Bookalicious: la critique littéraire sur Youtube!

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Le vieux continent résiste encore et toujours à la vague des booktubers venue d’Outre-Atlantique. Tout le vieux continent ? Non: ici et là, des initiatives sont lancées, mêlant livres, web et images. En France, Tara Lennart anime Bookalicious, une web tv littéraire francophone sur Youtube, depuis 10 mois. Cette journaliste littéraire nous raconte ses aventures…

Qu’est-ce qui vous a amenée à lancer Bookalicious ?
L’idée m’est venue en parlant avec mon associé dans l’aventure. Nous avions regardé quelques émissions web d’excellente qualité sur le cinéma. Et je me suis dit : et si… et si on essayait de dynamiser par des émissions web l’approche de la critique littéraire, souvent un peu poussiéreuse ? Ce pari n’était pas gagné d’avance ! En France, contrairement aux Etats-Unis, les gens qui lisent beaucoup n’ont pas encore le réflexe d’aller sur internet chercher des conseils à travers une émission. Et les amateurs de web TV ne sont pas forcément des lecteurs. Mais pourquoi pas, après tout, proposer quelque chose de nouveau ? Créer une demande ? Pourquoi ne pas tenter de fédérer une communauté d’internautes curieux d’une autre approche de la culture ? C’est de là qu’est parti Bookalicious…

Bookalicious a déjà quelques émissions à son actif : des auteurs, beaucoup d’anglo-saxons mais les francophones ne sont pas en reste. Des chroniques aussi, au rythme de l’actualité littéraire : en septembre, une émission sur Oona et Salinger, avec la parution de l’ouvrage de Beigbeder. Comment choisissez-vous les auteurs que vous présentez ?
Au coup de coeur ! J’essaie de sortir des sentiers battus et des poncifs sur la littérature contemporaine, de m’éloigner des « gros » livres dont on parle beaucoup dans les médias et de défendre des écrivains moins connus, des éditeurs plus artisanaux, souvent indépendants. Je prends souvent plus de temps que je ne le voudrais pour parler d’un livre car je le lis en entier. Et je me réserve la possibilité de parler de livres qui ne sont pas d’actualité ou qui restent méconnus.

Qui sont les partenaires de Bookalicious et comment soutiennent-ils l’initiative ?
Nous avons principalement des partenaires du monde de la culture – comme Fric-Frac Club -  ou du livre comme Babelio, Libfly, Un Livre Un Jour, Place des Libraires, L’Ivre de Lire et la Librairie Parallèles. Nous fonctionnons par échanges de visibilité, nous relayons nos actualités phare, nous tissons des liens à travers des intérêts et des goûts communs, de vraies affinités. Bientôt, nous aurons un nouveau partenaire, venu de la nuit et de sa culture plus underground… Nous sommes très contents de pouvoir compter sur des relais de cette qualité au cœur du monde du livre!

Quels sont les défis propres à la web TV ?
Le principal défi, c’est l’audience ! Comme à la télévision ! Techniquement, c’est assez facile de monter une web TV, il y en a d’ailleurs beaucoup. Après, ce qui est plus difficile, c’est, justement, de se démarquer. De trouver son public, ses abonnés, ses fidèles et ses relais ; de ne pas trop se répéter, de ne pas lasser ; de garder sa ligne éditoriale et de ne pas trop se disperser, non plus ; de ne pas se laisser séduire par une foule de de concepts ou d’idées autour du livre, fascinantes, mais qui s’éloigneraient du concept et de l’objectif premiers : une critique littéraire vidéo.

Pratiquement, quelles sont vos astuces pour réaliser des capsules vidéos prenantes?
Le côté prenant vient surtout du montage, réalisé par M. Achille, entièrement responsable de la technique des épisodes et du côté punchy : il gère le film, son, éclairage, montage, mais aussi le coaching en live. Rien de tel qu’un « on s’ennuie, fais une phrase plus courte » pour remettre l’épisode sur des rails plus énergiques !
Les grandes lignes de l’épisode, mon angle, tout cela est défini à l’avance. Ensuite, j’improvise une grande partie de l’épisode : je dis vraiment ce que je pense et ce que je ressens à la lecture du livre. Aussi, je ne suis pas une professionnelle de l’image et je ne l’oublie pas. Je répète mes épisodes à l’avance, les lis plusieurs fois, vérifie que je ne me répète pas et apprends quand même à placer ma voix pour qu’on m’entende distinctement.

Et côté image, quel travail faites-vous ?
Nous soignons beaucoup les petits détails qui jouent sur l’impression finale de l’émission :
pour cette nouvelle « saison », je suis debout. C’est meilleur pour la voix et plus direct. J’ai finalement opté pour une chemise blanche neutre, qui ne parasite pas l’image, plutôt que mes t-shirts à messages, pop mais finalement parlants pour quelques initiés seulement. Comme je parle naturellement beaucoup avec les mains, je me force à les garder en poche le temps de l’épisode !
Surtout, le naturel compte beaucoup dans ce concept, c’est du 100% «DIY» (Do It Yourself). Les spectateurs doivent se sentir chez eux dès que l’émission démarre.

Dans quelle mesure adaptez-vous le discours sur le livre et l’auteur au support caméra/web ?
Tout d’abord en essayant de ne pas endormir les gens avec un speech trop long ! C’est tentant de parler pendant 10 minutes des qualités de certains livres. Nous l’avons fait au départ, dans des émissions assez denses mais un peu trop longues. Aujourd’hui, nous avons réduit le format et concentré l’information pour aller à l’essentiel. Les gens ont peu de temps, le message doit passer vite. Comment dire l’essentiel en quelques minutes, sans aligner des stéréotypes ? L’exercice a l’air simple, mais demande une articulation minutieuse. Nous n’ajoutons pas d‘images ou de vidéos : ça serait un peu bizarre quand on parle de livres. À nous de trouver comment captiver l’attention et surtout, de donner envie de lire, par la parole !

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Espace Nord : lancement d’un espace pédagogique en ligne et gratuit

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Après avoir franchi le cap du numérique en 2013 pour une trentaine de ses titres, Espace Nord, la Collection littéraire patrimoniale de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ouvre désormais un espace pédagogique en ligne sur son site internet.

Cet espace, principalement dédié aux enseignants, mettra à disposition des analyses de titres et de courants littéraires, le tout en plusieurs formats : HTML, PDF et EPUB. Elles seront également disponibles en version papier.

Cinq analyses sont d’ores et déjà disponibles et d’autres viendront rapidement étoffer ce nouvel espace. Les rédacteurs, tous de formation littéraire, ont choisi de se concentrer sur les particularités des textes et des auteurs mais également de suggérer de nouvelles pistes de réflexion afin de permettre aux étudiants d’échanger et de donner leur avis sur les thématiques abordées dans les livres.

Ces outils pédagogiques, entièrement gratuits, viennent s’inscrire dans la lignée éditoriale de la collection Espace Nord, réputée pour ses prix accessibles et sa finalité pédagogique.

L’objectif de cette initiative consiste à mettre en avant le patrimoine littéraire belge francophone et à le faire découvrir aux élèves et étudiants.

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Foire du livre de Francfort : Signature de la première Déclaration européenne commune pour le livre

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Ce jeudi 9 octobre, à l’occasion de la très attendue Foire de Francfort, 14 responsables d’organismes européens du livre se sont réunis afin de cosigner la première Déclaration européenne commune pour le livre. Étaient également présentes plusieurs fédérations européennes professionnelles.

Cette initiative émane de Vincent Monadé, président du Centre National du Livre (CNL), et vise à favoriser l’émergence de positions communes concernant la diversité culturelle du Livre.

Trois moyens de parvenir à cet objectif sont abordés dans cette Déclaration commune. Premièrement, l’on retrouve la défense du droit d’auteur : « Il est l’un des éléments fondamentaux de la création, l’innovation et l’emploi pour l’Europe, et la condition sine qua non du rayonnement de la pensée et des langues européennes. » Lutte contre le piratage, rémunération équitable et facilitation des usages légaux seront donc les procédures mises en œuvre à cet égard.

L’on retrouve ensuite l’aspect fiscal du monde du Livre. En effet, le deuxième moyen mentionné dans la déclaration consiste à obtenir une réduction de TVA pour tous les livres, quel que soit leur format, afin de garantir un accès aux livres pour tous. Cette deuxième mesure fait écho aux politiques européennes en matière d’ebooks. En effet, ceux-ci n’étant pas reconnus comme des livres par la Commission, une même œuvre peut être soumise à différents taux de taxation.

Enfin, la déclaration aborde la concurrence déloyale mise en place par certaines multinationales et prône le principe d’interopérabilité, selon lequel les lecteurs seraient libres de choisir n’importe quel support pour les ouvrages qu’ils acquièrent : « Les lecteurs doivent pouvoir acheter les livres qu’ils souhaitent via la librairie physique ou virtuelle de leur choix, sans être restreints par le support qu’ils ont préféré. »

Selon Amélie Chamay, journaliste pour 01.net, l’interopérabilité soulève deux problèmes majeurs : premièrement, comment l’imposer au géant Amazon alors que ce dernier possède son propre format AZW pour sa liseuse Kindle ? Deuxièmement, le principe d’interopérabilité implique une suppression des DRM, les verrous électroniques qui permettent de protéger le contenu des ebooks. Or cette suppression semble ouvrir la voie pour le piratage et entre dès lors en contradiction directe avec la défense du droit d’auteur.

Les pays cosignataires de la Déclaration ne manqueront pas de collaborer avec les différentes fédérations européennes professionnelles afin de garantir une homogénéité des pratiques.

Pour en savoir plus sur la Déclaration et pour accéder à la liste des 14 pays cosignataires, rendez-vous sur le site du Service général des Lettres et du Livre.

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Les rendez-vous du PILEn en octobre et novembre

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Voici le calendrier des rendez-vous que le PILEn vous fixe en octobre et novembre.

Le 5 juin dernier a eu lieu le premier séminaire interprofessionnel organisé par le PILEn et soutenu par le Service Général des Lettres et du Livre. Le thème abordé : l’avenir du Livre et de la Lecture. Après cette séance à laquelle le président du CNL a participé et dont vous pourrez lire le compte-rendu ici, la Maison des Auteurs (rue du Prince Royal 87 – 1050 Ixelles) vous accueille ce mercredi 22 octobre de 9h30 à 16h30 au second séminaire interprofessionnel intitulé « Quelle diffusion des ouvrages des petites et moyennes entreprises d’édition ? » Pour voir le programme prévisionnel détaillé de cette journée, rendez-vous sur le site du PILEn.

Le 27 octobre, de 13h30 à 17h30 à la Maison des Auteurs, sera proposée pour la seconde fois une formation de base sur le livre numérique. La séance sera animée par Julien de Marchin, fondateur de Bebooks, et permettra aux participants de maîtriser le B.A-BA du livre numérique. Pour vous inscrire et en savoir plus sur les détails de la formation, suivez le lien.

Vous êtes libraire et vous souhaitez accroître votre visibilité et présence sur Facebook tout en ayant une réflexion stratégique ? Un atelier vous accueille le 3 novembre de 13h30 à 17h. La formation se déroulera au Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles (4e étage, Salle Edith Cavell, n°401). Toutes les infos, ici. Parallèlement, deux autres ateliers d’échange de bonnes pratiques concernant Facebook auront lieu à la Maison des Auteurs les 3 et 4 novembre, l’un pour les débutants, l’autre pour les plus avancés. En savoir plus.

Le 4 novembre, se tiendra un autre atelier gratuit d’échange de bonnes pratiques sur Scoop.it qui complétera la séance du mois de juin à propos de la recherche d’informations et la création d’une veille. Elle se déroulera également à la Maison des Auteurs. Les détails sur le site du PILEn.

Enfin, pour mieux comprendre le concept de métadonnées, les éditeurs, distributeurs et diffuseurs sont invités à suivre la formation du 13 novembre, de 13h30 à 17h à la Maison des Auteurs, durant laquelle ils apprendront comment améliorer la visibilité de leurs livres sur le Web. Pour s’inscrire, rendez-vous ici.

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Librel, le portail numérique des libraires francophones de Belgique est lancé !

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Cette fois ça y est : le portail numérique des libraires francophones de Belgique Librel.be, soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles, est lancé ! Nous vous en avions déjà parlé en février dernier, lorsque le projet était en cours de développement, mais depuis cette semaine, la plateforme est accessible au public et vous pouvez dès à présent effectuer vos achats de livres numériques en ligne via les « corners » des 27 librairies partenaires.

L’initiative lancée par le réseau des libraires belges, portée par Philippe Goffe et soutenue par la Fédération Wallonie-Bruxelles, voit aujourd’hui le jour, l’occasion de faire le point sur ce projet tant attendu. La plateforme est conforme aux objectifs présentés dans l’article de février 2014, à savoir la présence d’un site e-commerce de référence via lequel sont redirigés les internautes vers les « corners » de chacun des libraires partenaires. Dans la catégorie « Qui sommes-nous ? », vous pouvez ainsi cliquer sur la librairie de votre choix et accéder au contenu personnalisé de la structure, via un lien URL unique. Pour accéder à la liste des librairies partenaires, rendez-vous ici.

Librel.be permet ainsi de prolonger en ligne l’expertise professionnelle du libraire. Les différents « corners » présentent des informations propres à chaque librairie, avec leurs coups de coeur, leurs mises en avant, leurs conseils de lecture, etc. Le site de référence et les différents « corners » proposent également un top des 10 meilleures ventes d’ebooks, une aide sur le livre numérique, une rubrique FAQ fournie en questions-réponses ainsi qu’une série d’ebooks gratuits.

Les internautes peuvent effectuer des recherches de livres par mots-clés mais peuvent également accéder à la liste des éditeurs français et néerlandais dont les ebooks sont présents sur la plateforme. Comme dans une librairie traditionnelle, il existe des rayons, catégories de livres classés par genre, parmi lesquels l’utilisateur peut naviguer. Le lecteur est donc assuré de trouver son bonheur.

De manière conjointe, Librel.be a également lancé son blog sur lequel vous pouvez retrouver l’actualité du livre en Belgique francophone mais aussi des conseils de lecture et des liens internet vers les sites soutenus par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Ce portail entend montrer qu’à l’heure du numérique, « les libraires indépendants ont toute leur place pour défendre le livre sous tous ses formats, et conseiller les lecteurs ». Espérons que cette initiative rencontre son public et que l’expérience en librairie traditionnelle se prolonge de manière optimale via cette plateforme fédératrice qui vise le partage, la mise en place d’un réseau et la connexion entre libraires.

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Edito

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En raison de la Foire du livre de Francfort, Lettres numériques ne paraîtra pas ce vendredi. Nous vous fixons donc rendez-vous le 17 octobre pour de nouveaux sujets. En attendant, n’hésitez pas à nous envoyer vos actualités ou à nous faire part de vos réactions à l’adresse habituelle.

À très bientôt !

L’équipe de Lettres Numériques.

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Imprimez votre livre sur l’Espresso Book Machine d’Amsterdam

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Sur les 51 Espresso Book Machines présentes dans le monde à l’heure actuelle (contre 11 en mars 2013, cf article sur l’impression à la demande), deux d’entre elles se trouvent aux Pays-Bas. Nous avons vu celle d’Amsterdam fonctionner et imprimer un livre en 8 minutes. Petit focus sur une machine qui commence à se « démocratiser ».

Pour rappel, l’Espresso Book Machine, c’est une super-imprimante qui permet de transformer un fichier PDF en un livre avec une couverture et un numéro ISBN (si vous en avez besoin parce que vous prévoyez de vendre votre ouvrage) le tout, en un temps record qui oscille entre 5 et 10 minutes suivant le nombre de pages et la qualité de la couverture désirée. La machine imprime les pages et la couverture, les assemble et les taille à la bonne dimension. Votre livre tombe ensuite dans un petit compartiment comme votre canette du distributeur.

Trois librairies de la chaîne Barnes and Nobles viennent d’être équipées de la fameuse machine, mais près de chez nous, c’est dans la librairie ABC The American Book Center de Amsterdam que l’on a découvert la petite merveille. On a demandé au libraire ce que les gens imprimaient généralement : « Ça varie beaucoup, regardez ici par exemple, nous avons le syllabus d’un professeur d’université, il le dépose pour ses futurs étudiants ; nous avons imprimé hier les mémoires de quelqu’un, d’autres nous demandent d’imprimer des œuvres tombées dans le domaine public mais difficiles à trouver dans les librairies. En fait, c’est très varié : des livres de recettes, des romans en auto-édition… »

Qu’est-ce que l’Espresso Book Machine peut faire ?

  • Elle peut imprimer n’importe quel fichier qui a été numérisé et pour lequel l’accès au fichier est possible.
  • Elle ne peut imprimer ce fichier que si la question des droits d’auteurs a été réglée au préalable (soit accord avec l’auteur, soit vous êtes vous-même l’auteur ou l’oeuvre est tombée dans le domaine public). En aucun cas, vous ne pouvez imprimer des eBooks que vous auriez achetés en format numérique.
  • L’impression de l’intérieur du livre ne peut être qu’en noir et blanc mais la couverture (papier souple) pourra être en couleur.
  • La qualité des images intérieures et extérieures dépendra de la qualité du fichier source.
  • Le livre peut être imprimé suivant différents formats (mais pas en A4), et doit contenir un minimum de 60 pages et un maximum de 600 pages. (cliquez ici pour des informations détaillées sur les formats).

Combien ça coûte ?

Le site internet de American Book Center propose un calculateur de prix pour un devis personnalisé. Sachez toutefois que pour un livre entre 40 et 179 pages, vous payerez une base de 3,50 euros +5 cents par page ou 12,50 euros pour 180 pages et plus (+5 centimes la page à partir de 200). Il est possible également que vous deviez ajouter 25 euros pour les petits ajustements de mise en page (ça vous sera précisé directement si c’est le cas). Vous pouvez commander le tout à distance et votre ouvrage vous sera envoyé à domicile.

Si vous désirez vendre votre ouvrage à l’international, Espresso Book Machine vous intégrera à son catalogue et vous pouvez vendre votre ouvrage par ce biais et via ABC. Pour ce faire, vous devrez également vous procurer un numéro d’ISBN (25 euros) + 12,50 euros pour le premier fichier uploadé sur le site de l’Espresso Book Machine International Network.

Enfin, sur le site internet d’ABC, il vous est même expliqué comment promouvoir votre livre en participant à une série d’activités mises en place par le groupe ABC pour promouvoir ses auteurs en auto-édition (seulement pour les résidents néerlandais et dont le livre a été écrit en anglais)

Et parce qu’une vidéo vaut mieux qu’un long discours…

V. D’Anna

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Paiera, paiera pas ?

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Et surtout, qui paiera l’accès au contenu des journaux ? Si la question taraude l’industrie du texte depuis belle lurette, elle se pose avec une intensité redoublée depuis l’ère d’Internet et des données massives.

Nul ne semble encore avoir trouvé la formule magique. Sans doute une telle formule magique n’existe-t-elle d’ailleurs pas. Voici cependant un aperçu de quelques tentatives intéressantes.

Business Insider, qu’on trouve sur la toile depuis 2009 et qui fait le point sur l’actualité technologique et des affaires, en a pris son parti : le site est gratuit et regorge d’articles aux titres pratiques et accrocheurs, tels que « les 25 business les plus cools de Brooklyn » ou « les 8 façons de se pousser jusqu’à la salle de sports ». Exactement le genre d’articles qu’on partage facilement sur Facebook et autres médias sociaux. Exactement donc le genre d’articles aux côtés desquels une publicité aime à prendre la pose ! Business Insider le sait, et joue le jeu jusqu’au bout : comme le raconte Nick Bilton dans un article du New York Times, Business Insider a publié un article long de 22000 mots sur Marissa Mayer, à la tête de Yahoo. Cet article a valu quelques mois de reportages et de fouilles diverses à son auteur, Nicholas Carlson. Pourtant, il se retrouve gratuitement sur le site de Business Insider. Les annonceurs publicitaires doivent s’en frotter les mains : le portrait de Marissa Mayer a été partagé plus de 13000 fois sur Facebook, rien de moins. Un texte libre d’accès certes, mais diffusé avec un budget marketing des plus réduits. Pari réussi donc semblerait-il. En tous cas pour Business Insider

BuzzFeed, qui nourrit votre page d’accueil Facebook de vidéos de chats et autres articles aux titres avec un chiffre dedans, est connu pour sa stratégie de « paid content advertising »: une équipe de 40 personnes s’y emploie à produire du contenu pour des publicitaires ainsi qu’à leur prodiguer des avis sur comment écrire à la façon Buzzfeed. C’est là sa seule source de revenus. Évidemment, les articles Buzzfeed se partagent très facilement sur les réseaux sociaux, au grand bonheur des entreprises qui y sponsorisent du contenu.  Quartz, qui appartient au même groupe de médias que The Atlantic, applique une stratégie similaire à celle de BuzzFeed: une équipe de copywriters et de designers travaillent avec des marques à leur communication sur le site de Quartz. Si ce contenu publicitaire est identifié comme tel, il n’est cependant jamais très loin des articles traditionnels. Selon The Guardian, la pratique serait des plus rentables.

Tous n’y recourent pas… Nick Bilton cite également l’exemple de NSFWCORP : le pari de son initiateur, l’auteur et blogger Paul Carr, est de partager des nouvelles économiques de fond, l’humour en plus. Ce journalisme de fond a un prix, et il revient pour Paul Carr aux lecteurs de s’en acquitter. Un des avantages selon Paul Carr ? Pas question de dépendre des bonnes volontés d’un seul annonceur, ou d’un nombre réduit d’entre eux, mais bien d’une vaste assemblée de lecteurs. Pari réussi ? Oui et non : NSFWCORP a été racheté (trois mois après l’article à son sujet dans le New York Times, donc en novembre 2013) par un autre média. L’objectif? Rassembler des talents, rassembler des fonds également.

Bref, la formule magique se fait attendre. En attendant, il est tentant pour les journaux de réduire la voilure et/ou de mettre leurs talents d’écriture et de créativité au service d’entreprises plus rentables – comme la publicité.

En parallèle, les entreprises découvrent qu’elles peuvent diffuser des nouvelles à un large public sans passer par une imprimerie et un gamin en vélo, casquette sur la tête, qui fait le tour des banlieues américaines pour y lancer un quotidien fraîchement imprimé. Microsoft a fait parvenir aux journaux un kit « prêt à l’emploi » à l’arrivée de son nouveau CEO. Tout s’y trouve, sauf une occasion pour les journalistes de poser des questions en interview ! C’est du moins ce qu’en dit le Financial TimesGoogle a ainsi un blog assez documenté de même qu’une série de vidéos Youtube des plus accrocheuses pour les amateurs de sciences. Les moyens faramineux d’une entreprise comme Google, sa présence et son ambition en font, également, une source d’information sur certains sujets chers à son cœur.

Évidemment, les moyens d’une entreprise comme Google ne sont pas comparables avec ceux d’une rédaction lambda. Les lecteurs apprécieront sans aucun doute les exposés brillamment documentés et présentés de cette entreprise – et d’autres entreprises. Cependant, nous leur souhaitons de continuer à s’informer également via des articles journalistiques – c’est-à-dire qui poursuivent une vocation d’objectivité, de pertinence, de qualité. C’est d’ailleurs sans doute là des qualités que le journalisme a intérêt à faire valoir  en ces temps de chamboulements tous azimuts.

Crédit photo: crotchedmountain.org

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Une autre initiative rafraîchissante, Ulyces ou le journalisme narratif

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Lancement du magazine culturel online « Savoirs & Connaissances »

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Depuis le 1er octobre 2014, un nouveau magazine culturel en ligne a vu le jour : Savoirs & Connaissances. La plateforme, lancée par le site ActuaLitté, a pour vocation la diffusion de contenus liés au milieu scolaire, éducatif et pédagogique en France et ailleurs. Une nouvelle manière d’informer les internautes, parents, élèves, professeurs mais aussi éditeurs, d’une actualité qui les concerne et les touche de près.

À l’époque, ActuaLitté s’était consacré à la littérature jeunesse avec la plateforme Les Histoires sans fin. Aujourd’hui, le site dédié à l’actualité du livre se plonge dans le milieu scolaire mais aussi dans le domaine du développement personnel. Le partage de nouveaux sujets et contenus, une nouvelle équipe, un nouveau concept, un nouveau design, tout cela réuni pour faire vivre Savoirs & Connaissances, la future référence tant pour les parents que pour les enseignants et étudiants. Victor de Sepausy, ancien rédacteur en chef de ActuaLitté et chargé de ce nouveau projet, explique : « Nous voulons offrir, avec ce nouveau média, une plus grande place au monde de l’éducation et aux diverses formes de la transmission des savoirs. Le site s’attachera, au quotidien, à tisser des liens entre les livres, les pratiques pédagogiques et la recherche constante d’une ouverture culturelle. »

Le site est actuellement proposé en version bêta jusqu’au mois de janvier 2015. Parents, étudiants et enseignants pourront y piocher régulièrement de l’information puisque les articles se multiplient de jour en jour. Cependant, à plus long terme, la plateforme vise un public avant tout professionnel composé d’enseignants, formateurs et d’éditeurs scolaires. Nicolas Gary, directeur de publication du groupe ActuaLitté, ajoute à ce sujet que le nouveau site « conforte le développement de la société, dans tous les domaines de l’édition. Nous souhaitons donner la parole aux professionnels de l’édition, qui ne disposent pas toujours de l’espace d’expression nécessaire au travers des médias professionnels ou généralistes. Mais également créer un lieu de rencontre pour les professionnels de la transmission, enseignants, formateurs, éducateurs, où il leur sera possible de faire part de leurs expériences. »

Savoirs & Connaissances constitue un relais privilégié d’informations relatives tant au livre papier qu’au livre numérique. Témoignages d’experts, actualités liées à l’enseignement et aux évolutions de la communauté éducative, autant de contenus qui seront proposés aux internautes dans une optique d’acquisition et de transmission des savoirs et connaissances, que ce soit dans le milieu scolaire ou de façon personnelle.

Cette initiative récente revêt un intérêt certain non seulement pour les professionnels du livre que pour les parents et professeurs car elle permet aux plus jeunes, encore étudiants, de comprendre les enjeux du numérique et l’évolution des technologies qu’ils appréhendent chaque jour via un canal familier et intuitif.

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Formation Edinovo : éditeurs d’ouvrages numériques

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La prochaine session de formation Edinovo, filiale de l’a’sfored créée en juin 2014, débutera le 15 octobre prochain et aura pour thème « l’efficience professionnelle vers l’édition numérique ». Il s’agit d’un cycle professionnalisant de 20 jours, soit 140 heures, qui s’adresse aux éditeurs et responsables de publication sensibles aux évolutions du livre dans le domaine numérique. Coup d’œil sur cette formation aux objectifs et méthodes d’apprentissage multiples.

Les participants devront avoir une connaissance approfondie des différents aspects liés à l’édition papier afin de mieux comprendre les enjeux et modèles de l’édition numérique. Au terme de la formation, ils auront acquis des techniques et seront capables de maitriser des outils de production numérique. Au-delà de la réflexion en termes d’investissements et de conception, ils seront formés à l’accompagnement commercial de l’ouvrage numérique produit et à la gestion des relations contractuelles.

Le cycle propose un aperçu global des différents aspects et facettes de l’édition numérique. Les participants se familiariseront dans un premier temps avec le contexte et les différents acteurs de la chaine et appréhenderont, grâce à des ateliers variés, la mise en place d’un projet numérique non seulement dans ses aspects techniques mais aussi juridiques et économiques.

La formation sera animée par une série de spécialistes (concepteurs et producteurs d’ouvrages numériques, juriste, consultant en business mobile, e-marketeur, e-diffuseur, etc.) qui partageront leurs connaissances dans le domaine par le biais de cas concrets, d’exemples multiples, de témoignages et d’expériences innovantes. Les participants auront accès, tout au long du cycle de formation, à une plateforme où des contenus seront mis à leur disposition et actualisés selon les modules abordés.

Pour vous inscrire et découvrir le programme complet de la formation, rendez-vous ici.

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