille donc quelques étapes aux auteurs afin de les aider à préserver leurs droits. Vous les avez en version originale ici. En voici un aperçu : d’abord, s’adresser à Scribd afin que la société retire et ne laisse plus entrer à l’avenir du contenu piraté sur lequel vous avez des droits. Le GLN propose d’ailleurs un courrier à télécharger. Si cette première démarche n’avait pas le résultat escompté, il est temps de s’adresser à Apple ainsi qu’à Google Play. Le GLN fournit les adresses auxquelles s’adresser. Apple pourrait décider de retirer l’application et de vous rembourser les sommes perçues par Scribd comme abonnement. Enfin, si les choses ne s’arrangeaient pas, il serait temps de faire signe à un juriste. Le GLN laisse son adresse, afin de pouvoir être tenu au courant de la situation… Et l’association envoie d’ailleurs un courrier à Scribd exprimant son inquiétude face à ces constats de piratage.

Si ces plates-formes d’abonnement sont révolutionnaires pour les rats de bibliothèque – un jour, il n’y aura plus de fringale de lecture inassouvie ! -, elles posent aussi question aux auteurs : quel revenu peuvent-ils en tirer, et comment ? Comment peuvent-ils se prémunir du piratage ? Ces questions sont déjà brûlantes : on a vu le modèle du streaming gagner du terrain dans l’industrie de la musique (Spotify) ou du film (Netflix). Ces évolutions n’ont pas laissé les créateurs, et leurs revenus, sans impact. Côté texte, ce modèle d’abonnement cherche son équilibre… Aux acteurs du secteur de suivre ces évolutions attentivement et de prendre position !

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Le site de « Science Fiction and Fantasy Writers of America », SFWA, « Writers Beware » a communiqué très clairement sur ces questions : à lire ici.

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Le piratage des livres : qu’en disent les chiffres? (en 2013)

Crédit photo: ebouquin.fr

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Colloque : Lecture et culture des adolescents dans un monde qui change

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Le 18 novembre prochain, l’association Lecture Jeunesse organisera, en collaboration avec le Ministère de la Culture et de la communication, un colloque sur le thème suivant : « Lecture et culture des adolescents dans un monde qui change, du cross-média au transmédia ». L’événement se déroulera à Paris, dans l’enceinte de la Gaîté Lyrique, lieu de rencontre incontournable pour tous les férus de numérique.

Comme l’indique son titre, le colloque se focalisera principalement sur le cross-média et le transmédia. Une introduction générale sera tout d’abord proposée dans la matinée et sera suivie, dans l’après-midi, par une présentation de la médiation cross-média et de divers projets transmédiatiques.

Le colloque sera également l’occasion d’en apprendre plus sur le festival Capitaine futur, mis en place par Gaîté Lyrique, et abordera les défis rencontrés par le monde de l’édition face à l’ère numérique. L’interactivité sera au rendez-vous grâce à l’organisation de plusieurs tables rondes au cours de la journée, qui permettront aux participants d’échanger leur point de vue sur les différents sujets concernés.

L’objectif de l’association Lecture Jeunesse, créée en 1974, consiste à favoriser le développement de la lecture tant chez les adolescents que chez les jeunes adultes. Ce colloque rentre dans un programme de formation plus large, que vous pouvez découvrir ici.

Pour en savoir plus sur la Gaîté Lyrique, rendez-vous sur leur site.

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Bookalicious: la critique littéraire sur Youtube!

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Le vieux continent résiste encore et toujours à la vague des booktubers venue d’Outre-Atlantique. Tout le vieux continent ? Non: ici et là, des initiatives sont lancées, mêlant livres, web et images. En France, Tara Lennart anime Bookalicious, une web tv littéraire francophone sur Youtube, depuis 10 mois. Cette journaliste littéraire nous raconte ses aventures…

Qu’est-ce qui vous a amenée à lancer Bookalicious ?
L’idée m’est venue en parlant avec mon associé dans l’aventure. Nous avions regardé quelques émissions web d’excellente qualité sur le cinéma. Et je me suis dit : et si… et si on essayait de dynamiser par des émissions web l’approche de la critique littéraire, souvent un peu poussiéreuse ? Ce pari n’était pas gagné d’avance ! En France, contrairement aux Etats-Unis, les gens qui lisent beaucoup n’ont pas encore le réflexe d’aller sur internet chercher des conseils à travers une émission. Et les amateurs de web TV ne sont pas forcément des lecteurs. Mais pourquoi pas, après tout, proposer quelque chose de nouveau ? Créer une demande ? Pourquoi ne pas tenter de fédérer une communauté d’internautes curieux d’une autre approche de la culture ? C’est de là qu’est parti Bookalicious…

Bookalicious a déjà quelques émissions à son actif : des auteurs, beaucoup d’anglo-saxons mais les francophones ne sont pas en reste. Des chroniques aussi, au rythme de l’actualité littéraire : en septembre, une émission sur Oona et Salinger, avec la parution de l’ouvrage de Beigbeder. Comment choisissez-vous les auteurs que vous présentez ?
Au coup de coeur ! J’essaie de sortir des sentiers battus et des poncifs sur la littérature contemporaine, de m’éloigner des « gros » livres dont on parle beaucoup dans les médias et de défendre des écrivains moins connus, des éditeurs plus artisanaux, souvent indépendants. Je prends souvent plus de temps que je ne le voudrais pour parler d’un livre car je le lis en entier. Et je me réserve la possibilité de parler de livres qui ne sont pas d’actualité ou qui restent méconnus.

Qui sont les partenaires de Bookalicious et comment soutiennent-ils l’initiative ?
Nous avons principalement des partenaires du monde de la culture – comme Fric-Frac Club -  ou du livre comme Babelio, Libfly, Un Livre Un Jour, Place des Libraires, L’Ivre de Lire et la Librairie Parallèles. Nous fonctionnons par échanges de visibilité, nous relayons nos actualités phare, nous tissons des liens à travers des intérêts et des goûts communs, de vraies affinités. Bientôt, nous aurons un nouveau partenaire, venu de la nuit et de sa culture plus underground… Nous sommes très contents de pouvoir compter sur des relais de cette qualité au cœur du monde du livre!

Quels sont les défis propres à la web TV ?
Le principal défi, c’est l’audience ! Comme à la télévision ! Techniquement, c’est assez facile de monter une web TV, il y en a d’ailleurs beaucoup. Après, ce qui est plus difficile, c’est, justement, de se démarquer. De trouver son public, ses abonnés, ses fidèles et ses relais ; de ne pas trop se répéter, de ne pas lasser ; de garder sa ligne éditoriale et de ne pas trop se disperser, non plus ; de ne pas se laisser séduire par une foule de de concepts ou d’idées autour du livre, fascinantes, mais qui s’éloigneraient du concept et de l’objectif premiers : une critique littéraire vidéo.

Pratiquement, quelles sont vos astuces pour réaliser des capsules vidéos prenantes?
Le côté prenant vient surtout du montage, réalisé par M. Achille, entièrement responsable de la technique des épisodes et du côté punchy : il gère le film, son, éclairage, montage, mais aussi le coaching en live. Rien de tel qu’un « on s’ennuie, fais une phrase plus courte » pour remettre l’épisode sur des rails plus énergiques !
Les grandes lignes de l’épisode, mon angle, tout cela est défini à l’avance. Ensuite, j’improvise une grande partie de l’épisode : je dis vraiment ce que je pense et ce que je ressens à la lecture du livre. Aussi, je ne suis pas une professionnelle de l’image et je ne l’oublie pas. Je répète mes épisodes à l’avance, les lis plusieurs fois, vérifie que je ne me répète pas et apprends quand même à placer ma voix pour qu’on m’entende distinctement.

Et côté image, quel travail faites-vous ?
Nous soignons beaucoup les petits détails qui jouent sur l’impression finale de l’émission :
pour cette nouvelle « saison », je suis debout. C’est meilleur pour la voix et plus direct. J’ai finalement opté pour une chemise blanche neutre, qui ne parasite pas l’image, plutôt que mes t-shirts à messages, pop mais finalement parlants pour quelques initiés seulement. Comme je parle naturellement beaucoup avec les mains, je me force à les garder en poche le temps de l’épisode !
Surtout, le naturel compte beaucoup dans ce concept, c’est du 100% «DIY» (Do It Yourself). Les spectateurs doivent se sentir chez eux dès que l’émission démarre.

Dans quelle mesure adaptez-vous le discours sur le livre et l’auteur au support caméra/web ?
Tout d’abord en essayant de ne pas endormir les gens avec un speech trop long ! C’est tentant de parler pendant 10 minutes des qualités de certains livres. Nous l’avons fait au départ, dans des émissions assez denses mais un peu trop longues. Aujourd’hui, nous avons réduit le format et concentré l’information pour aller à l’essentiel. Les gens ont peu de temps, le message doit passer vite. Comment dire l’essentiel en quelques minutes, sans aligner des stéréotypes ? L’exercice a l’air simple, mais demande une articulation minutieuse. Nous n’ajoutons pas d‘images ou de vidéos : ça serait un peu bizarre quand on parle de livres. À nous de trouver comment captiver l’attention et surtout, de donner envie de lire, par la parole !

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Les Booktubers à la conquête du monde

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La page Youtube de Tara Lennart et de ses émissions

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Espace Nord : lancement d’un espace pédagogique en ligne et gratuit

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Après avoir franchi le cap du numérique en 2013 pour une trentaine de ses titres, Espace Nord, la Collection littéraire patrimoniale de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ouvre désormais un espace pédagogique en ligne sur son site internet.

Cet espace, principalement dédié aux enseignants, mettra à disposition des analyses de titres et de courants littéraires, le tout en plusieurs formats : HTML, PDF et EPUB. Elles seront également disponibles en version papier.

Cinq analyses sont d’ores et déjà disponibles et d’autres viendront rapidement étoffer ce nouvel espace. Les rédacteurs, tous de formation littéraire, ont choisi de se concentrer sur les particularités des textes et des auteurs mais également de suggérer de nouvelles pistes de réflexion afin de permettre aux étudiants d’échanger et de donner leur avis sur les thématiques abordées dans les livres.

Ces outils pédagogiques, entièrement gratuits, viennent s’inscrire dans la lignée éditoriale de la collection Espace Nord, réputée pour ses prix accessibles et sa finalité pédagogique.

L’objectif de cette initiative consiste à mettre en avant le patrimoine littéraire belge francophone et à le faire découvrir aux élèves et étudiants.

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Foire du livre de Francfort : Signature de la première Déclaration européenne commune pour le livre

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Ce jeudi 9 octobre, à l’occasion de la très attendue Foire de Francfort, 14 responsables d’organismes européens du livre se sont réunis afin de cosigner la première Déclaration européenne commune pour le livre. Étaient également présentes plusieurs fédérations européennes professionnelles.

Cette initiative émane de Vincent Monadé, président du Centre National du Livre (CNL), et vise à favoriser l’émergence de positions communes concernant la diversité culturelle du Livre.

Trois moyens de parvenir à cet objectif sont abordés dans cette Déclaration commune. Premièrement, l’on retrouve la défense du droit d’auteur : « Il est l’un des éléments fondamentaux de la création, l’innovation et l’emploi pour l’Europe, et la condition sine qua non du rayonnement de la pensée et des langues européennes. » Lutte contre le piratage, rémunération équitable et facilitation des usages légaux seront donc les procédures mises en œuvre à cet égard.

L’on retrouve ensuite l’aspect fiscal du monde du Livre. En effet, le deuxième moyen mentionné dans la déclaration consiste à obtenir une réduction de TVA pour tous les livres, quel que soit leur format, afin de garantir un accès aux livres pour tous. Cette deuxième mesure fait écho aux politiques européennes en matière d’ebooks. En effet, ceux-ci n’étant pas reconnus comme des livres par la Commission, une même œuvre peut être soumise à différents taux de taxation.

Enfin, la déclaration aborde la concurrence déloyale mise en place par certaines multinationales et prône le principe d’interopérabilité, selon lequel les lecteurs seraient libres de choisir n’importe quel support pour les ouvrages qu’ils acquièrent : « Les lecteurs doivent pouvoir acheter les livres qu’ils souhaitent via la librairie physique ou virtuelle de leur choix, sans être restreints par le support qu’ils ont préféré. »

Selon Amélie Chamay, journaliste pour 01.net, l’interopérabilité soulève deux problèmes majeurs : premièrement, comment l’imposer au géant Amazon alors que ce dernier possède son propre format AZW pour sa liseuse Kindle ? Deuxièmement, le principe d’interopérabilité implique une suppression des DRM, les verrous électroniques qui permettent de protéger le contenu des ebooks. Or cette suppression semble ouvrir la voie pour le piratage et entre dès lors en contradiction directe avec la défense du droit d’auteur.

Les pays cosignataires de la Déclaration ne manqueront pas de collaborer avec les différentes fédérations européennes professionnelles afin de garantir une homogénéité des pratiques.

Pour en savoir plus sur la Déclaration et pour accéder à la liste des 14 pays cosignataires, rendez-vous sur le site du Service général des Lettres et du Livre.

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Les rendez-vous du PILEn en octobre et novembre

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Voici le calendrier des rendez-vous que le PILEn vous fixe en octobre et novembre.

Le 5 juin dernier a eu lieu le premier séminaire interprofessionnel organisé par le PILEn et soutenu par le Service Général des Lettres et du Livre. Le thème abordé : l’avenir du Livre et de la Lecture. Après cette séance à laquelle le président du CNL a participé et dont vous pourrez lire le compte-rendu ici, la Maison des Auteurs (rue du Prince Royal 87 – 1050 Ixelles) vous accueille ce mercredi 22 octobre de 9h30 à 16h30 au second séminaire interprofessionnel intitulé « Quelle diffusion des ouvrages des petites et moyennes entreprises d’édition ? » Pour voir le programme prévisionnel détaillé de cette journée, rendez-vous sur le site du PILEn.

Le 27 octobre, de 13h30 à 17h30 à la Maison des Auteurs, sera proposée pour la seconde fois une formation de base sur le livre numérique. La séance sera animée par Julien de Marchin, fondateur de Bebooks, et permettra aux participants de maîtriser le B.A-BA du livre numérique. Pour vous inscrire et en savoir plus sur les détails de la formation, suivez le lien.

Vous êtes libraire et vous souhaitez accroître votre visibilité et présence sur Facebook tout en ayant une réflexion stratégique ? Un atelier vous accueille le 3 novembre de 13h30 à 17h. La formation se déroulera au Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles (4e étage, Salle Edith Cavell, n°401). Toutes les infos, ici. Parallèlement, deux autres ateliers d’échange de bonnes pratiques concernant Facebook auront lieu à la Maison des Auteurs les 3 et 4 novembre, l’un pour les débutants, l’autre pour les plus avancés. En savoir plus.

Le 4 novembre, se tiendra un autre atelier gratuit d’échange de bonnes pratiques sur Scoop.it qui complétera la séance du mois de juin à propos de la recherche d’informations et la création d’une veille. Elle se déroulera également à la Maison des Auteurs. Les détails sur le site du PILEn.

Enfin, pour mieux comprendre le concept de métadonnées, les éditeurs, distributeurs et diffuseurs sont invités à suivre la formation du 13 novembre, de 13h30 à 17h à la Maison des Auteurs, durant laquelle ils apprendront comment améliorer la visibilité de leurs livres sur le Web. Pour s’inscrire, rendez-vous ici.

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Librel, le portail numérique des libraires francophones de Belgique est lancé !

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Cette fois ça y est : le portail numérique des libraires francophones de Belgique Librel.be, soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles, est lancé ! Nous vous en avions déjà parlé en février dernier, lorsque le projet était en cours de développement, mais depuis cette semaine, la plateforme est accessible au public et vous pouvez dès à présent effectuer vos achats de livres numériques en ligne via les « corners » des 27 librairies partenaires.

L’initiative lancée par le réseau des libraires belges, portée par Philippe Goffe et soutenue par la Fédération Wallonie-Bruxelles, voit aujourd’hui le jour, l’occasion de faire le point sur ce projet tant attendu. La plateforme est conforme aux objectifs présentés dans l’article de février 2014, à savoir la présence d’un site e-commerce de référence via lequel sont redirigés les internautes vers les « corners » de chacun des libraires partenaires. Dans la catégorie « Qui sommes-nous ? », vous pouvez ainsi cliquer sur la librairie de votre choix et accéder au contenu personnalisé de la structure, via un lien URL unique. Pour accéder à la liste des librairies partenaires, rendez-vous ici.

Librel.be permet ainsi de prolonger en ligne l’expertise professionnelle du libraire. Les différents « corners » présentent des informations propres à chaque librairie, avec leurs coups de coeur, leurs mises en avant, leurs conseils de lecture, etc. Le site de référence et les différents « corners » proposent également un top des 10 meilleures ventes d’ebooks, une aide sur le livre numérique, une rubrique FAQ fournie en questions-réponses ainsi qu’une série d’ebooks gratuits.

Les internautes peuvent effectuer des recherches de livres par mots-clés mais peuvent également accéder à la liste des éditeurs français et néerlandais dont les ebooks sont présents sur la plateforme. Comme dans une librairie traditionnelle, il existe des rayons, catégories de livres classés par genre, parmi lesquels l’utilisateur peut naviguer. Le lecteur est donc assuré de trouver son bonheur.

De manière conjointe, Librel.be a également lancé son blog sur lequel vous pouvez retrouver l’actualité du livre en Belgique francophone mais aussi des conseils de lecture et des liens internet vers les sites soutenus par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Ce portail entend montrer qu’à l’heure du numérique, « les libraires indépendants ont toute leur place pour défendre le livre sous tous ses formats, et conseiller les lecteurs ». Espérons que cette initiative rencontre son public et que l’expérience en librairie traditionnelle se prolonge de manière optimale via cette plateforme fédératrice qui vise le partage, la mise en place d’un réseau et la connexion entre libraires.

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