Edito spécial : son et numérique

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L’epub 3 fait miroiter de nouvelles possibilités en termes d’enrichissements. Parmi celles-ci : le son. Cet été, Lettres numériques a souhaité interroger les relations entre le son et la lecture, qu’elle soit numérique ou non. Qu’il soit musical, narratif, gadget ou informatif, le son peut conditionner notre lecture et la modifier. Comment ? Vous le découvrirez tout au long de ce dossier spécial !

Au programme de ce dossier spécial :

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Aux frontières des mots et de l’espace

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Julie de Muer, Nathalie Paquet et Mélanie Godin ont toutes trois mêlé les mots, un certain sens du territoire et les nouvelles technologies pour proposer des projets aussi divers que novateurs.

Marseille by night, comme si vous y étiez

Vous rêvez de vous évader le temps d’une promenade nocturne à Marseille ? Il suffisait de demander : depuis avril 2014 et l’arrivée des beaux jours, ce site vous emmène dans les ruelles marseillaises rendues par des photos prises à 360 degrés, au son d’une ville qui plonge dans la nuit et de la musique créée par Christophe Perruchi. Voix et carte Google vous guident à travers les méandres de la ville phocéenne. À l’origine de cette initiative ? Les promenades sonores dans la région, «à suivre à pied ou à l’oreille». En suivant ce lien, vous pouvez d’ailleurs voir Julie de Muer, conteuse urbaine de profession, à la pêche aux sons… Bonne écoute!

(Vieilles) pierres, murmures et technologies

Nathalie Paquet est l’initiatrice d’Urban Expé qui, depuis 2012, offre une mise en récit numérique du territoire : « avec Urban Expé, les récits se donnent à voir à travers le territoire. L’idée est de lier tangible et numérique pour vivre l’histoire qui est racontée », raconte-t-elle. Concrètement ? Les familles et autres amateurs de jeux de piste peuvent découvrir l’histoire du village de Carennac en suivant une piste jalonnée de codes QR, à la recherche du moine Bidule disparu au XIXe siècle. L’ADN d’Urban Expé ? Faire vivre la ville différemment et, au passage, donner à monsieur-tout-le-monde-en-vacances l’habitude et l’envie de jouer avec la technologie et le territoire. Ses clients ? Des villes, des musées, des offices du tourisme et, dans une moindre mesure, des entreprises. Ceux-ci, à leur tour, ouvrent ces créations au grand public, dont des familles. « Le territoire est à la fois le support et l’objet de la narration, et la narration évolue en fonction du média qui la traduit » explique encore Nathalie Paquet. Tout cela fait office de contrainte productive et ouvre la porte à de nouvelles manières d’écrire, qu’elle ne cesse d’investiguer. On attend avec curiosité la suite de ses aventures !

La littérature au coin de la rue

Mélanie Godin est une amatrice de sons et de mots. Avec SonaLitté, elle fait revivre des voix d’auteurs : « j’aime à faire connaître la parole, les mots des poètes et des écrivains à travers la technologie et les nouveaux médias » nous raconte-t-elle. « Il y a là tout un monde à découvrir ». Dans cette même optique, Mélanie Godin concocte un nouveau projet, Poetrip : des balades littéraires au cœur des villes, sous forme d’application. Par la magie de la géolocalisation, celles-ci feraient coïncider lieux, histoires et voix pour le plus grand bonheur des visiteurs. Namur et Gand, en français et en néerlandais respectivement, sont partantes. Mélanie Godin a pu compter sur Vselovod Salnikov et Renaud Lambiotte, de l’Université de Namur, pour le développement de l’application. Le prototype de l’application a pu être réalisé grâce à l’appui financier de Smart.be, organisation qui supporte les professionnels de la création à différents niveaux.

Ici, les nouvelles technologies et l’avènement du numérique sont ce qu’on appelle une « contrainte productive » pour les raconteurs d’histoire comme pour les promeneurs : plus concrètement, ces trois nouveaux projets nous appellent à vivre, voir et raconter le territoire autrement. Les vacances ne sont-elles pas le moment idéal pour tenter l’expérience ?

Crédit photo: thenextweb.com (Nick Summers), Google Night Walk in Marseille

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Littérature pour la jeunesse à écouter

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Les livres audio laissent souvent des souvenirs impérissables. Quel trentenaire n’a pas en mémoire ces histoires racontées par des comédiens célèbres ? Peter Pan par Jean Rochefort ? Robin des Bois ou encore Bambi ? Ayant redécouvert il y a peu les Aristochats raconté par Monsieur Louis De Funès himself, la tentation était grande de fouiller plus en avant dans le catalogue de ce qui existe aujourd’hui à l’ère du numérique et des achats en un clic.

Et il faut bien avouer que l’on peine un peu à trouver des livres audio d’une qualité équivalente à nos 33 tours. Alors que Robin des Bois avait obtenu le Grand Prix Académie du Disque Français, les versions Disney actuelles sont souvent davantage une source de stress que de plaisir. Racontées en 10 minutes, les histoires sont résumées en dépit du bon sens, avec un piètre narrateur et une musique en version accélérée. Au final, on a l’impression d’avoir couru un marathon et surtout, personne n’a rien compris à la trame narrative.

Heureusement, les bons vieux vinyles ont trouvé des successeurs à leur hauteur, ces successeurs ne racontent plus les contes de Disney mais la qualité du travail et du produit fini est toujours bien présente.

Petit tour rapide des histoires à écouter…

On peut classer les livres audio pour la jeunesse en deux catégories :

  • les lectures intégrales des romans ou albums ;
  • les histoires résumées et adaptées à l’audio.

Gallimard Jeunesse et la collection Ecoutez lire

On peut trouver des livres audio sous différentes formes. Successeur direct du 33 tours de notre enfance, on trouve bon nombre de CD audio. Gallimard Jeunesse en a d’ailleurs fait son cheval de bataille. Chez cet éditeur, impossible de trouver la version MP3 de Harry Potter ou d’Artémis Fowl sur le site. Vous ne pourrez vous les procurer qu’en achetant le CD. Ceci n’enlève rien à la qualité des récits mais une solution plus pratique aurait pu être trouvée.

Attention cependant à ne pas vous laissez berner par le nom de la collection qui s’appelle « Ecoutez lire ». En effet, le livre n’est pas fourni avec le CD, ce qui semble souvent être regretté dans les commentaires de ceux qui ont acheté le livre en ligne.

Coups de coeur

  • Harry Potter par J.K. Rowling

Harry Potter raconté par Bernard Giraudeau est excellent. Ce comédien français à la voix reconnaissable entre mille n’hésite pas à changer ses intonations selon les personnages. L’environnement sonore de l’histoire est très travaillé également et l’histoire est divisée en chapitres, chaque plage reprenant un chapitre complet. Pour les fans de la saga, ou pour faire découvrir le personnage aux plus jeunes… une merveille.

Vous pouvez écouter un extrait ici.

Le prix reste cependant assez élevé puisque le CD audio ainsi que le petit carnet explicatif coutent 25,90 euros pour 8h de lecture (pour le tome 1).

  • Mathilda par Roald Dahl

Le roman de Roald Dahl est un peu différent puisqu’il est proposé en version abrégée racontée par un narrateur et une troupe de comédiens. La qualité du récit est également à souligner. Néanmoins, l’histoire et la férocité de certains personnages rendue plus réelle par le jeu des comédiens en font un roman à ne pas faire écouter trop tôt…

Durée : 3h20 et prix : 20, 20 euros

Mais aussi :

Sur le net

La découverte du jour ! Audible.fr, presque trop beau pour être vrai…

Audible.fr est une  librairie en ligne spécialisée dans les livres audio. Elle  propose non seulement de nombreux classiques, bestsellers et nouveautés mais elle propose à son lecteur/auditeur d’acheter ses romans à l’unité ou par le biais d’un abonnement. Attention, les livres sont audibles dans un format propriétaire non exportable, mais transportables via des applications pour mobiles. Autant dire que les écouter dans la voiture va être un peu compliqué à mettre en place. Faut-il le préciser, Audible est une société d’Amazon…

Le catalogue est très impressionnant : entre Toni Morrisson avec son prix Nobel de littérature lu par Anna Mouglialis et Hunger Games lu par la doublure française de Jennifer Lawrence, Audible a compris que ce qui faisait la particularité et l’intérêt des livres audio était de leur prêter des voix connues et inimitables…

Le catalogue jeunesse compte à l’heure actuelle plus de 500 titres et le catalogue adultes est également très riche. Les prix à l’unité restent néanmoins assez élevés puisque le bestseller Hunger Games coûte 17,90 euros mais une formule vous permet de vous abonner pour 4,95 € par mois les trois premiers mois, puis 9,95 € par mois. Pour cette somme,  vous recevez 1 livre audio par mois et profitez de différents avantages.

Lettres numériques va tester la formule à plus ou moins long terme et nous reviendrons vers vous pour vous faire part de nos impressions.

Livres audio gratuits

Enfin, des sites internet spécialisés dans les livres audio gratuits font souvent la part belle à la littérature pour la jeunesse. C’est le cas de Littérature audio.

Sur ce site, on retrouve des grands classiques de la littérature pour la jeunesse libres de droits. On peut y écouter la version audio de célèbres récits comme les contes des frères Grimm, les fables de la Fontaine, les histoires de la Comtesse de Ségur. Cela reste des sites gratuits, il ne faut donc pas s’attendre à une qualité équivalente aux récits cités plus haut. Néanmoins, on y trouve des choses intéressantes en streaming ou téléchargeables en MP3, par exemple :

Vincianne D’Anna

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À chaque livre sa playlist

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Lire un livre en silence ? Voilà une activité de moins en moins répandue, notamment chez les plus jeunes, habitués à écouter en permanence de la musique. Pourquoi dès lors ne pas allier les deux, musique et lecture ? Inspirés des milieux de fanfictions où les internautes échangent leurs recommandations de playlists pour telle ou telle création littéraire, certains professionnels du livre ont décidé d’exploiter le concept. Le principe : ajouter une playlist sur la fiche de présentation de certains livres, une idée qui pourrait bien séduire les mélomanes et attirer de nouveaux lecteurs !

Quoi de plus frustrant en effet que de lire un livre où se multiplient des références musicales dont on a oublié l’air, dont le titre ne nous rappelle rien ou que l’on ne connait tout simplement pas. Pourtant, ces références permettent de s’imprégner de l’ambiance d’une œuvre et de l’appréhender sous un angle différent. Le principe des conseils de playlists échangées entre lecteurs est répandu dans le domaine de la fanfiction. Mais depuis quelque temps, le concept se professionnalise, notamment pour la librairie en ligne ePagine qui y recourt sur son site.

C’est la plateforme Shut up and play the books !, créée en février 2013, qui a eu l’idée, grâce à une équipe de rédacteurs et d’amoureux de la musique, d’ajouter à chacun des livres présents sur le site, un commentaire ainsi qu’une playlist qui reprend la compilation des diverses références musicales des œuvres concernées, récentes ou non. Les playlists sont lisibles sur la plateforme elle-même mais également sur Youtube, Spotify, Whyd et Deezer.

La librairie ePagine a entrepris une collaboration avec le site pour pouvoir ajouter à ses propres livres les playlists en question et ainsi améliorer la visibilité de ses ouvrages. Pour savoir si le livre que vous recherchez comporte une playlist, il suffit de vérifier que le tag « playlist » est bien présent. Les chansons doivent être écoutées au fur et à mesure de la lecture, dans un ordre préétabli qui permet au lecteur d’entrer dans l’univers créé par l’auteur. Pour un exemple, rendez-vous ici.

L’alliance entre musique et lecture se décline sous différentes formes. Cela peut aller d’une playlist qui reprend les différentes références musicales d’un livre à une liste de morceaux qui ont accompagné l’auteur dans l’écriture. Il s’agit alors d’un voyage musical qui permet d’aller à la rencontre de l’écrivain, autrement que par le biais des mots et du texte.

Plus récemment, en juin 2014, les éditions La Bourdonnaye ont publié un recueil de nouvelles intitulé Pentatracks, inspiré de morceaux musicaux choisis par les internautes.  Un concours a été lancé sur le site Shut ut up and play the books ! à l’issue duquel plusieurs morceaux, proposés par le public via les réseaux sociaux, ont été sélectionnés afin de constituer une playlist de référence pour les auteurs qui l’ont ensuite utilisée comme source d’inspiration.

Après les bandes annonces de livres (cf. un précédent article paru dans Lettres Numériques pour en savoir plus), voici donc les bandes originales de livres, nouvelle manière d’aborder la littérature pour le jeune public, moins habitué à la lecture traditionnelle. La playlist devient un autre outil marketing pour le livre, une opportunité pour les libraires comme ePagine d’assurer la visibilité de leurs œuvres auprès d’un large public.

Gaëlle Noëson

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Voxygen, pour de la synthèse vocale dans vos livres numériques

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Voxygen est une jeune start-up de deux ans, spécialisée dans la synthèse vocale. Appartenant au préalable à Orange, elle s’appuie sur une technologie de plus de quinze ans. Aude Garnier, ingénieure commerciale et Alain Richer, responsable du secteur de l’édition chez Voxygen, ont accepté de nous présenter les services qu’offre Voxygen aux éditeurs dans le cadre de ce dossier spécial son et numérique.

Lorsqu’on pense à la synthèse vocale, on pense à la robotique. Mais la technologie a très fort évolué ces dernières années et propose de nouvelles possibilités pour l’édition. Voxygen collabore avec des narrateurs et des comédiens pour que les enregistrements rendent le naturel et l’expressivité d’une voix humaine, en travaillant notamment sur le timbre et l’intonation. Pour arriver à un tel résultat, les narrateurs sont coachés et plusieurs enregistrements sont nécessaires. De cette manière, les scripts élaborés par les linguistes permettent de recomposer différents tons puisque le moteur de synthèse réagit notamment à la ponctuation.

Que peut apporter Voxygen aux éditeurs ?

En plus de travailler avec de très grandes sociétés actives dans des domaines très divers, Voxygen est également actif dans le domaine de l’édition numérique. En intégrant de la synthèse vocale dans un livre numérique, les éditeurs peuvent proposer à leurs lecteurs de suivre la lecture ou de vocaliser une narration. Pour ce faire, une équipe d’ingénieurs travaillent en collaboration avec les éditeurs pour déterminer quelles sont les solutions qui conviennent le mieux à leurs projets éditoriaux. Cette vocalisation s’accompagne d’une vraie éditorialisation car il faut entre autres déterminer les intonations et les voix en fonction des personnages.

Sur quels genres de projets éditoriaux travaillez-vous pour le moment ?

Nous avons commencé par travailler sur des projets éducatifs avec des voix très pédagogiques aux timbres très clairs pour que l’enfant puisse bien intégrer l’information. Pour le moment, le marché de l’expressivité des voix est encore relativement neuf. En quelques années, nous avons énormément progressé en passant de voix de robot à des voix beaucoup plus expressives. Nous travaillons également sur des projets avec des textes relativement courts comme des contes ou des nouvelles, car cela prend beaucoup de temps de travailler les textes. Il s’agit d’une véritable technologie complémentaire au travail éditorial qu’il faut continuer à positionner pour la faire connaitre.

Par ailleurs, nous élaborons également d’autres contenus pour les éditeurs qu’ils peuvent utiliser comme outils marketing, comme par exemple des speechs de héros, à l’instar de prototypes que nous avons faits avec certaines maisons d’édition. Des fichiers sonores ont été élaborés pour que les fans reçoivent un message vocal de la part de leur héros leur annonçant la parution d’un nouvel album par exemple.

À quel type de maisons d’édition s’adresse votre offre ?

Nous travaillons surtout pour le moment avec des petites maisons d’édition qui veulent se démarquer pendant que les grands groupes reviennent doucement de leurs expériences passées. C’est en tous cas une technologie accessible à tout éditeur car nous nous adaptons à leur modèle économique. Vous pourrez voir dès septembre les projets sur lesquels nous travaillons actuellement.

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La bibliothèque en ligne de la Ligue Braille : des livres audio à portée de clic

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Depuis le 20 février 2014, la Ligue Braille a lancé sa bibliothèque en ligne qui permet aux personnes malvoyantes d’accéder à un catalogue de près de 21 000 livres adaptés, sous format braille, audio ou en grands caractères, directement téléchargeables via le site. Focus sur cette initiative qui facilite grandement l’accès à la littérature pour les personnes déficientes visuelles.

Auparavant, la Ligue Braille disposait déjà d’une bibliothèque où les visiteurs pouvaient venir emprunter les livres qu’ils souhaitaient. Depuis 2005, la Ligue est passée des livres audio sur cassettes, relativement peu pratiques à utiliser, aux livres sur CD au format DAISY (Digital Accessible Information System). Tous les livres sont à présents enregistrés sous format DAISY, et ce dans le but d’offrir aux personnes malvoyantes un livre numérique performant et facile à manipuler. Grâce au livre audio DAISY, il est en effet possible d’accéder à la table des matières, de passer des chapitres, de reprendre la lecture là où l’on s’est arrêté ou encore d’ajouter des annotations pour tel ou tel passage (cf. un précédent article paru dans Lettres Numériques pour en savoir plus sur ce format).

Tous les livres audio DAISY, autrefois uniquement disponibles sur CD, sont à présent également accessibles au téléchargement, via la bibliothèque en ligne de la Ligue Braille. Grâce à un identifiant, les membres de la Ligue peuvent se connecter à leur compte personnel et télécharger n’importe quel ouvrage gratuitement et le conserver aussi longtemps qu’ils le désirent, sur l’appareil de lecture de leur choix, que ce soit une tablette, un ordinateur, un smartphone ou un lecteur DAISY. Si le lecteur malvoyant hésite, il peut accéder, grâce à une option du site, à la quatrième de couverture du livre qu’il compte télécharger, non seulement pour se faire une idée de l’histoire mais aussi pour se familiariser avec la voix du narrateur.

Les livres audio sont en effet enregistrés dans les studios de la Ligue Braille par une équipe de volontaires afin de rendre plus agréable la lecture de l’œuvre pour l’utilisateur, les voix de synthèse n’offrant pas encore une expérience très positive au lecteur. Ces livres lus à haute voix et enregistrés sont ensuite convertis en livres audio. La Ligue recherche d’ailleurs toujours de nouveaux bénévoles qui acceptent de prêter leurs voix pour la lecture de nouvelles œuvres littéraires.

Aujourd’hui, peu de livres sont disponibles au format audio car la lecture à voix haute requiert un certain temps. Cependant, la Ligue Braille met tout en œuvre pour essayer de proposer un large panel de livres en tous genres pour enrichir son catalogue en ligne. Romans policiers, science-fiction, livres d’histoire, biographies, etc., la personne malvoyante trouvera son bonheur parmi ce vaste choix de livres présents sur le site de la bibliothèque de la Ligue. Il y trouvera des œuvres variées d’hier et d’aujourd’hui qui contenteront tant les adultes que les plus jeunes.

Le livre audio reste le livre numérique privilégié pour les personnes malvoyantes. Il leur permet d’accéder à la lecture, d’y goûter avec autant de plaisir que pour le livre papier. Alors qu’il faut parfois attendre des mois avant de pouvoir se procurer les dernières sorties littéraires en braille ou en grands caractères, l’ebook audio permet quant à lui d’y accéder plus rapidement. La Ligue Braille a compris cela. Lire un livre audio, c’est lire autrement tout en savourant le plaisir de la lecture.

Gaëlle Noëson

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Edito de vacances

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Après un premier semestre bien rempli et déjà plus de 17 newsletters,  Lettres numériques s’accorde une pause estivale et revient le 25 juillet prochain pour un dossier spécial consacré aux relations entre les ebooks et le son.

En attendant notre retour, n’hésitez pas à nous faire part de vos réactions, vos projets ou vos actualités par email.

Belles vacances à tous,

L’équipe de Lettres numériques

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Le mythique « Un livre dont vous êtes le héros » en numérique

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Au début des années 1980, emboitant le pas des éditeurs anglo-saxons, la maison d’édition Gallimard décide de traduire les premiers tomes de ce qui va devenir un phénomène de société : les livres-jeux. 30 ans plus tard nait la version numérique : ni un jeu vidéo, ni une application mais bien un eBook avec un marque-page, des illustrations de l’époque en noir et blanc (ou en mode « remasterisées » couleur) et des dés en 3D. Les livres-jeux se sont offert une cure de jouvence (avec peut-être le secret espoir de proposer la même à leurs lecteurs d’antan).

« Commencez par lire ceci »
Dans les années 1980, les ouvrages de la collection Un livre dont vous êtes le héros envahissent les cours d’école et atteignent les 14 millions d’exemplaires vendus avec des séries comme « Défis fantastiques » et ses 65 tomes différents. Les thèmes sont assez variés, même si la plupart des aventures relèvent de la fantasy (médiéval-fantastique), de la mythologie, de la science-fiction ou de l’horreur.

Au milieu des années 1990, le genre s’essouffle pour finalement tomber dans l’oubli (du moins du grand public) et ce n’est qu’en 2007 que Gallimard décide, en suivant l’exemple de l’éditeur anglais Wizard Books, de rééditer un certain nombre de romans de la série « Défis fantastiques » et « Loup Solitaire » en partenariat avec deux associations.

Un livre dont vous êtes le héros sur Android et sur iOS

En 2013 et pour fêter les 30 ans de la première parution, Gallimard a proposé une version numérique de « Le Manoir de l’Enfer » (version Android et version iOs). Le développement a été réalisé par la société australienne Tin Man Games, qui proposait déjà tout un catalogue de livres-jeux sur terminaux mobiles en langue anglaise.

Sur le même modèle que le livre papier, le lecteur peut dérouler les chapitres dans l’ordre qu’il souhaite. À lui de choisir sa route, les créatures à combattre et les risques à prendre ou non. Le matériel dont il avait besoin dans les années 1980 (la carte, les dés et la feuille de jeu où sont indiqués les pouvoirs, les armes et les objets) est remplacé par des fonctions propres à l’eBook comme le tirage de dés en 3D par exemple. Les pouvoirs et l’expérience sont quant à eux indiqués par des badges. Enfin, pour permettre au lecteur de profiter des visuels et des illustrations, les créateurs de l’application ont même prévu une galerie d’art.

Le premier tome, Le manoir de l’enfer a été suivi par La forêt de la malédiction (version iOs et version Android). Et il semblerait que Gallimard se soit engagé à publier deux rééditions chaque année afin de conquérir le public des jeunes adolescents.


Le prix reste assez élevé (entre 4,99 euros et 5,49 euros) mais l’expérience est enrichissante et la plongée dans ses souvenirs d’ado n’a finalement pas de prix .

V. D’Anna





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Lit-on la même chose sur un appareil Apple ou Android ?

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La start-up Oyster, implantée aux Etats-Unis et qui se positionne comme le Spotify de la lecture, fait encore une fois parler d’elle avec la publication d’une infographie visant à comparer les habitudes des lecteurs d’Apple et d’Android.

L’on peut en effet se demander dans quelle mesure un utilisateur est influencé par la marque de son appareil et plus encore par l’écosystème proposé : application de lecture par défaut, magasin intégré, emails promotionnels auxquels il est exposé, etc.

L’infographie réalisée par Oyster met en évidence les données suivantes :

  • les utilisateurs d’Android privilégient des ouvrages des catégories « spiritualité » et « santé », tandis que les aficionados d’Apple recherchent surtout des livres sur le bonheur et l’influence ;
  • les lecteurs sur Android lisent 14% plus de BD tandis que les autres sont 15% plus nombreux à lire de la romance ;
  • les appareils privilégiés par les utilisateurs de chaque système d’exploitation sont respectivement le Samsung Galaxy et l’iPhone 5;
  • un utilisateur d’Android lit environ une page toutes les 20 secondes tandis qu’un utilisateur d’IOS en mettra 26 pour la même page.

En revanche, l’enquête fondée sur les données collectées auprès des utilisateurs n’abordent forcément pas le panier moyen de chaque population ou le nombre de lectures mensuelles. Une étude intéressante donc mais qui mériterait d’être complétée par de plus amples informations.

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« Ask the author » de Goodreads : une fonctionnalité pour rapprocher l’auteur de son lecteur

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Quel lecteur n’a jamais rêvé de pouvoir questionner son auteur favori à propos de ses livres ? Grâce à la fonctionnalité « Ask the author », développée par le réseau social GoodReads, le site américain racheté et géré par Amazon, c’est désormais possible. Voici un aperçu des possibilités qu’offre ce nouvel outil, lancé en même temps que la rubrique questions/réponses destinée aux internautes. Voyons comment les options récemment mises à la disposition des utilisateurs de la plateforme peuvent constituer de réelles opportunités pour les auteurs comme pour les lecteurs, pour rapprocher ces deux instances autrefois éloignées l’une de l’autre.

La communauté littéraire GoodReads, créée il y a quelques années déjà, constitue le réseau social de lecteurs anglophones qui compte actuellement le plus d’utilisateurs, chiffrés en dizaines de millions. Si la plateforme d’échange fait fureur aux Etats-Unis, il n’existe cependant pas encore d’équivalent en version française. Pour entrer dans cette vaste communauté de lecteurs, rien de plus simple. Il suffit de s’inscrire, notamment à partir de comptes Facebook, Twitter ou Google, et de créer un profil en ajoutant les genres et livres que vous appréciez.  À partir de ces informations, GoodReads met l’internaute en lien avec d’autres lecteurs dont les centres d’intérêts littéraires sont similaires aux siens et avec lesquels il peut partager ses coups de cœur, découvrir de nouveaux livres et émettre des recommandations de lecture.

Depuis le 21 mai 2014, le réseau social s’est enrichi de nouvelles fonctionnalités. GoodReads pense que la relation entre l’auteur et son lecteur doit être privilégiée. Les écrivains racontent des histoires et créent des mondes que les lecteurs appréhendent de manières différentes. C’est la raison pour laquelle le site a développé une option qui permet à ces lecteurs d’entrer en contact avec les auteurs et de leur poser des questions concernant leurs œuvres, idées et sources d’inspiration.

Pour le moment, la fonctionnalité « Ask the author » est accessible pour 54 auteurs de la plateforme mais elle devrait concerner, à long terme, la majorité des écrivains présents sur le site. Pour savoir si votre auteur favori fait partie de la liste, il suffit de vérifier que la fonction « Ask the author » est valide. Si ce n’est pas le cas, GoodReads invite les lecteurs à envoyer un message à l’écrivain de leurs choix, auxquels ils relaieront ensuite l’information. Concrètement, dès que l’un des 54 auteurs de la liste a répondu à la question d’un lecteur, ce dernier reçoit une notification et la réponse apparait automatiquement sur la page de profil de l’auteur concerné afin que d’autres utilisateurs puissent en profiter. La fonctionnalité permet aux écrivains de partager leurs réponses à de nombreux internautes, en évitant ainsi de répondre plusieurs fois aux mêmes questions.

L’autre fonctionnalité récemment développée par GoodReads est le « Reader Q&A » grâce auquel les lecteurs peuvent se questionner les uns les autres à propos de telle ou telle œuvre. Cette rubrique apparait désormais sur la page de chaque livre. Les utilisateurs peuvent « aimer » les réponses des autres lecteurs et les commentaires les plus appréciés figurent ensuite dans le top des meilleures réactions des internautes.

Grâce aux nouvelles fonctionnalités du réseau social GoodReads, on observe un rapprochement entre les auteurs et leurs lecteurs, autrefois limité aux séances de dédicaces en librairies ou bibliothèques. Les écrivains sont aujourd’hui beaucoup plus attentifs aux attentes de leurs lectorats et, par le biais de l’option « Ask the author », une véritable discussion peut être initiée entre les deux instances. Pour les auteurs, il est primordial de rester connectés avec leurs fans, de réagir à leurs interrogations et de les intégrer dans leurs processus de création. De telles fonctionnalités, présentes sur les communautés littéraires, constituent de véritables outils marketing personnalisés et susceptibles d’élargir les réseaux des lecteurs tant papier que numériques.

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