Les rendez-vous à ne pas manquer sur le stand du PILEn à la Foire du Livre

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Retrouvez le PILEn à la Foire du Livre au stand 114 sur lequel sera représenté l’ensemble de la profession des métiers du livre en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Venez y rencontrer différents acteurs issus de trois pôles de la chaine du livre, à savoir les auteurs (Maison des Auteurs – SACD-Scam), des éditeurs membres de l’association Espace Livres & Création et de l’ADEB (Aden, Tétras Lyre, Le Cormier) et enfin des libraires (Librel). Sera également présente la revue de jeunes critiques KAROO ainsi que le portail des auteurs BELA. Voici le programme des différents rendez-vous à ne pas manquer sur le stand du PILEn :

Jeudi 26 février

  • 14h : l’intérêt des réseaux sociaux pour le secteur du livre (Cécile Palusinski, Numered Conseil)
  • 16h : introduction au crowdsourcing (Cécile Palusinski, Numered Conseil)

Vendredi 27 février

  • 11h30 : présentation du PILEn et de ses activités (Morgane Batoz-Herges, PILEn)
  • 12h : l’édition dans les régions françaises, l’exemple de l’Alsace (Cécile Palusinski, Numered Conseil)

Samedi 28 février

  • 10h-11h30 : permanence de Lettres numériques, média partenaire du PILEn (Gaëlle Noëson, Lettres Numériques)
  • 11h30 : présentation du PILEn et de ses activités (Morgane Batoz-Herges, PILEn)
  • 12h : quelle typographie pour le livre numérique ? (Sébastien Vellut, Caractères Mobiles)

Dimanche 1er mars

  • 11h30 : présentation du PILEn et de ses activités (Morgane Batoz-Herges, PILEn)
  • 12h : Inter-opérabilité et enrichissements du livre numérique (Sébastien Vellut- Nathaniel Rudavsky-Brody, Caractères Mobiles)

Lundi 2 mars

  • 11h30 : présentation du PILEn et de ses activités (Morgane Batoz-Herges, PILEn)
  • 12h : introduction à la lecture sociale (Louis Wiart)
  • 12h30 : réseaux socionumériques de lecteurs, comment ça fonctionne ? (Louis Wiart)

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Les rencontres du Pôle numérique à la Foire du Livre

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La Foire du Livre de Bruxelles vous donne rendez-vous au Pôle Numérique pour toute une série de rencontres.

Voici le programme complet des différents débat et conférences organisés au Pôle Numérique :

Vendredi 27 février

Samedi 28/02

  • 12h : Librel, le portail numérique des libraires – Organisé par le PILEn et Librel
  • 13h : Créer une relation équilibrée avec la technologie – Organisé par les Editions Jouvence, avec Alia Cardyn
  • 14h : Les nouvelles formes de prescription littéraire sur le net – Organisé par le PILEn, avec Louis Wiart, Michel Dufranne (chroniquer culturel), Lorent Corbeel (Karoo), Jessica Milcamp (booktubeuse « Jess Livraddict »)
  • 16h : Edition numérique belge: tendances 2014 et perspectives pour 2015 – Organisé par le PILEn, avec notamment Stéphanie Michaux (Primento), Pierre de Mûelenaere (Onlit), Jean-Marie Delmotte (Averbode), Simon Casterman (Casterman).
  • 17h : Lettres Numériques, un média sur l’actualité numérique en Belgique – Avec Gaëlle Noëson (coordinatrice Lettres Numériques)

Dimanche 1er mars

  • 13h : L’édition numérique : Québec vs. Belgique – Organisé par l’ANEL, avec Gilles Herman et Louise Alain
  • 15h : Une puce dans la tête – Organisé par FYP Editions et animé par Philippe Bultez Adams, avec Dorian Neerdael et Florence Devesa

Lundi 2 mars

  • 11h : présentation de deux initiatives de la Fédération Wallonie-Bruxelles :

  1. « Lirtuel », la plateforme de prêt numérique mise en place par le réseau de lecture publique de la Fédération Wallonie-Bruxelles avec la société québécoise De Marque – Avec Philippe Coenegrachts, Jean-François Cusson et Marc Hébert.
  2. « Eurekoi », le nouveau réseau en ligne de réponses aux questions des usagers (partenariat entre 50 bibliothèques françaises et de la Fédération Wallonie-Bruxelles) – Avec Silvère Mercier et Nicolas Borguet.

Pour plus d’informations sur plusieurs de ces différentes rencontres, rendez-vous ici.

Retrouvez le programme complet des rendez-vous organisés par la Fédération Wallonie-Bruxelles (stand 316), via ce lien.

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Edito

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En raison de la Foire du Livre qui se déroule la semaine prochaine à Bruxelles, du 26 février au 2 mars, Lettres numériques ne paraitra pas le vendredi 27 février.

En attendant notre retour, n’hésitez pas à nous faire part de vos réactions, vos projets ou vos actualités numériques à l’adresse habituelle !

Bonne Foire à tous !

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Le logiciel qui transforme les textes en musique : Transpose

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Les livres sont indéniablement des vecteurs de sentiments. Qui peut avouer n’avoir jamais été influencé émotionnellement par ce qui se dégageait d’un livre qu’il était en train de lire ? Désormais, on va pouvoir éprouver une nouvelle fois les émotions transpirées par un texte non pas par la lecture mais mais plutôt par l’audition grâce au logiciel Transpose.

La Route de Cormac McCarthy

L’artiste Hannah Davis et le chercheur Saif Mohammad ont imaginé et programmé un algorithme qui traduit en sons un texte littéraire selon les émotions qu’il est supposé dégager. Pour ce faire, environ 14000 mots ont été répertoriés et classés dans 8 catégories correspondant à 8 émotions majeures telles que la joie, la tristesse, le dégout, la confiance, l’anticipation, la surprise, la colère et la peur. Ainsi, le logiciel scanne le texte littéraire et crée une composition musicale en fonction du nombre de récurrences des différentes émotions.

Pour composer ce morceau, plusieurs règles ont été établies, si l’ensemble du texte est plutôt positif, il sera joué en tonalité majeure et sur une base mineure si l’ensemble du texte génère plutôt des sentiments négatifs; les notes sont plus courtes si les zones sont émotionnellement plus denses et s’il y a un crescendo dans l’émotion, la mélodie devient plus dissonante. Le logiciel va même plus loin : il analyse certains champs lexicaux pour juger du rythme adéquat.

Le Petit Prince

Concrètement, comment ça marche ?

Transpose analyse le texte d’entrée et génère un profil d’émotion. Ensuite, le système crée des valeurs pour le tempo, les gammes, la tonalité et des séquences de notes pour plusieurs mélodies. Ces valeurs sont fournies à JFugue, un programme en Open Source pour la programmation de musique et ce dernier génère le fichier audio appropriée.

Les améliorations à venir

Le projet est audacieux et même si les mélodies semblent parfois assez simplistes, le travail demandé n’en est pas moins colossal. Les deux chercheurs envisagent déjà de nombreuses innovations comme, par exemple, la possibilité de jouer des refrains pour illustrer la récurrence de lieux ou de certains personnages ou encore de capturer l’activité des personnages et la retranscire dans la musique, c’est-à-dire que les mots liés au mouvement (course, danse, combat…) accélèreraient la cadence tandis que ceux évoquant le calme et l’immobilité la ralentiraient. On se réjouit de ce projet et on espère que d’ici quelque temps, Transpose pourra servir entre autres à créer des bandes originales de romans.

V. D’Anna

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L’auto-édition à la française : Librinova

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L’auto-édition gagne du terrain chez les anglophones et s’installe dans notre paysage éditorial. Quels changements dans son sillage?

En 2013, l’auto-édition américaine démontre, chiffres à l’appui, qu’elle n’a rien d’un feu de paille : de 2012  à 2013, le nombre de livres auto-publiés a crû de 17%. Les titres au format papier ont bondi de 29% : le papier permettrait aux auteurs auto-édités d’atteindre une audience plus vaste. Détail intéressant, 75% du marché américain de l’auto-édition est aux mains de trois sociétés, Smashwords, CreateSpace et Lulu…

Pendant ce temps en France

Laure Pretelat et Charlotte Allibert

À la même époque, l’auto-édition commence à faire parler d’elle de notre côté de l’Atlantique. Laure Pretelat et Charlotte Allibert sont alors respectivement directrice générale et responsable du développement numérique aux Éditions First-Gründ. Elles y voient s’échouer une masse de manuscrits et sentent venir la tendance de l’auto-édition. « C’est le moment de lancer une plate-forme d’auto-édition numérique sur le marché français », se disent-elles. De collègues, elles deviennent alors associées et lancent « Librinova » en mars 2014, une plate-forme d’auto-édition.


« Au Salon du Livre [2014], nous voyons que les auteurs sont de plus en plus au courant de l’auto-édition, et qu’elle les intéresse de plus en plus » raconte Charlotte Allibert. La plate-forme Librinova se veut donc au service des auteurs. Librinova assure la conversion au format e-book et la diffusion aussi via les sites de 97 libraires qui vendent au numérique. Jusqu’à la millième vente, 100% du revenu de ces ventes revient à l’auteur : « ce sont vous, les auteurs, qui faites votre propre succès » insiste Charlotte Allibert. À partir de 1000 ventes, la plate-forme retient 10% des ventes. Sur les 170 livres publiés cette première année, deux ont dépassé le seuil des 1000 ventes et un autre s’en approche. Librinova ne sélectionne pas, publie quasiment tout ce qu’elle reçoit et travaille à promouvoir au maximum ses auteurs.

Pour peaufiner leur manuscrit, les auteurs peuvent choisir de recourir à des services payants de relecture, de communication, de conception de la couverture. « Plus de la moitié de nos auteurs optent pour des services payants. C’est de là, d’ailleurs, que nous tirons la plupart de nos revenus. On sent cette demande pour un service « clé-sur-porte »" détaille Charlotte Allibert. Il arrive que des auteurs, lisant les commentaires de leurs lecteurs (« il y a trop de fautes d’orthographe » ou « la fin est un peu décevante »), choisissent d’amender leur texte, éventuellement avec l’aide d’un correcteur. « Ça, c’est un avantage du numérique: un auteur peut retravailler son texte et, quasi immédiatement, le mettre à nouveau à la disposition du public ».

Lorsqu’un livre auto-édité est plébiscité par le lectorat, les deux fondatrices enfilent leurs casquettes d’agents littéraires. Elles tâchent de dénicher un contrat d’édition aux chouchous des lecteurs, en contactant des maisons d’édition au calibre de ces livres. Après une petite année d’existence, « trois auteurs en bénéficient déjà et deux sont en attente ». Les maisons d’édition, qui rentrent à ce stade dans le jeu, apportent une certaine visibilité et une reconnaissance autre aux auteurs. Ceux-ci verront peut-être leurs livres au format papier en piles sur les tables de la librarie d’à côté : « nous croyons que l’édition doit regarder vers l’auto-édition, c’est un vivier à talents du futur. Notre bonne et grande surprise de cette première année, c’est d’avoir découvert beaucoup de manuscrits d’excellente qualité ».

Librinova innove en France mais, une chose est claire pour les fondatrices, « nous voulons que notre système s’intègre dans l’écosystème traditionnel des auteurs, des maisons d’édition, des librairies » déclare d’emblée Charlotte Allibert. Librinova intègre tous ces acteurs au fil du circuit de ses livres. Au passage, elle bouscule leurs rôles : avec Librinova, le bon auteur est aussi un auteur informé ; le lecteur est aussi un lecteur critique ; les correcteurs extérieurs accomplissent la mission pour laquelle ils sont payés ; les maisons d’édition donnent à voir à travers les canaux qu’elles connaissent. Et Librinova met en réseau tous ces fragments du livre!

Si vous voulez en savoir plus sur les chiffres américains de l’auto-édition, lisez le rapport 2013 de Bowker. Et si vous voulez voir de plus près Librinova, c’est par là.

Ailleurs sur Lettres numériques

L’auto-édition gagne du terrain chez les anglophones, comme mentionné dans l’article « Le marché britannique de l’ebook« .

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Le réseau Carel fait le point sur le projet PNB

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Cette semaine est paru le compte rendu du réseau Carel à propos du projet PNB (prêt numérique en bibliothèque). Le communiqué synthétise les différents éléments qui constituent actuellement l’offre aux bibliothèques publiques. Globalement, le réseau Carel se montre optimiste vis-à-vis du projet. Il met cependant en lumière certains aspects qui, selon lui, doivent être améliorés afin que l’initiative puisse être viable à long terme. Lettres Numériques s’est penché sur la question et vous livre une synthèse des différentes observations du compte rendu Carel.

Les avantages du projet PNB

Dans son communiqué, le réseau Carel met en évidence les nombreux avantages du projet PNB, parmi lesquels une offre enrichie (13 000 titres à ce jour), de nombreux éditeurs engagés et une lecture en mode connecté ou déconnecté sur liseuse, tablette, smartphone, etc. Les avantages de PNB ne profitent pas uniquement aux lecteurs mais également aux bibliothèques qui peuvent désormais bénéficier d’une offre numérique plus intéressante que les autres offres proposées. Le projet PNB offre en effet à ces établissements :

  • la possibilité d’acheter des titres à l’unité et non par bouquets ;
  • le recours à leur propre plateforme de prêt ;
  • l’absence d’accès pour les éditeurs aux données de leurs usagers ;
  • la garantie de prêter les titres acquis, et cela même si l’éditeur n’est plus en mesure d’assurer l’accès aux fichiers numériques ;
  • l’engagement en tant que bibliothèques ou réseaux locaux mais aussi en tant que réseaux de bibliothèques publiques ;
  • l’accès à terme à l’ensemble de la production éditoriale numérique.

Les facteurs bloquants

Si le réseau Carel n’hésite pas à mettre en évidence les avantages du projet PNB, il ne manque pas de souligner également l’hétérogénéité de l’offre des éditeurs, que ce soit au niveau des prix, du nombre d’emprunts simultanés et total, de la durée de validité d’un lot de jetons achetés pour un livre, de la durée maximale d’un prêt, etc. Carel insiste dès lors sur deux facteurs susceptibles, selon lui, d’entraver le développement du projet PNB.

1) Le premier fait référence à la notion de péremption des lots de jetons achetés par une bibliothèque pour un livre, concept en contradiction avec le rôle même des bibliothèques qui est d’assurer un accès aux œuvres dans la durée. L’achat des jetons n’est donc pas pérenne et est soumis à une limite dans le temps. Cette contrainte de péremption engendre bien souvent des coûts conséquents pour les établissements qui, dans bien des cas, ne parviendront pas à écouler leur stock dans les délais impartis. Cela a pour conséquence de pousser les bibliothèques à opter pour une politique d’acquisition des livres « orientée best-sellers » puisque les nouveautés ont tendance à s’écouler plus rapidement. C’est ici un autre rôle de la bibliothèque, à savoir la mise en valeur du fonds des éditeurs (livres moins récents), qui est remis en question.

2) Le deuxième élément pointé par le Réseau Carel concerne les tarifs pratiqués par un certain nombre d’éditeurs qui sont estimés trop élevés. Le maintien d’offres pécuniairement trop disparates pourraient, selon Carel, amener trois grands dangers pour PNB : une mise à l’écart du projet par la majorité des bibliothèques (d’autant plus qu’elles rencontrent des difficultés budgétaires), la mise en place d’une politique d’acquisition sélective des ouvrages en fonction de leurs prix (et donc des éditeurs) et enfin le manque de succès de PNB auprès des usagers, ce qui pourrait engendrer une réduction des budgets des bibliothèques alloués au projet.

Les propositions de Carel

Pour permettre à PNB de s’épanouir et de gagner du terrain, Carel encourage les éditeurs prenant part au projet à abandonner la notion de péremption des lots de jetons, choix qui a d’ailleurs été effectué avec succès sur la plateforme pretnumerique.ca au Québec. Le fonds éditorial pourra ainsi être préservé et non-discriminé, contrairement aux tendances actuelles. D’un autre côté, Carel souhaite que les éditeurs dont les tarifs sont trop élevés réduisent les prix de leurs livres (ou proposent davantage de jetons sans changer le prix) afin de permettre une adhésion plus importante des bibliothèques à l’offre. Carel appuie cette proposition sur le fait (argumenté) que cela non seulement dynamiserait l’adhésion des bibliothèques au projet mais en outre augmenterait les bénéfices de chaque maillon de la chaîne.

Selon le réseau Carel, PNB constitue une « offre prometteuse », susceptible d’avoir du succès à terme moyennant quelques adaptations des conditions de l’offre. Face à certaines offres de grands acteurs jugées « agressives » par Carel, une réflexion doit être menée pour que les bibliothèques, établissements qui se mobilisent socialement et culturellement, soient préservées dans le nouvel écosystème de la mise à disposition de livres numériques.

Retrouvez le communiqué court du Réseau Carel ici.

Pour lire la communication complète, c’est par .

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Présentation de « Lirtuel », plateforme de prêt numérique du réseau de lecture publique belge à la Foire du Livre de Bruxelles

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Nous vous l’annoncions dans un précédent article : « Lirtuel », la plateforme de prêt numérique des bibliothèques publiques de Wallonie et de Bruxelles sera bientôt disponible pour les bibliothèques concernées et leurs usagers ! Envie d’en savoir plus ? Rendez-vous à la Foire du Livre de Bruxelles pour la présentation de cette initiative de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de ses partenaires, les Provinces wallonnes et la Ville de Bruxelles.

L’inauguration de « Lirtuel » se déroulera au Pôle numérique le 2 mars 2015 à 11h, à l’occasion de la Foire du Livre de Bruxelles. Ne manquez pas la présentation de cette nouvelle plateforme ainsi que d’Eurêkoi, interface de questions-réponses mise en place par 50 bibliothèques belges et françaises, à destination des internautes. Dans un second temps, se tiendra un débat autour des modèles de prêt numérique émergents en France, au Québec et en Belgique.

Les échanges seront modérés par Jean-François Fueg, responsable du Service de Lecture publique de la FWB. Plusieurs invités seront également présents : Jean-François Cusson (Réseau des bibliothèques publiques du Québec), Philippe Coenegrachts (Directeur de la Bibliothèque des Chiroux – Province de Liège) et Marc Hébert (Société de Marque – Québec).

Dès le 2 mars, les usagers des bibliothèques publiques seront donc en mesure d’emprunter des livres numériques et d’accéder gratuitement à une offre de plusieurs milliers de titres. Ils pourront consulter ces ebooks sur ordinateur, tablette, liseuse, smartphone, et cela pendant une période de prêt d’un mois.

Quelques jours plus tôt, le public pourra également découvrir Librel, portail des libraires qui sera présenté quant à lui le 28 février à 12h à l’occasion de la Foire du Livre également.

À relire sur Lettres Numériques :

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Le premier cahier de dessin animé : à vos crayons !

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Le cahier de dessin animé est un concept original paru aux Éditions animées et mis au point par Claire Faÿ et Pierrick Chabi. L’enfant colorie les objets et personnages du cahier pour ensuite les mettre en mouvement grâce à une application. Une nouvelle initiative qui tend à créer une symbiose entre le papier et le numérique. Pari réussi !

En apparence, il s’agit d’un livre de coloriage classique qui contient 16 feuilles de dessins. Mais concrètement, comment cela fonctionne-t-il ? L’enfant colorie les pages avec des crayons traditionnels. Il prend ensuite une photo de son chef d’œuvre avec une tablette ou un smartphone, étape qui peut être réalisée avec l’aide d’un adulte car le cadrage de l’image n’est pas facile à réaliser. L’application Wakatoon préalablement téléchargée sur le support de lecture permet de mettre en mouvement le dessin colorié par l’enfant. Magique non ?

Pour mieux comprendre et visualiser les étapes, voici une démonstration vidéo :

Papier et numérique interagissent dans ce projet. L’œuvre graphique de l’enfant est transformée en film d’animation personnalisé qui permet de jouer avec les formes, les couleurs et désormais les mouvements. Le dessin n’est plus figé grâce au numérique, lequel apporte une nouvelle dimension au papier, sans toutefois le remplacer.

Le cahier de dessin animé a été lancé le 28 janvier dernier, à l’occasion d’une rencontre avec ses créateurs à la Gaîté lyrique, lieu des cultures à l’ère du numérique. Le cahier est disponible chez votre libraire habituel (physique ou en ligne) au prix de 12,90€ et l’application Wakatoon est quant à elle téléchargeable de manière gratuite pour IOS et Android uniquement :

  • IOS (iPad, iPhone, iPod)
  • Android (tablettes et smartphones)

Petit bémol : si vous possédez un smartphone de la marque Nokia sous Windows ou bien une tablette Kindle Fire, vous ne pourrez donc pas télécharger l’application qui permet d’animer les dessins du cahier. Dommage ! Vous voilà avertis… Cependant, vu le nombre moyen d’appareils de lecture que possède une famille à l’heure numérique, cela ne devrait en principe pas constituer un problème majeur.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Cahier de dessin animé et de l’application Wakatoon.

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Alain Esterzon : « Revues.be, une vitrine en numérique pour les revuistes »

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Lettres Numériques a rencontré Alain Esterzon, coordinateur éditorial de revues.be, plateforme des revues francophones littéraires et artistiques. Nous l’avons interrogé sur la genèse de l’initiative et sur les opportunités générées par cette réalisation numérique mutualisée.

Naissance d’un projet mutualisé

Dès 2009, il est apparu intéressant au Service général des lettres et du livre d’établir un état des lieux des revues littéraires francophones, la grande majorité étant traditionnelles, et seules quelques-unes présentes sur Internet. Ce rapport réalisé par Alain Esterzon, économiste du livre et lui-même éditeur et revuiste, s’est focalisé sur la perception du numérique par les acteurs concernés. Un an plus tard le Plan de développement numérique de la chaîne du livre en Fédération Wallonie-Bruxelles était lancé. Dans ce contexte, l’étude ne fut pas reléguée dans un tiroir puisque le Service de la promotion des Lettres propose alors d’aller plus loin dans la réflexion sur le taux d’équipement et de production informatiques des revuistes. Alain Esterzon explique :

« Tous les revuistes ont compris qu’avec le numérique, il y a désormais un deuxième métier à maîtriser. Mais une forme d’attentisme devant cette mutation freinait les initiatives individuelles. C’est pourquoi a surgi, sous la houlette du Service général des lettres et du livre, le projet de mutualisation des efforts pour une présence active des revues sur le Net.

Conscientisation, « plan de vaccination » au numérique, la plateforme revues.be est apparue comme l’opportunité pour toutes et tous les revuistes de numériser leurs textes et leurs illustrations et de leur donner une visibilité optimale, dans le giron de la Fédération Wallonie-Bruxelles. En effet, outre son existence propre sur le Net, la plateforme revues.be bénéficie des liens avec le réseau des bibliothèques publiques  et avec les grands portails de collecte de données culturelles numériques dont fait partie la Fédération Wallonie-Bruxelles, tel Europeana par exemple. »

En 2014, la Fédération Wallonie-Bruxelles via, entre autres, son Fonds d’aide à l’édition allait soutenir la  création et le lancement de la plateforme.

Contenu de revues.be

La plateforme revues.be est conçue et développée avec le système open source de gestion de contenu Joomla!, par la société Mijim à Bruxelles, comme maître d’ouvrage, sous la coordination éditoriale d’Alain Esterzon.

Le principe est d’offrir à chaque revue ses pages propres, mais dans une architecture, une mise en page et une typographie identiques. La couverture, le sommaire, des textes, notes photos, illustrations, vidéos de chaque numéro de revue sont cliquables sur la plateforme. Sont publiables sur revues.be le numéro le plus récent de la revue, autant que les autres parutions précédentes ou certains numéros d’archive.

Figurent également, pour chaque texte publié en ligne sur revues.be, les 15 champs de métadonnées du Dublin core. (Ces champs restent à compléter pour le moment.)

Et bien sûr, des liens guident vers l’adresse des revuistes les visiteurs désireux d’acquérir un exemplaire ou un abonnement numériques ou papier. Bientôt sera activé aussi un lien vers librel.be, la plateforme de vente en ligne des librairies indépendantes francophones de Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les opportunités du numérique pour le monde culturel associatif

Le numérique permet de diffuser et de sauvegarder le travail littéraire d’envergure mené par les revuistes francophones de la Fédération Wallonie-Bruxelles : nouveauté et fonds éditorial variés dans tous les domaines littéraires au sens large (fiction, poésie, théâtre, récits, essais, biographies, notes de lectures, concours d’écriture, …) et dans les domaines artistiques (arts de la scène et arts plastiques, cinéma, vidéo, anthropologie et sémiologie de l’art, …). Et ce en langue française, en langue allemande, mais aussi en langues endogènes régionales culturellement actives en Fédération Wallonie-Bruxelles : wallon, champenois, lorrain, picard, brabançon bruxellois, …

Mais que permet encore davantage le numérique dans le domaine littéraire et artistique ? Lorsqu’on en vient à cette question, Alain Esterzon ne tarit pas d’éloges à propos des possibilités qu’offre le numérique :

« revues.be est une vitrine mutualisée qui bénéficie d’une visibilité et d’une diffusion internationales ; en ce sens elle va à la rencontre de tout public spécifiquement passionné de francophonie et d’art, qu’il s’agisse par exemple des Wallons du Wisconsin, des écrivains du Val d’Aoste, des étudiants du Sénégal, des chercheurs en Lettres francophones d’Europe Centrale ou des États-Unis, des compagnies théâtrales ou de danse d’Afrique, des vidéastes de France ou du Canada…  Le Net offre au monde culturel associatif un évident référencement et des projections innombrables auxquels le papier, aujourd’hui, répond plus poussivement et partiellement. »

Le troisième apport du numérique, essentiel selon Alain Esterzon, est d’offrir l’opportunité aux revuistes de préparer la relève, d’intégrer maintenant la génération montante, de travailler avec les jeunes passionnés de littérature et d’art, d’assurer la relève éditoriale, de connaître les nouveaux intervenants graphiques et les circuits de distribution du monde numérique. « Avec le numérique, les jeunes revuistes, alliés aux plus anciens, apporteront la vidéo, le son, les montages littéraires et artistiques, et toutes les nouvelles possibilités d’expression et d’échanges dans le domaine culturel sur support numérique et diffusé sur le Net. »

Local et global

revues.be se réfère bien volontiers au principe de localité et de globalité. Alain Esterzon conclut en insistant sur cet aspect : « La plateforme revues.be est le fruit de relations « à l’ancienne » pour faire du nouveau. Les revuistes membres de revues.be se rencontrent trimestriellement pour le suivi et l’évolution de la plateforme ; une lecture de textes et poèmes clôt la séance. Les projets individuels s’expriment et se confrontent à la lumière des nouvelles technologies ».

Aujourd’hui, associer le papier et le numérique est devenu pour toutes et tous une évidence. « La projection numérique est une chance si on la gère humainement. C’est pour beaucoup encore, un nouveau domaine d’action qui permet de recentrer les idées des acteurs culturels et de ressourcer leur dynamisme à un moment où la diffusion traditionnelle papier pose de multiples questions. »

Billet rédigé en collaboration avec Alain Esterzon

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Le marché britannique de l’ebook

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À en croire les chiffres, le marché du livre britannique s’est moins bien porté  en 2013 qu’en 2012. Tout le marché ? Non : le livre numérique continue à faire des heureux, tranquillement…

L’industrie du livre britannique vaut tout de même son pesant de… livres : d’après les statistiques de l’association locale des éditeurs (Publishers Association), ses revenus ont atteint 4,7 milliards de livres en 2013. À l’instar de l’Allemagne et des États-Unis, à la différence de l’Espagne ou de la France, l’industrie n’a pas faibli. Un petit tiers de ces revenus, 30%, seraient issus du numérique, produits et services inclus. Et les Britanniques sont champions du monde à l’exportation, forts de leur langue et de leur culture répandues mondialement : les ventes à l’exportation compteraient pour 40% des revenus des éditeurs britanniques, selon la Publishers Association.

Dans l’ombre des « 50 nuances… »

En 2o13, les vente de livres au format papier ont décliné : seulement 183.9 millions d’exemplaires ont été vendus, soit 9.8% de moins que l’année précédente.  La baisse de revenus qui s’en est ensuivie a été quelque peu compensée par l’augmentation du prix moyen des livres, à 7.70 £. Comment l’expliquer? 2013 suit 2012, l’année où « Fifty Shades of Grey » a fait exploser les ventes de livres : au faîte de ses ventes, l’oeuvre d’E.L. James a représenté 50% des livres vendus au Royaume-Uni… Pas facile de faire aussi bien l’année suivante, sans un tel best seller à la vitrine!

Notons également qu’en décembre 2014, Waterstones a vu ses ventes de livres papier augmenter de 5%. Par contre, les Kindle, qui avaient fait fureur quand Waterstones avaient commencé à les distribuer, ont beaucoup moins séduit à l’approche du sapin, d’après la librairie et son CEO James Daunt, au Telegraph.

Le livre numérique n’a pas fini de gagner du terrain

Pourtant, les Britanniques lisent en numérique : entre janvier et septembre 2013, deux millions d’utilisateurs britanniques ont découvert les joies du numérique. Résultat, en 2013, 80 millions d’ebooks ont été vendus. Les ventes de livres digitaux pour l’année ont culminé à 509 millions de livres sterling. À titre de comparaison, en 2o11, les ventes de livres numériques représentaient 258 millions de livres sterling… En deux ans, ce montant a plus que doublé ! Dans la première partie de 2014, les éditeurs britanniques ont vu leurs ventes de contenus digitaux augmenter de 10%. Des chiffres pour la suite de l’année ne sont pas encore disponibles.

Désormais, un livre sur quatre est un ebook au Royaume-Uni : parmi eux, 39% relèvent de la fiction et 42% sont des livres à vocation académique ou scolaire. Ces catégories, à elles deux, totalisent donc 412 millions de livres sterling des revenus des éditeurs.

Nouveauté 2014, Kindle Unlimited est arrivé au Royaume-Uni au tarif de 7,99 livres par mois. Quel impact sur les habitudes de lecture et d’édition au numérique ? Affaire à suivre…

Ces chiffres semblent démentir cette idée que la croissance des livres numériques aurait atteint un palier. Ils semblent indiquer aussi que les éditeurs britanniques ont tout intérêt à pouvoir tirer un revenu de ce qui constitue 25% des livres lus, mais moins d’un quart de la valeur du marché du livre, les lives numériques étant en général vendus moins chers que leurs équivalents papier… Notons aussi que les livres en langue anglaise, a fortiori au format numérique, s’exportent facilement tout autour du monde : un atout à ne pas négliger!

Et les auteurs auto-édités, dans tout ça?

18 millions de livres auto-édités ont été achetés en 2013, pour un montant total de 59 millions de livres sterling. Ces nouveaux venus dans l’industrie du livre représentent là 5% de tous les livres achetés en 2013, 20% de toutes les ventes d’ebook et 12% des dépenses : ils sont en moyenne moins chers que leurs équivalents édités traditionnellement, leur prix tournant autour de 2 livres sterling. On observe tout de même une tendance à l’alignement de ces prix. Les genres dont raffole l’auto-édition ? Les thrillers, la fantasy, la fiction plus généralement… pour le moment! Les experts s’accordent en tous cas sur un point : estimer la portée du phénomène de l’auto-édition n’est pas une mince affaire.

Les chiffres de 2013 nous laissent face à des questions : en quelles quantités le livre numérique continuera-t-il à séduire ? Plus fondamentalement, la lecture, de livres numériques ou papier, retiendra-t-elle l’attention de ses lecteurs, tentés également par les films, les jeux et tout ce qu’offre un internet toujours plus présent? Les chiffres de 2014, dès leur sortie, nous donneront sans doute quelques éléments de réponse à ces vastes questions. Ce que l’on y suivra avec une curiosité toute particulière : l’impact de l’arrivée de Kindle Unlimited sur le nombre de livres lus au numérique et la part qu’y représenteront les auteurs auto-publiés.

Ailleurs sur la toile:

Les chiffres aux États-Unis et au Royaume-Uni décryptés par publishingtechnology.com, en anglais ici.

La BBC fait le point sur la lecture en Grande-Bretagne en 2013 ici.

Ailleurs sur Lettres numériques :

L’ebook en Allemagne

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