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En raison de la fête du travail, Lettres numériques ne paraitra pas le vendredi 1er mai prochain.

D’ici là, n’hésitez pas à nous communiquer vos réactions, questions, projets ou vos actualités numériques par email !

Bonne fête du travail à tous !

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Pour que le DRM ne soit plus un frein pour le lecteur numérique…

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À l’occasion de la journée internationale contre les DRM (Digital Rights Management) qui se tiendra le 6 mai prochain, Lettres Numériques en profite pour faire le point et revenir sur un débat qui agite le marché du livre numérique depuis quelques années déjà. Quels intérêts se dissimulent derrière les DRM et quelles sont les conséquences qui en découlent pour les lecteurs et les libraires indépendants ? Zoom spécial sur un système contraignant qui n’a apparemment pas encore fait ses preuves et dont la légitimité est de plus en plus remise en question ces derniers temps.

Pourquoi des DRM ? Un choix des distributeurs et éditeurs

Commençons par un bref rappel de ce qu’est un DRM. Il s’agit d’un verrou apposé aux fichiers numériques pour en restreindre l’utilisation et donc éviter leur propagation. Le DRM est à différencier du watermarking ou tatouage numérique qui consiste en l’ajout, à l’intérieur du fichier acheté, des coordonnées de l’utilisateur. Ce système n’implique aucune contrainte pour le lecteur, hormis le fait que, s’il se livre au piratage, il peut être identifié, étant donné la présence de ses coordonnées personnelles dans l’ebook. Le marquage numérique est donc avant tout dissuasif alors que le DRM contraint sévèrement l’utilisation du fichier acquis.

Les instigateurs de l’usage des DRM sont avant tout les distributeurs et grands libraires numériques comme Amazon ou Apple. Une solution harmonisée pour l’utilisateur ? On en est malheureusement bien loin puisque chacun des acteurs a choisi d’apposer son propre verrou numérique, complexifiant ainsi les démarches d’achat et la lecture d’ebooks. Les éditeurs participent également à cette complexification de la lecture numérique puisque la plupart des grandes structures ont choisi d’adopter la solution DRM d’Adobe, même sur les librairies qui n’imposent pas leurs propres verrous. Mais quelles sont les véritables raisons d’un tel choix ? Distributeurs et éditeurs invoquent une cause commune : le piratage et la préservation du droit d’auteur. Or il est de plus en plus certain que le DRM n’empêche pas ce fléau, étant donné la facilité avec laquelle il est possible de le casser pour celui qui s’y connait un tant soit peu. En réalité, le DRM aurait plutôt tendance à ralentir de manière générale les ventes d’ebooks.

Le point de vue des libraires indépendants et des lecteurs

Aujourd’hui, les lecteurs sont mécontents car leurs droits sont entravés. Ils ne sont plus les heureux propriétaires de livres mais plutôt les détenteurs de licences d’utilisation qui les contraignent et les emprisonnent dans des systèmes clos.  Prêter un ebook relève du défi, sans compter que certains lecteurs numériques peu avertis sont parfois tout simplement incapables d’ouvrir le fichier qu’ils viennent d’acheter. Face à ces multiples problèmes liés aux DRM, l’utilisateur perd patience, contacte le service après vente pour finalement  parfois renoncer à son achat et être remboursé.

Ce n’est pas pour plaire aux librairies indépendantes qui sont ainsi privées de certaines ventes numériques et doivent assurer un service après vente coûteux en termes de temps et d’argent. Face à un système complexe comme le DRM d’Adobe, les lecteurs ont tendance à opter pour des solutions toutes trouvées comme celles d’Amazon ou Apple, afin d’éviter les problèmes. Les DRM apparaissent donc comme un frein pour les libraires indépendants qui ne parviennent pas à se dresser contre les leaders mondiaux, lesquels proposent des systèmes clos et limités mais pourtant rassurants pour les lecteurs numériques.

Un débat au coeur du marché du livre numérique

Depuis quelques mois, le DRM, qui ne faisait déjà pas l’unanimité, est de plus en plus controversé et remis en question. Ainsi, depuis début 2015, plusieurs éléments sont venus entraver son développement. En janvier dernier, le nouveau contrat d’édition français contraignait l’éditeur à publier son ouvrage « dans un format numérique non-propriétaire ». Ensuite, c’est en février que le directeur du syndicat des éditeurs et des libraires allemands avait appelé les éditeurs allemands à abandonner les DRM. Enfin, lors du Salon du Livre de Paris qui s’est tenu en mars 2015, la maison d’édition 100% numérique Uppr annonçait le retrait des DRM de tous ses ebooks au profit du watermarking, une décision également prise par l’américain ComiXology pour simplifier la vie de ses lecteurs.

Le piratage ne serait-il pas en réalité un prétexte pour les éditeurs qui souhaitent défendre leur production papier ? De même, Adobe joue-t-il la carte de l’honnêteté en se présentant comme l’unique fournisseur de solution DRM au niveau mondial, sans oublier l’affaire d’espionnage de ses utilisateurs qui avait secoué le monde de l’édition numérique en octobre 2014 ?

La journée internationale contre les DRM, pour faire avancer le débat

Pour la 9e année consécutive, l’organisation « Defective by Design » appelle les lecteurs à manifester leur mécontentement pour faire tomber les DRM de tous les biens culturels numériques. Le 6 mai, tous pourront revendiquer leurs droits par la distribution de flyers à imprimer (ici) ou via les réseaux sociaux avec un hashtag unique #DayAgainstDRM. Selon l’organisation, le DRM ne doit plus être un frein pour le lecteur qui ne souhaite pas payer pour les potentiels utilisateurs malhonnêtes. Cette journée pourrait bien permettre d’avancer dans le débat et ainsi tendre vers une adoption plus large du numérique pour les lecteurs de tous horizons.

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Le livre-web : innovations avec « Radius » des éditions Walrus

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Il y a quelque temps, Lettres Numériques publiait un billet dans lequel je me permettais de pousser un petit coup de gueule sur la diversité des supports et formats numériques qui entravaient tout mouvement de lecture un peu spontané. Le jour même, je tombais sur ce billet publié par les éditions Walrus, dans lequel la maison d’édition numérique annonçait la mort du format .epub au profit de quelque chose de plus simple… Ce quelque chose, c’était le livre-web ou web-book.

Livre-web, qu’est ce que c’est ?

Comme son nom l’indique, le livre web est un livre qui ne se présente pas sous un format .epub, .mobi ou autre autre mais bien sous la forme d’un site internet. L’expérience de lecture s’approche de celle pratiquée lors de la lecture d’un article de presse diffusé sur le net. L’avantage, c’est que ce contenu texte, vidéo et son est accessible sur tous les appareils connectés, mais le lecteur doit justement être connecté pour y accéder (du moins dans un premier temps).

De ce côté de l’Altantique, le livre-web n’est pas une pratique extrêmement courante même si elle tend à se développer… on a d’ailleurs trouvé un exemple intéressant de livre-web scientifique qui sera diffusé très bientôt sur LeMonde.fr, il s’intitule La Tache de Darwin.

Radius, le premier livre-web de Walrus

Un autre exemple, plus atypique celui-là, a été mis sur pied par la maison d’édition numérique Walrus. En décembre dernier, Walrus lançait son premier livre-web appelé Radius. Présenté comme un livre-web autant que comme une expérience de lecture, ­­Radius est l’œuvre d’un scénariste et de 6 auteurs écrivant l’histoire de leur propre personnage sous la forme d’un journal de bord.

Structure, narration et points communs avec les jeux de rôle

Récit d’anticipation et web-livre, c’est pourtant dans sa structure narrative que Radius semble innover le plus. Sa méthode : le scénariste, Neil Jomunsi, trace les grandes lignes de l’histoire que les 6 auteurs du projet choisissent de suivre ou non. Il est le seul à connaître la fin de l’histoire et son rôle est de réussir à conduire ses auteurs et donc leur personnage jusque-là. La difficulté du scénariste réside principalement dans le fait qu’il ignore totalement les réactions et surprises que lui réservent les personnages.

Quand on découvre la structure narrative de Radius, on ne peut s’empêcher de la comparer à celle de certains jeux de rôle, qu’ils soient grandeur nature ou non. D’ailleurs, sur son blog personnel, Neil Jomunsi, le scénariste, se présente lui-même comme le « maître de jeu » du projet et confirme lors de notre interview cette interprétation de la structure :  » Oui, cela peut être tout à fait comparé à une sorte de jeu de rôle… littéraire. Les auteurs sont des joueurs, dont les personnages enquêtent sur une intrigue établie par un scénariste (moi en l’occurrence) — qui peut être comparé à un maître de jeu. L’esprit est là, en tout cas. »  Effectivement, les points communs avec les jeux de rôle sont divers : chaque auteur écrit le journal de bord de son propre personnage, ce qui ne l’empêche pas de relater des faits qui se sont produits en présence d’autres personnages ; néanmoins, chacun propose en tout ou en partie sa vision et interprétation de l’épisode vécu.

La temporalité pourrait également constituer un autre point commun entre les jeux de rôle et le web-livre. En effet, le projet s’étale sur un an, au terme duquel sera publié en version .epub la totalité de l’œuvre. D’après les explications recueillies auprès de Quentin Le Bussy, rôliste confirmé, certains jeux de rôle grandeur nature se structurent également comme tels : des petits épisodes se jouent pendant l’année (interlive), ensuite, lors d’un gros event, l’ensemble des personnages se retrouvent pour vivre leur histoire version grandeur nature et au terme de ces quatre jours, les organisateurs rédigent l’épilogue récapitulatif. Il semblerait également que l’année qui suit, des morceaux d’histoire se rejouent environ tous les deux mois.

Une chose est sûre, Radius est un livre à part, tant du point de vue de la forme que de sa construction… Néanmoins, quelques petites choses pourraient rebuter certains lecteurs, à commencer par le prix.

Prix et customisation de lecture

Pour accéder au récit, il faut se connecter au web et surtout acheter le livre. Le lecteur doit créer son compte, régler le montant de l’achat qui s’élève tout de même à 25 euros et organiser son profil. 25 euros pour un livre numérique, ça reste un prix et selon les commentaires des internautes, ce prix semble être une entrave assez importante d’un point de vue de la réception.

Pour ce qui est de l’accès, vous pouvez choisir de lire le livre dans sa totalité ou les aventures des personnages qui vous intéressent. Le site mémorisera vos choix ainsi que l’endroit où vous vous étiez arrêté lors de votre dernière lecture. Au terme de l’expérience, les fichiers ebook (.epub/.mobi) et .pdf,  seront envoyés par mail afin que le lecteur puisse relire Radius en mode hors-ligne et l’archiver. « Rien ne vous empêche en attendant de sauvegarder les pages web par vos propres moyens : ce livre vous appartient, puisque vous en avez fait l’achat », précise également le site internet.

D’après Neil Jomnusi, le scénariste, ceux qui ont acheté le livre lisent presque toutes les contributions : « Les parties gratuites sont plus lues que les parties payantes, oui, mais c’est normal dans la mesure où les gens qui veulent se faire une idée du contenu commencent d’abord par les parties gratuites. Notre vraie victoire, c’est que ceux qui ont acheté leur accès à Radius lisent presque toutes les contributions, ce qui veut dire que l’histoire leur plait et qu’ils y sont fidèles. Les personnages fonctionnent à peu près tous de la même manière, et je pense que cela tient à ce que leurs différents chemins narratifs se croisent en permanence : du coup, les lecteurs veulent connaître l’histoire aussi du point de vue des autres. »

Livre-web et contraintes technologiques

Les concepteurs du projet, qui avaient déjà évoqué les contraintes techniques des supports numériques, ont décidé de simplifier les choses en proposant un livre-web. D’après Walrus, avec le web-livre, finis les incompatibilités de formats et autres… tout le livre se trouve sur le web.

Effectivement, on pourrait considérer cette pratique comme une simplification mais il faut garder à l’esprit que le lecteur doit être connecté… avec les contraintes que cela entraine (problème de réseau, connexion à l’étranger, lieux sans wi-fi… ).

De plus, alors qu’on pourrait penser que Radius joue avec les codes du livre-web pour nous proposer du contenu enrichi, Radius se veut être plus proche du livre que du web… On n’y retrouvera donc aucune animation ni innovation, seulement du texte et quelques photos…

En conclusion, l’idée est bonne mais sûrement encore améliorable. Cependant,  d’un point de vue du fond, les amateurs de récits d’anticipation et de super pouvoirs ont des chances d’apprécier l’ambiance Heroes/Lost avec une pointe de Game of Thrones dans la structure narrative, une pincée de Marvel et de Tesseract dans l’intrigue et un soupçon de culture populaire française (un des chapitres s’intitule quand même : « Il ne peut plus rien nous arriver d’affreux maintenant… »).

Bon j’y retourne… je veux savoir comment se termine ce mariage à Las Vegas…

Le pitch : quelques jours après les effroyables attentats du 11 septembre 2001, une mystérieuse boîte est envoyée à des destinataires éparpillés dans le monde entier et sans relation apparente. En l’ouvrant, ces derniers découvrent qu’ils sont désormais nantis d’un puissant pouvoir : le Radius. Ils peuvent ainsi tordre la réalité à leur convenance, dans un périmètre défini. Mais il y a autre chose dans la boîte : une liste, sur laquelle sont écrits les noms de tous les possesseurs du pouvoir… En dépit de leurs recherches, il leur est impossible de mettre la main sur le dernier possesseur : c’est comme s’il n’avait jamais existé.

Treize années s’écoulent. Mais alors que les tordeurs de réalité sont enfin parvenus à maîtriser leur pouvoir, d’étranges phénomènes naturels commencent à semer la panique sur la planète. Et si le dernier destinataire s’était finalement réveillé ?

V. D’Anna

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Portrait d’une lectrice chinoise : « Je lis beaucoup plus depuis que je suis passée au numérique »

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Cette semaine, l’équipe de Lettres Numériques est partie à la rencontre d’une étudiante chinoise dans le cadre de sa rubrique Portraits de lecteurs. Découvrez avec nous certaines habitudes et tendances en matière de numérique dans l’un des plus grands pays au monde.

Stéphanie est étudiante à l’université CUEB de Pékin et apprend la langue de Molière afin de découvrir la France cet été. Passionnée de lecture, elle choisit la plupart du temps de lire ses livres en ligne ou de les télécharger sur son téléphone portable.

Quand et comment avez-vous découvert la lecture numérique ? Avez-vous vu beaucoup de publicités ou lu des articles sur le sujet ?

J’ai eu beaucoup de temps pour moi depuis que j’ai décroché mon diplôme l’été dernier. J’adore lire mais je n’ai souvent pas le courage d’aller acheter des livres papier et je me suis donc tournée vers les versions numériques. Je n’ai pas vu beaucoup de publicité sur le sujet, ce sont mes amis qui m’ont conseillé d’essayer.

Quel support possédez-vous ? Pourquoi celui-là et pas un autre ?

J’ai téléchargé une application qui s’appelle « Shu xiang yun ji » en chinois et sur laquelle se trouvent beaucoup de livres dans des genres très variés et qui est très facile à utiliser. Le design de l’application est très beau et il y a une fonction pour lire dans le noir qui ne fatigue pas les yeux.

Quels aspects de la lecture numérique vous importent le plus ? Avez-vous commencé à lire en numérique pour une raison bien particulière ?

La lecture numérique permet de découvrir beaucoup de livres très rapidement. C’est tellement compliqué de choisir un livre dans une librairie… Via mon application, si je télécharge un livre qui ne me plaît pas, je peux le supprimer de ma sélection sans perdre d’argent.

Quels sont pour vous les plus grands avantages de la lecture numérique ?

C’est bon marché et ça me permet de choisir plus facilement des livres. Je lis également beaucoup plus depuis que je suis passée au numérique.

Quels sont en revanche les plus grands inconvénients ?

Il y a évidemment des inconvénients. Tout d’abord, je lis généralement le soir dans mon lit et si je lis trop longtemps, la luminosité me fait mal aux yeux. Ensuite, il m’arrive d’oublier ce que j’ai déjà lu et il est difficile de surligner des phrases. Enfin, comme les ebooks se trouvent sur mon téléphone portable, j’ai vite tendance à passer d’une application à l’autre et je ne reste pas toujours concentrée sur ce que je lis.

La lecture numérique a-t-elle changé vos habitudes ? Lisez-vous encore en papier ? Si oui, quelle différence marquez-vous entre les deux supports ?

Je lis encore parfois des livres papier car la sensation de tourner les pages est pour moi incroyable, mais c’est le seul avantage que j’y vois face au numérique.

Avez-vous remarqué un intérêt grandissant pour la lecture numérique autour de vous ?

Oui, mes amis sont de plus en plus nombreux à choisir cette option et l’apprécient beaucoup.

Propos recueillis et traduits de l’anglais par Mélissa Haquenne

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Les rendez-vous du PILEn au mois de mai

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Voici les rendez-vous du PILEn à ne pas manquer durant le mois de mai !

  • Le 5 mai, de 13h30 à 17h, le PILEn organise un atelier-débat à la Maison des Auteurs (Rue du Prince Royal, 87, 1050 Bruxelles) assuré par Louis Wiart, doctorant à l’Université Paris XIII, intitulé « Introduction à la lecture sociale« . Cette formation d’une demi-journée intervient en complément des formations précédemment dispensées par Louis Wiart sur les réseaux socionumériques de lecteurs ainsi qu’avec la rencontre du 20 mars dernier avec l’Américain Bob Stein. L’atelier est ouvert à tous les professionnels intéressés par le sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous à cette adresse.
  • Le 11 mai, de 9h30 à 13h, la Maison des Auteurs vous accueille pour une nouvelle formation dédiée aux libraires qui souhaitent vendre du numérique, que ce soit dans le cadre de Librel ou non. Vous pourrez également assister à cette formation le 8 juin, de 13h30 à 17h, toujours à la Maison des Auteurs. Retrouvez toutes les informations à propos de ces deux demi-journées ici et .
  • Le 28 mai, de 9h à 16h30, c’est à la Plaine Images/ Imaginarium de Tourcoing que se dérouleront les troisièmes Rencontres de l’Édition numérique avec pour thème « Le livre papier au cœur du numérique ». Tables rondes, ateliers et exposition rythmeront cette journée modérée par Nathalie Paquet, gérante d’Urban Expé et cofondatrice d’Imprudence. Tous les détails de cette rencontre sur le site du PILEn.

Pour s’inscrire ou demander un renseignement, veuillez prendre contact avec Célyne van Corven, formations@futursdulivre.be, +32 2 551 03 20.

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29e édition du Salon du Livre et de la Presse de Genève

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Du 29 avril au 3 mai prochains, le Salon du Livre et de la Presse de Genève ouvre ses portes à Palexpo pour une 29e édition au cours de laquelle auront lieu les premières Assises de l’édition francophone.

Les mercredi 29 et jeudi 30 avril, venez assister aux tables rondes, face à face et conférences qui se succéderont dans le cadre des Assises dédiées pour la première fois aux questions liées à la francophonie, que ce soit en termes de distribution et diffusion qu’au niveau du développement du numérique. Auteurs, libraires, éditeurs, diffuseurs et responsables politiques participeront à ces différentes rencontres, parmi lesquelles une table ronde intitulée « Le numérique au service de l’édition francophone ».

Cette table ronde qui se tiendra le 30 avril de 13h30 à 15h30 réunira des acteurs d’horizons différents comme Christian Gallimard, fondateur et directeur des Editions Calligram, Vincent Montagne, président du Syndicat national de l’édition et directeur général de Média participations, Jean Pettigrew, auteur et directeur éditorial des Editions Alire, Juan Pirlot de Corbion, directeur général de YouScribe et Jean Richard, directeur des Editions d’En Bas et des Editions Réalités Sociales.

La participation aux Assises est gratuite mais l’inscription obligatoire. Pour introduire une demande d’inscription, il vous faut remplir le formulaire à cette adresse.

Retrouvez le programme complet des Assises ici.

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Edito

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À l’occasion des vacances de Pâques, Lettres Numériques s’accorde une pause et vous fixe rendez-vous le 24 avril prochain pour une nouvelle newsletter.

En attendant, n’hésitez pas à nous envoyer vos questions, commentaires et à nous partager vos projets numériques via notre adresse email et sur les pages Facebook et Twitter.

Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de Pâques,

L’équipe de Lettres Numériques

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Assises du livre numérique 2015 : le livre pratique a encore du chemin à parcourir

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À l’occasion des Assises qui se sont déroulées au Salon du Livre de Paris, plusieurs acteurs de l’édition et du livre numérique ont pris part à une table ronde autour du sujet « Ebook, applications, Web : ce que nous apprend le livre pratique ». Étant donné que le livre pratique se situe en 3e position du type de lecture préféré des Français (voir baromètre SOFIA/SNE/SGDL), il s’agissait d’une rencontre intéressante pour comprendre les tenants et aboutissants de ce type de projets.

Autour de la table, cinq intervenants : Nathalie Bloch-Pujo, membre du Conseil national du Numérique et directrice de Hachette Tourisme (qui comprend notamment les publications du célèbre guide Le Routard), Christelle Derda, directrice numérique au sein d’Édi8, Anne de Lilliac, responsable du développement numérique chez Fleurus, Nicolas Francannet, cofondateur de Storylab et fondateur d’Iggybook, et enfin Christophe Duhamel, cofondateur et directeur du site Marmiton.

Le site internet semble l’emporter sur l’ebook et l’application chez Le Routard

Face à ces trois possibilités majeures, le site internet semble offrir une bonne complémentarité au livre papier. C’est notamment le cas pour Le Routard, qui comptabilise environ 2,5 millions de visiteurs par mois. L’ebook n’atteint pas encore ces résultats car, selon Nathalie Bloch-Pujo, il ne répond actuellement pas aux demandes du lecteur et son usage reste donc faible. De plus, des flash codes ont été ajoutés dans les livres et permettent de retrouver plus de photos sur la destination.

Dans le cas de Marmiton, l’inverse est également vrai puisque, comme le rappelle Christophe Duhamel, l’entreprise a fait le chemin inverse en partant du site internet pour se diriger ensuite vers le papier et leurs ventes ont dépassé toutes les espérances. Aujourd’hui, celles-ci permettent à l’entreprise de stabiliser ses revenus.

L’ebook ne convainc par contre pas encore, notamment parce que les revendeurs ne prennent pas encore tous en compte les nouvelles normes de l’epub3 et que l’epub2 reflow demande une révision totale de la maquette d’origine.

L’application, beaucoup d’investissements pour peu de résultats ?

C’est en tout cas ce qui ressort de cette discussion. « Les maisons d’édition spécialisées dans le livre pratique se sont d’abord tournées vers l’application. Malheureusement, elles ont vite constaté que celle-ci implique des coûts très lourds et que les compétences techniques ne sont pas présentes dans les maisons traditionnelles. Ce n’est pas tout puisqu’une fois l’application lancée, il faut également investir au niveau marketing afin d’optimiser sa visibilité », déclare Christelle Derda. Nathalie Bloch-Pujo la rejoint sur ce point en expliquant qu’avec une telle offre en applications, il est difficile de mettre la sienne en valeur.

En plus de cet investissement, il semblerait également que les lecteurs soient peu enclins à payer pour ce genre d’application. « L’ensemble de nos utilisateurs trouvent la qualité formidable, pourtant on n’a pas d’achat. Il est très difficile de faire du marketing sur des stores sachant que toutes les applications se retrouvent au même plan », ajoute Nathalie Bloch-Pujo.

Différents supports pour différents contenus ?

À cette question, la réponse est mitigée. Du côté de Marmiton, on entend offrir le même contenu pour la version papier et pour le numérique. « Ce qui pousse les gens à se tourner vers du contenu papier alors qu’ils peuvent le trouver gratuitement sur internet, c’est qu’ils achètent avant tout une expérience », explique Christophe Duhamel. Même chose pour Le Routard, chez qui l’application et le livre contiennent exactement les mêmes informations.

Du côté de Storylab, c’est l’avis inverse. Selon Nicolas Francannet, il faut proposer un contenu différent selon le support afin de convaincre les lecteurs de la pertinence de la démarche. Tous s’accordent en revanche sur le fait qu’il est important de proposer des solutions flexibles et ouvertes afin que le lecteur navigue entre le papier et le numérique sans même s’en rendre compte.

L’on peut donc retenir que, si le livre pratique occupe une place primordiale dans le choix des lecteurs, les éditeurs n’ont pas encore trouvé l’équation parfaite entre papier et numérique, tant au niveau du choix de support (internet, ebook, application) qu’au niveau de la rentabilité (trop d’investissement en temps et argent pour trop peu de revenus).

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Les offres d’abonnement en illimité : vraiment illégales ?

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Les offres d’abonnement pour le livre numérique constituent une réalité en plein essor. En témoigne l’émergence de modèles comme Youboox, YouScribe, Izneo ou encore Kindle Unlimited. Mais qu’en est-il de la légalité de ces offres, à première vue alléchantes pour le lecteur ? Quel rôle l’éditeur a-t-il encore à jouer dans ces modèles qui proposent un accès illimité à des milliers de livres pour un prix fixe par mois ? Suite à la parution de l’avis de Laurence Engel, médiatrice du livre en France, en février dernier, Lettres Numériques a souhaité donner la parole à deux des principaux concernés par cet avis, à savoir Youboox et YouScribe.

Des offres incompatibles avec la loi du prix unique du livre de 2011

En décembre 2014, Kindle Unlimited débarquait en France, suscitant ainsi de nombreuses réactions et une effervescence non dissimulée dans le monde du livre. L’offre d’abonnement est-elle compatible avec la loi du prix unique du livre de 2011 ? Fleur Pellerin, ministre de la culture, se penche alors sur la question et saisit Laurence Engel, médiatrice du livre, le 24 décembre 2014, dans le but d’approfondir le sujet. Un avis est remis à la ministre aux alentours du 20 février 2015 dans lequel on peut y lire que les abonnements de lecture illimitée devront être modifiés car ils ne cadrent effectivement pas avec la loi du prix unique de 2011.

L’avis, tel qu’il a été relayé dans la presse, suscite une nouvelle vague de réactions. Pourtant, dans son rapport, Laurence Engel ne condamne pas les offres d’abonnement. Hélène Merillon, co-fondatrice de Youboox, explique : « Dans son avis, la médiatrice du livre a bel et bien réaffirmé la légalité de ces offres. » Juan Pirlot de Corbion, CEO de YouScribe, va également dans ce sens : « Il s’agit d’un rapport très fouillé et nuancé qui exprime en fait la réalité des offres d’abonnement en numérique, pas uniquement pour le livre. »

La mise en place d’une phase ouverte de réflexion avec les éditeurs

Ce n’est donc pas le modèle d’abonnement en lui-même qui pose problème mais plutôt sa compatibilité avec la loi du prix unique du livre de 2011. « Nous parlons bien ici de la loi de 2011, qui est une transposition de celle de 1981 aux spécificités du livre numérique » souligne le fondateur de YouScribe. Il ajoute : « À vrai dire, certains aspects de l’offre de livres numériques n’avaient pas été envisagés en 2011. » Pour que les offres de lecture en illimité subsistent, elles doivent se conformer à cette loi du prix unique, laquelle mentionne le fait que l’éditeur reste seul maître à bord pour fixer le prix de ses livres.

Des acteurs comme Youboox et YouScribe approuvent cette loi et sont actuellement en train de réfléchir à des modalités pour que les éditeurs puissent fixer un prix pour leurs titres. Cependant, dans le cas de l’abonnement, la question est plus complexe à résoudre et nécessite un temps d’adaptation. « Pour une offre d’abonnement mono-éditeur, c’est assez simple car c’est alors l’éditeur qui fixe le prix de l’abonnement. Cela se complique lorsque plusieurs éditeurs sont concernés par une même offre. Il faut dès lors mettre en place un processus auquel nous travaillons actuellement avec le ministère de la culture » explique Hélène Mérillon. Youscribe se situe également dans cette phase de réflexion ouverte : « Une série de rendez-vous avec la médiatrice sont prévus durant lesquels elle recevra les propositions des différents acteurs concernés par l’avis. Elle tranchera ensuite quant à la légalité de ces propositions. »

Les premières pistes proposées

Plusieurs pistes ont déjà été proposées par la médiatrice telles que l’achat des droits aux éditeurs pour la diffusion de leurs œuvres en streaming ou encore la structuration de l’offre par bouquets, afin que l’éditeur puisse fixer le prix de son propre catalogue au sein de l’offre d’abonnement. Hélène Mérillon et Juan Pirlot de Corbion affirment que les choses vont bouger très rapidement. Tous deux se disent satisfaits de la parution de cet avis car il permet une mise en cohérence des offres d’abonnement par rapport au marché du livre. « C’est l’occasion d’avoir un cadre clair et lisible pour tous. Je dirais que nous arrivons dans une phase industrielle après deux ans de test. Le fait que le ministère de la culture prenne part à la réflexion est également positif » observe Hélène Mérillon.

Un avis constructif qui permet de redéfinir les offres d’abonnement

Juan Pirlot de Corbion précise : « L’illimité est un terme générique du numérique qui fait référence à la liberté et au possible. Nous avons observé une certaine crainte de l’illimité alors que cela signifie avant tout l’accès sur tous les écrans et partout. L’avis a permis de mettre en lumière cette crainte des éditeurs liée à un besoin de meilleure compréhension du modèle de répartition des revenus entre les différents acteurs. On se rapproche ici du principe de la bibliothèque selon lequel une licence est achetée à l’éditeur en fonction de conditions d’exploitation précises. » Pour YouScribe, l’avis permet de prendre conscience du fait que, « dans la filière du livre, il y a des lecteurs qui achètent et d’autres qui empruntent. Il s’agit de répondre à des besoins différents sans pour autant que l’emprunt ne mange la vente. »

Le rapport de Laurence Engel, qui apparaissait à première vue comme un coup dur pour les acteurs concernés, se révèle en réalité plutôt bénéfique, pour Youboox et YouScribe en tout cas. « Nous avons l’opportunité de développer ces offres innovantes et de rendre possible leur développement » explique Hélène Mérillon. Juan Pirlot de Corbion conclut : « Nous avons observé une bascule des usages numériques, comme en témoigne le sondage réalisé récemment avec YouScribe. Aujourd’hui, nous nous trouvons dans une phase de recherche de médiation entre différents acteurs, en phase d’être rapprochés autour d’une décision consensuelle. »

Retrouvez ici l’avis complet de la médiatrice du livre, relayé par YouScribe.

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L’université pour tous?

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Les nouvelles technologies changent aussi l’enseignement universitaire, avec l’irruption des «Massive Open Online Courses».

On dit qu’ils vont changer l’université. On dit qu’ils vont changer la formation au long cours. On dit qu’ils vont apporter l’enseignement jusque dans les recoins les plus reculés du globe. On dit qu’ils vont questionner professeurs comme étudiants sur leur façon de travailler. «Ils»? «Ils», ce sont les «MOOCs» ou massive open online courses, cours de niveau universitaire en ligne accessibles à tous, a priori gratuitement. Les universités les plus réputées d’Outre-Atlantique mettent leurs cours à disposition du monde entier via des plateformes de MOOCs. Des universités plus proches de nous également : l’Université catholique de Louvain, sous l’impulsion de son recteur Vincent Blondel, est également de la partie. Elle a rejoint courant 2013 le consortium edX, inité par Harvard et le MIT aux États-Unis.

Françoise Docq, de l’Institut de Pédagogie Multimédias de Louvain-la-Neuve (IPM), coordonne le projet Louvain moocXperience : « à l’IPM, nous avons pour vocation d’exploiter toutes les nouvelles technologies afin d’améliorer in fine la qualité de l’enseignement universitaire. À une époque, nous avons ainsi pas mal travaillé les podcasts. Aujourd’hui, nous nous investissons beaucoup dans ces MOOCS.» Résultat, une quinzaine de ces cours nouvelle génération sont en activité ou sur le point de sortir des cartons. Ils vont de la finance à la psychologie en passant par le marketing et l’anthropologie. Ce sont les professeurs qui, en répondant à un appel à projets, choisissent de retravailler leur cours afin de l’inclure dans cette offre. Ceux qui suivent ces MOOCs ? «Il y a des personnes extérieures à l’université : le profil type serait un universitaire de 35 ans, avide d’élargir sa culture générale ou de continuer à se former. Il y a aussi beaucoup d’étudiants, en complément du cours magistral et selon les consignes du professeur.» Exit syllabi et compagnie pour ces étudiants ? Non : ils reçoivent toujours un syllabus au format pdf, qu’ils préfèrent souvent imprimer. Toutefois, le MOOC se déroule bel et bien à l’écran, sous forme de brèves vidéos en séquences de cinq à huit minutes, de questionnaires et de forums où l’interaction se construit.

Cette organisation du cours toute autre se prépare, et solidement : «le professeur ne pense plus à ce qu’il va dire. Il pense à ce qu’il va amener l’étudiant à faire.» L’effort en classe et en-dehors de la classe se répartit différemment. Il se distribue plus équitablement au fil de l’année aussi : «les étudiants s’investissent dans ces cours dès le début de l’année académique. C’est autant de temps et de compréhension mis de côté en vue du blocus.» Ça, c’est côté apprentissage. Côté enseignement, le professeur se trouve face à un défi de concision et de clarté : l’information doit être exprimée par séquences de quelques minutes, dans un langage accessible à un public vaste et potentiellement multiculturel. Les supports visuels – schémas, infographies, graphiques – deviennent des vecteurs d’information essentiels.

Voilà de quoi bousculer les rythmes consacrés de la vie étudiante. Cela plaît : «nous avons eu des retours enthousiastes, des étudiants comme des professeurs. Mais ils sont unanimes à reconnaître que les MOOCs, c’est beaucoup (plus) de travail ! »  Lors des travaux pratiques, les professeurs remarquent que leurs étudiants sont souvent plus efficaces et qu’au cours, ils posent des questions pertinentes et informées. Tous ces retours des utilisateurs – apprenants permettent aux professeurs d’adapter leur méthode d’enseignement. Aussi, pas mal de données et de statistiques peuvent être collectées sur le support de MOOCs : comme dans un livre numérique, on peut savoir combien ont achoppé sur quel passage, y sont revenus, s’y sont arrêtés… À condition d’analyser les statistiques, il y a là une foule de renseignements utiles!

Sans doute sommes-nous loin de soupçonner tous les changements que les technologies numériques apportent à la formation universitaire et continuée…

Source photo: Stanford Summer College Academy

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